Les mangas qui parlent de manga

La sortie très attendue (par moi en tout cas) de Hitman cette semaine m’a donné envie de proposer un petit article qui trottait dans ma tête depuis déjà un moment. Comme son titre l’indique, il porte sur les mangas qui parlent du monde du manga. Car je trouve très intéressant de mettre en abyme ce médium au sein de mangas. Et force est de constater que la production sur ce sujet est pléthorique, de séries reconnues comme Bakuman qui s’éloignent peu voire pas du tout de cet univers, à des titres mettant en scène des mangakas sans forcément approfondir la question, le monde du manga, ses métiers et modes de production, sont souvent mis en scène et évoqués dans des séries plus ou moins populaires. Hitman est le petit nouveau en France sur le sujet, susceptible de toucher un large public étant le fruit du travail d’un auteur reconnu, chez Pika, un des gros éditeurs français, et prépublié dans le Weekly Shonen Magazine. L’occasion était donc trop belle pour ne pas enfin réfléchir sur la question à l’occasion de l’arrivée de la nouvelle série de Kouji Seo (dont vous pouvez par ailleurs lire tout le bien que j’ai pensé de son premier tome ici).

Des histoires qui ne peuvent que parler aux passionnés ?

Un cinéaste (peut-être Godard, mais sans certitude), a dit un jour que tous les films parlent un peu de cinéma d’une façon ou d’une autre, ce avec quoi je suis totalement d’accord. Les films laissent toujours une trace de la façon dont ils ont été fait dans le produit fini tel qu’on le voit, et porte une vision de cinéaste qui reflète comment ce dernier voit son art. De la même façon, je pense qu’on peut dire que tout manga parle un peu de manga. Il est le témoin d’un mode de production spécifique, qui influe sur la nature et l’évolution du manga, et est également le reflet d’une vision d’artiste sur ce qu’est le manga, son potentiel et sa richesse.

Bakuman3Mais c’est évidemment d’autant plus vrai quand un/des auteur/s fait un manga qui se déroule dans le monde du manga. Que ce soit comme Bakuman ou maintenant Hitman une série qui se passe dans le cadre d’un magazine de prépublication de manga (du point de vue des mangakas pour Bakuman, et des éditeurs pour Hitman) ou un titre dont un ou plusieurs personnages sont des mangakas (les exemples sont légion, entre RiN, KakusiGoto, Family Compo…), ils nous proposent une certaine vision de ce qu’est ce métier et ses différents acteurs.

Ils nous permettent de ce fait de saisir de façon ludique (ou tout du moins par le biais d’un storytelling en principe agréable) les enjeux autour de la publication d’un manga, et la réalité que celle-ci recouvre. Même dans le cas de titres qui proposent une forte dose de dramatisation des événements afin de rendre le récit haletant, on peut retrouver une forme d’authenticité, voire d’approche « documentaire » sur le milieu et son fonctionnement.

Ryunosuke KenzakiEn ça, je pense que ces récits proposent une vraie valeur ajoutée pour les fans de mangas. Car je ne peux pas m’imaginer qu’on puisse se passionner pour un médium en particulier et ne pas vouloir apprendre comment il fonctionne. De ce fait, certaines séries comme Bakuman, et certainement Hitman désormais, proposent en plus du plaisir pur de la lecture, un plaisir supplémentaire dans le fait de découvrir l’envers du décor d’un milieu si particulier, avec ces points positifs comme négatifs (notamment l’exigence de rendement phénoménale et la pression énorme mise sur le dos des auteurs, voir cet article).

Des histoires personnelles pour leurs auteurs ?

Un autre aspect important concernant ce type de manga, est qu’ils ont un aspect plus « personnel » dans ce qu’ils racontent, puisqu’ils dépeignent le quotidien des mangakas. Que ce soit leurs doutes, la pression du métier, ou comment ils en sont venus à exercer ce métier. Que ce soit dans les séries à vocation partiellement ou totalement La bièreautobiographiques (Trait pour trait ou Un Zoo en Hiver par exemple), ou dans les fictions pures, on peut y trouver une importance plus ou moins accordée au vécu des artistes.

Bakuman est encore et toujours un excellent exemple, car si la série n’a pas vocation à être autobiographique, il est malgré tout évident que le duo principal Muto Ashirogi est l’alter égo du duo Ohba/Obata. Cela se ressent dans la vision du manga des deux personnages et dans le genre de titres qu’ils publient, souhaitant écrire des shonen mainstream mais avec un côté « alternatif » par rapport à ce qui se fait dans le Shonen Jump. Évidemment, leur style et le genre d’histoires qu’ils écrivent évoque un peu le cas Death Note qui a apporté à Ohba/Obata la célébrité en duo (Obata avait déjà une belle carrière de dessinateur derrière lui cependant).

De la même façon, le fait d’intégrer un personnage de mangaka dans une histoire qui n’est pas centrée sur ce médium permet aux auteurs de se créer des alter égos fictionnels et de mettre en avant la réalité de leur métier. Cela semble notamment évident avec Family Compo où le père de famille, Sora Wakanae, est mangaka et semble un reflet d’Hojo, lui permettant d’ouvrir son cœur sur sa vision de son métier. C’est d’autant plus évident que Tsukasa Hojo est également un mari et un père de famille, qui a du jongler entre son métier très exigeant et sa vie familiale, une thématique au cœur de la série, quand bien même Sora reste un personnage secondaire.

Zoo en hiverEt tout cet aspect personnel, parfois autobiographique, contribue à la force émotionnelle de ces titres pour moi. Trait pour trait et Un Zoo en hiver sont deux excellents exemples à mes yeux car on sent qu’il s’agit de deux titres importants pour leurs auteurs, qu’ils ont énormément chargé d’un point de vue personnel et émotionnel. On y ressent une forme de tendresse vis-à-vis des artistes en devenir qu’ils étaient, et une pointe de nostalgie qui ne peut que toucher.

Quelques titres à lire

J’ai déjà évoqué un certain nombre de titres, mais ici je vais en profiter pour parler de plusieurs en particulier que je recommande, en un petit paragraphe pour que ça ne soit pas trop lourd pour vous.

BakumanBakuman, de Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
Série terminée en 20 tomes

Je ne pouvais pas ne pas le citer, puisque c’est sans doute le titre le plus important du genre. J’ai déjà écrit plusieurs articles dédiés à ce titre, et je devrais me remettre un peu dedans car c’est une série très riche, qui aborde énormément de thématique sur le monde du manga. Et en plus c’est fun et haletant, un chef d’oeuvre à mes yeux que je continuerai de recommander énergiquement !


Rin

RiN, de Harold Sakuichi
Série terminée au Japon en 14 tomes (10 tomes disponibles en France)

J’ai écrit un article « Premier contact » sur la série où j’expliquais tout le bien que j’en pensais. On a droit à un aperçu du monde du manga grâce au personnage principal qui souhaite devenir mangaka. On voit un peu les coulisses de cet univers, les éditeurs, les remises de prix. Mais on est surtout dans un récit matiné de fantastique qui dépasse le cadre du simple titre sur le monde du manga. Une histoire passionnante dont on aura la conclusion en 2021 en France.


Un Zoo en hiverUn Zoo en hiver, de Jirô Taniguchi
One Shot

À mes yeux, il s’agit d’un Taniguchi majeur alors que j’ai l’impression qu’on en parle finalement assez peu dans la carrière de l’auteur. Si le titre n’est pas 100% autobiographique, il n’en reste pas moins énormément inspiré de la vie de l’auteur, qui a quitté sa petite ville de Tottori pour se faire un nom à Tokyo. On voit comment un jeune mangaka en devenir suit des études d’art afin d’affiner sa technique. Un titre totalement dans l’esprit de Taniguchi, qui en plus traite du monde du manga avec la sensibilité propre à l’auteur. Un indispensable dont il faut que je parle plus longuement un jour ou l’autre !


Trait pour trait

Trait pour trait, de Akiko Higashimura
Série terminée en 5 tomes au Japon, 1 tome disponible en France.

Une nouvelle série en France puisque son premier tome a débarqué chez nous le mois dernier. Contrairement à Un Zoo en hiver, il s’agit d’une série totalement autobiographique, où la mangaka se met en scène. C’est d’ailleurs une des principales qualités du titre puisqu’elle prend beaucoup de recul sur ce qu’elle était quand elle était ado, ce qui contribue énormément à la tonalité humoristique du titre.
De même, la relation au pair, incarné ici par son professeur de dessin, aborde également avec beaucoup d’humour ce personnage haut en couleurs. Mais on sent beaucoup de nostalgie et une forte tonalité émotionnelle par rapport à ce personnage et ce qu’il a pu apporter à la mangaka alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente. En ça, le premier tome est d’ores et déjà une réussite (vous pouvez voir mon avis ici), et je suivrai avec plaisir toute la série !


KakushiGotoKakushiGoto, de Kouji Kumeta
Série terminée en 12 tomes au Japon, 4 tomes parus en France.

Cette série est centrée sur un auteur de manga un peu olé olé, qui souhaite cacher à sa fille son métier. De ce fait, le traitement de la thématique du métier de mangaka et de l’image que cela renvoie, en particulier lorsque l’on dessine un genre très spécifique de manga, est au cœur du titre.
Et évidemment, le fait que le lien entre un père mangaka et sa fille contribue à la tonalité émotionnelle du récit.
J’ai écrit un article plus dense sur le premier tome (visible ici), assez tôt dans la vie du blog donc j’espère qu’il n’est pas trop mal écrit…


Errance Asano

Errance, de Inio Asano
One Shot

J’avais écrit un article qui me semble relativement complet sur le titre (lien ici), où je propose mon interprétation sur ce que raconte le titre. Pour résumer, j’ai le sentiment qu’Asano propose une mise à distance de la figure de l’artiste en expliquant, à travers le portrait d’un mangaka qui est purement et simplement une énorme merde humaine, qu’il ne faut pas déifier les créateurs, qui sont des gens comme les autres, avec tout ce que ça comporte de négatif. Ainsi, il montre qu’on peut créer des œuvres puissantes et émouvantes sans être quelqu’un de bien pour autant, et semble inviter les lecteurs à ne pas trop idéaliser les mangakas. Un discours que je trouve pour ma part passionnant, et que je partage totalement.


HitmanHitman, de Kouji Seo
En cours au Japon avec 10 tomes, 1 tome paru en France.

On termine fort logiquement avec le titre qui m’a donné envie d’écrire cet article, même si je l’avais en tête depuis quelques temps. Hitman, que je me refuse à qualifier de « nouveau Bakuman« , partage quand même un certain nombre de choses avec le chef d’oeuvre d’Ohba/Obata. Les deux se déroulent dans les coulisse d’un prestigieux magazine de prépublication de Shonen, celui-là même qui les publie (le Shonen Jump pour Bakuman, le Shonen Magazine pour Hitman), les deux séries sont longues (20 tomes pour Bakuman, déjà 10 pour Hitman qui pourrait éventuellement dépasser la tomaison du premier), et dans les deux cas, on est dans quelque chose de très authentique mais sans oublier l’aspect ludique et fun, avec possiblement une construction narrative similaire (ce sera à juger sur la durée). De ce fait, j’ai énormément d’espoir concernant Hitman et le développement à venir de la série. Je vous laisse avec mon article sur le premier tome qui explique plus en détails en quoi le titre a un potentiel certain !


Cet article étant terminé, je serai très intéressé par savoir ce que vous pensez des mangas qui mettent en avant le monde du manga. Est-ce qu’il s’agit d’un argument en faveur des titres pour vous ? Est-ce que vous en lisez ? Y a-t-il d’autres titres dans le genre qui vous viennent en tête que je n’ai pas abordé ici ?
Toutes ces choses m’intéressent beaucoup et je vous serai très reconnaissant si vous souhaitez partager tout ça avec moi !

38 commentaires

  1. Errance est très intéressant parce qu’il parle de manga sans vraiment en parler non plus. C’est un point de vue assez curieux et il faudra que j’aille lire l’article dessus, mais c’est un choix intéressant dans cette sélection.
    Deux autres exemples à rajouter chez Akata :
    – Made in Heaven, dans une tonalité très humoristique et décalée, où les réincarnations successives servent de source d’inspiration pour la création de manga. Pas le plus fourni, mais ça s’intéresse au medium et justement à l’inspiration, un peu le plagiat, ce genre de choses.
    – Aromantic Love Story, dont l’autrice est justement aromantique (pas de sentiment amoureux), mais créatrice de manga bien embarrassée parce qu’elle se retrouve à faire un titre « cliché » de type harem où l’amour est au cœur de l’intrigue. Et donc elle se retrouve embarquée dans des tourments d’inspiration où elle doit lutter entre ce qu’on lui impose (le grand public, les ventes, tout ça) et ce qu’elle veut dire (une autrice majoritairement « sociale » pour le dire vulgairement), en 5 tomes.

    Je pourrais également rajouter Opus, en 2 tomes, de Satoshi Kon. Un peu plus particulier, mais qui s’intègre bien dans les thématiques qu’il a pu traiter avec Perfect Blue, Millenium Actress ou Paprika. La frontière floue entre fiction et réalité, les univers qui s’entrecroisent.

    Dans tous les cas, effectivement, il y a une vraie réflexion sur la création, et les doutes traversés par les personnages ne sont probablement qu’un écho de ceux traversés par leurs auteurs. Cela dit, hormis Bakuman (et peut-être Hitman), ce n’est pas forcément tant l’occasion de se renseigner sur l’industrie. Il y en a une part, évidemment, mais Bakuman est de loin celui qui semble le plus complet et exhaustif sur le sujet. Autrement, ça offre un visage des coulisses sans être totalement immergé dedans, puisque les problématiques viennent d’ailleurs que simplement de la création en tant que telle, des résultats dans les magazines etc. Cela dit j’attends de voir ce que Trait pour trait a dans le ventre. On sent l’énorme passion de la reine Akiko, mais elle traite son personnage comme elle était elle-même selon ses dires, à savoir une grosse branleuse. Ce qui ressort, c’est surtout le lien très personnel et particulier qu’elle a eu avec ce professeur d’arts.

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    • J’ai effectivement eu l’occasion de lire le premier tome de Made in Heaven ainsi que celui de Aromantic Love Story, mais ce n’est pas suffisant pour pouvoir vraiment traiter de la profondeur et de ce qu’apportent ces deux titres (et j’avais un peu oublié leur existence au moment où j’ai écrit l’article…).
      Je n’ai pas encore lu Opus de Satoshi Kon, mais il est dispo dans une médiathèque que je fréquente donc je pense le prendre, ayant très envie de découvrir davantage l’auteur.

      Sinon, tu as raison, en dehors de Bakuman et Hitman qui sont totalement ancrés dans ce monde, les autres titres permettent surtout d’aborder un aspect de ce métier et de ce milieu, souvent du point de vue de l’artiste d’ailleurs.
      Pour Trait pour trait, le rapport au pair et à son impact me semble être quand même très intéressant dans le cadre du « devenir mangaka ».

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      • Si je peux vraiment t’en conseiller un sur les deux, ce serait clairement Aromantic Love Story, à continuer. Y a beaucoup de belles choses dedans, on joue notamment sur la fine ligne entre romance et non-romance (aromantique) qui est un mal(e) nécessaire vis-à-vis du travail de mangaka de l’héroïne qui lui impose plusieurs contraintes. Elle qui cherche à véhiculer des valeurs sociales se retrouve dans une comédie grand public qui ne l’inspire pas du tout, ce qui boucle aussi avec les thématiques du manque d’inspiration et de devoir céder ou non aux sirènes de la facilité scénaristique.

        Certes pour Trait pour trait, mais cela ne reste que le premier tome sur 5. Donc j’attends quand même de voir jusqu’où elle va et ce qu’elle a à dire. Ce sera intéressant à n’en pas douter, le volume 1 est prometteur.

        Et j’ai hâte d’avoir ton avis sur Opus !

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      • J’essaierai d’aller le chercher cette semaine en médiathèque Opus, de toute façon j’ai des bouquins à rendre.
        Entre temps j’ai pu découvrir Satoshi Kon avec Le Pacte de la mer que j’ai beaucoup aimé.

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  2. Juste histoire de compléter ta très bonne sélection :
    G-Maru Edition (mais en même temps, c’était surtout une comédie fun et ce n’est plus commercialisé)
    Cimoc, série en 5 volumes chez Doki Doki :
    http://mangaconseil.com/manga-manhwa-manhua/doki-doki/seinen/cimoc/
    Love Baka, série en 3 volumes chez Kurokawa (essentiellement humoristique, mais ça parle beaucoup des coulisses du mangas) :
    http://mangaconseil.com/manga-manhwa-manhua/kurokawa/shojo/love-baka/
    Pour les titres avec des mangakas, mais avec l’accent sur la romance, il y aussi GDGD-DOGS et Mangaka and Editor in Love

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    • Merci beaucoup pour ces titres, je crois que je n’en connais aucun donc j’irai voir ça avec grand plaisir !
      Le but de ma sélection n’était pas d’être exhaustif car j’ai conscience de ne pas avoir tout lu, d’autant plus que le nombre de titres du genre doit être énorme.

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  3. C’est sûr, impossible de tout lire !
    J’ai juste une fâcheuse tendance à faire dans l’exhaustif car avec mon site, je catalogue tous les mangas qui sont publiés en France et aux Etats-Unis.
    Dans ta sélection, mon chouchou est Rin – vivement que Delcourt-Tonkam publie la suite et fin ! Autrement, je compte craquer pour Trait pour Trait vu que j’apprécie les autres œuvres de la mangaka.

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  4. Merci pour cet article ! C’est un thème que j’apprécie beaucoup puisque comme tu le soulignes en général quand on s’intéresse à un médium on apprécie d’en apprendre plus sur les coulisses !
    Je n’ai encore lu aucun des titres dont tu parles. Ça va me permettre de me lancer ☺️ En même temps depuis que tu as parlé de Bakuman j’ai envie de le lire donc…

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    • Bakuman c’est LA référence dans le genre, sûrement romancé sur de nombreux points, mais qui fourmille quand même d’informations et de réflexions intéressantes.
      Puis c’est un super manga, accessoirement (avec une histoire d’amour cucul à souhait au centre, mais franchement on aurait pu l’enlever que ça n’aurait rien changé !)

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  5. J’aime beaucoup ce genre de titres par contre tous ne le parlent pas. J’avoue que ceux classés en shonen au Japon ont un ton souvent un peu trop léger pour moi et que je leur préfère leurs pendants adultes. Mais tu as fait une très belle sélection. J’y ajouterai peut être (que je dois lire) Une vie dans les marges de Yoshihiri Tatsumi qui se passe juste après la seconde guerre mondiale 😉

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  6. Super, ton article !

    Concernant « Bakuman », même si ce sont les auteurs de « Death Note », ben… C’est justement parce que ce sont les auteurs de « Death Note » que je ne tenterai pas « Bakuman ». Attention, pas que je n’ai pas aimé ce manga (l’inverse), mais le traitement des femmes dans ce manga m’horripile et on m’a dit que ça ne changeait pas des masses dans « Bakuman »… Pas envie de me faire du mal une seconde fois.

    Je note « Un zoo en hiver », « Hitman » et « Trait pour trait ». C’est sûrement ce dernier qui l’emportera d’ailleurs… (je ne peux pas craquer pour tout)

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    • Oui, je comprends pour le fait que tu ne puisse pas tout acheter. Pour Bakuman le traitement des femmes ne m’a pas perturbé, en dehors de la femme d’un des deux héros qui représente vraiment la femme japonaise de base, qui reste à la maison et est dévouée à son mari. Maos il y a de beau, personnages féminins mangaka et un mangaka homme au comportement très malsain envers les femmes justement, et ce comportement est dénoncé.
      Après je pense que ma nature d’homme élève avec certains automatismes font peut-être que je ne vois pas certaines choses, c’est même sûrement le cas.

      Au moins avec Trait pour trait tu n’auras pas ce soucis !

      Et merci beaucoup pour ton commentaire et ton passage ici.

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      • Je me questionne d’ailleurs beaucoup à ce sujet. Il fait énormément débat chez les fans de manga, certains trouvent que les japonais abusent, d’autres considèrent que comme c’est un différence culturelle on a pas à juger et on ne devrait même pas s’en plaindre mais c’est compliqué quand même.

        Je veux bien que leurs codes soient différents des nôtres mais comme on a une culture différente on devrait pouvoir dire en quoi par rapport à notre culture ça peut être problématique des gros seins à tous les étages, des plans culotte et autre.
        Moi-même je ne sais pas trop quoi en penser, ce qui est sur c’est que je suis plus que circonspect quand je vois que des mangas visant ados et préados semblent banaliser un mâle gaze quand même assez pervers sur les bords…

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      • Oui, je vois ce que tu veux dire. J’y ai réfléchi et j’en suis venue à cette conclusion : boycotter les mangas qui abusent vraiment là-dessus (je ne sais pas comment font celles et ceux qui passent outre, c’est vraiment insupportable à lire). Quant aux autres, garder cette critique en tête et en avertir les gens. Il y en a qui seront plus ou moins sensibles à ça. Et puis il y a aussi les mangas qu’on lit depuis longtemps mais qui ne nous correspondent plus à ce niveau. Je pense notamment à « Dreamland » de Reno Lemaire (un auteur français), c’est le cas dans son manga, les meufs ont toutes des gros nichons. Vais-je le continuer ? Oui. L’aurais-je commencé aujourd’hui ? Non.

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      • Oui, je comprends tout a fait ton point de vue.
        Beaucoup disent aussi que si on arrête de lire les mangas à cause de gros seins on va mettre de côté plein de super séries, ce qui est le cas mais quand même problématique, se dire qu’on est obligé de faire avec.
        Mais bon, comme je l’ai dit je ne sais pas trop comment me positionner par rapport à ça. Par exemple j’aime Fairy Tail mais c’est un peu la folie sur ce point, il n’y a que des grosses voire énormes poitrines, et Mashima fait vraiment tout pour desaper ses personnages féminins.

        J’ai d’ailleurs aussi vu cette remarque souvent pour relativiser cet aspect, qui est de dire que les mecs aussi sont à moitié à poil tout le temps et sont bien foutus aussi. Sauf que je crois que ça répond plus à un fantasme masculin de virilité qu’à une volonté de traitement équitable entre les persos masculins et féminins.

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      • Je ne suis pas d’accord avec eux. Si un manga a besoin de mettre des gros seins à une femme pour la mettre en avant, c’est qu’il n’est pas si bon que ça… 😛 Et puis si on peut mettre de côté cet élément-là, ça veut dire que le traitement féminin n’a pas tellement d’importance, est anecdotique.
        Pour Fairy Tail, je ne sais pas trop comment te répondre. Certes, ça m’avait aussi agacée à l’époque, mais il n’y avait pas que ça qui m’avait fait arrêter la série. A toi de voir…

        Et pour ton dernier paragraphe, tu as tout compris : dénuder un homme et une femme, ça n’implique pas la même chose en termes de ce qu’on veut montrer…

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  7. bonsoir, comment vas tu? j’avoue n’avoir lu aucun de ces titres. bien que Bakuman me tente depuis un moment déjà. par contre j’ai lu le premier tome de Made In Heaven (j’en avais parlé sur mon blog) Et j’ai récemment acheté les deux premiers tomes de Rohan Kisihibe. passe un bon week end et à bientôt!

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    • Ah oui, je n’avais pas pensé à Rohan Kishibe ! J’ai super envie de les lire mais je me dis qu’il vaut peut-être mieux que je sois arrivé à la partie qui l’introduit dans Jojo.
      Made in Heaven, j’ai lu le premier tome qui m’avait bien plu aussi.

      Bon week-end à toi aussi.

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  8. C’est vraiment malin comme idée d’article et c’est très bien écrit.
    Pour ce thème, je n’ai lu que Bakuman et Sans aller à l’école, je suis devenu mangaka il me semble.
    Les deux ont une longueur et une portée bien différente.
    Le premier est sans doute mon shonen marginal préféré en utilisant les termes de Bakuman lui-même.
    Et le second fût une petite lecture bien plaisante.
    À voir si j’en découvre d’autres un jour car ce n’est pas forcément un argument en plus pour moi car j’aime découvrir les oeuvres même sans mises en abyme. Et puis, parfois, il peut y en avoir quand même.

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    • Oui, en effet ce n’est pas forcément indispensable. Mais le fait qu’Hitman sorte et que je lise régulièrement des mangas dans ce style m’a donné envie d’en parler.

      C’est vrai que Sans aller à l’école je suis devenu mangaka était vachement bien. J’ai hâte de lire la suite !

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  9. Poison city et BL métamorphose en parlent aussi.
    Poison city, c’est plutôt par rapport à la censure mais c’est clairement une duologie à découvrir sur le sujet selon moi.
    Et dans BL métamorphose, la jeune fille aimerait devenir mangaka mais elle manque d’assurance…
    En tout cas, bel article qui donne de bonnes idées de lecture. 😊

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  10. Super article! J’ai créé mon site web et mon personnage basé sur cette même tendance! À vrai dire je doutais un peu en me lançant mais je pense que ça va être super cool. Je m’améliore avec le temps. Thanks man! And long live Mangas💪!
    P.S.: Mon site est en anglais mais il peut se lire en français parce que j’ai ajouté le widget de Google Translate en bas. (moi je suis bilingue😄).

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