Le Hobbit – du livre au film : Analyse comparée – partie 4

On approche du climax du premier film, puisqu’ici, toute la trouve arrive chez le Roi Gobelin. Toute la trouve sauf Bilbon, qui de son côté va trouver l’Anneau Unique et fraiera avec Gollum. Un programme de qualité pour cette nouvelle partie de l’analyse, qui reviendra sur des choix d’adaptation vraiment intéressants, ainsi que la scène sans doute la plus fondamentale à la fois du roman et des films, ou en tout cas la plus importante vis-à-vis du Seigneur des Anneaux.
Petit rappel des faits, la troupe a fait une halte dans une grotte au sein des montagnes pour échapper aux intempéries, mais se trouve pris au piège par les gobelins. Petite différence entre le roman et le film, alors que chez Tolkien, Gandalf est avec la bande mais arrive à se soustraite aux gobelins lors de l’attaque, il est resté à Fondcombe dans le film. Ce détail ne change pas grand chose, puisque dans les deux cas il arrivera comme un Deus Ex Machina, et aura la même importance dans ce passage (à savoir tuer le Roi Gobelin).


Les Différentes parties de l’analyse :
Partie 1
Partie 2
Partie 3


La chanson du Roi Gobelin

Impossible d’aborder cette partie du film sans évoquer le Roi Gobelin, tant je trouve ce personnage réussi. Il est très peu défini dans le roman, mais a une caractérisation percutante dans le film, du fait de son character design des plus réussis. Il est gras, a un énorme goitre et des cloques partout et de sales dents. En gros, c’est un gobelin en plus grand, plus gros, plus dégueulasse. Mais surtout, la prestation de l’acteur Barry Humphries est absolument savoureuse et lui donne énormément de personnalité. On peut également remercier sur ce point toute l’équipe des effets spéciaux qui retranscrit avec talent les nuances dans le jeu de l’acteur sur la version en images de synthèse du personnage, montrant une fois de plus les bienfaits de la performance capture pour donner vie à des personnages entièrement numériques.

La gestuelle du Roi Gobelin, son phrasé et ses répliques font mouche, et le rendent absolument mémorable malgré son faible temps d’apparition à l’écran. Un point finalement important de l’adaptation, où tous les départements arrivent à donner du corps à des personnages très peu développés dans le roman, la compagnie des nains en tête. Autre élément important concernant le Roi Gobelin, et qui permet de questionner les choix d’adaptation : la version longue du film l’introduit par le biais d’une séquence de chant, présente également dans le livre, mais coupée dans la version cinéma du film. Selon moi, deux choses permettent d’expliquer cette coupe. La première, pragmatique, vient peut-être simplement du fait que, la séquencé étant intégralement calculée par ordinateur, créait une surcharge de travail pour les équipes des effets visuels, qui bossaient déjà en flux tendu. Mais, il est également possible que cela soit un choix artistique de Peter Jackson, qui sentait que la scène pouvait perdre une partie du public, créant une pause musicale aux forts accents Disneyiens.

Il suffit de voir les commentaires sous les diverses vidéos reprenant cette scène sur youtube, elle est effectivement très critiquée. Elle est souvent accusée de créer une rupture de ton trop forte notamment. Me concernant, je trouve cette scène brillante, d’une part du fait de la composition brillante (comme toujours avec Howard Shore), qui arrive à reprendre fidèlement le texte du chant, mais aussi pour ce qu’elle apporte en terme de mise en scène et de narration. Pour le dire simplement, je trouve la scène vraiment jubilatoire dans sa façon de caractériser en peu de temps le Roi Gobelin, rendant la séquence à la fois amusante et inquiétante, comme l’est le personnage.

Quoi qu’il en soit, le Roi Gobelin s’est emparé de la bande, et en est fort heureux, car il sait qu’ils sont recherchés par Azog. Cet élément est bien entendu absent du roman, car pour rappel, Azog n’y est cité que pour dire qu’il est mort depuis longtemps, mais permet ici de conserver la menace constante de l’orc, et, on le verra, relie de façon plus naturelle à la péripétie finale de ce premier film. Petite différence entre version ciné et version longue, une petite scène de discussion est ajoutée dans cette dernière, où Bofur essaie d’embobiner le Roi Gobelin. Mais on ne lui fait pas, d’autant plus qu’il va voir que Thorin détient Orcrist, surnommée le Fendoir à Gobelin.

Du coup, ça l’énerve quelque peu, et perdant son calme, ordonne à ses laquais de tuer tout le monde. Et alors que ça tourne mal, Gandalf en profite pour faire son arrivée, et invite les nains à fracasser tout le monde et fuir. Si Tolkien est assez avare en détails sur l’affrontement avec les gobelins, il précise quand même que Gandalf tue le Roi, chose qui se déroule de la même façon dans le film (je reste d’ailleurs admiratif des capacités d’esquive de Gandalf, mais ce n’est rien face à la démonstration de Kung-Fu que Saroumane nous fera dans le dernier film, on en parlera !).

La fuite de la compagnie

La scène de la fuite est donc particulièrement intéressante, car Peter Jackson peut se faire ultra plaisir et permet de constater l’évolution par rapport au Seigneur des Anneaux. La structure narrative du premier film du Hobbit étant très similaire à celle de La Communauté de l’Anneau, la comparaison semble évidente. Sur ce point d’ailleurs, le film a essuyé énormément de critiques quant à cette structure similaire pour ne pas dire identique, mais il me semble que c’est prendre les choses à l’envers, puisque cet aspect vient du livre, or, Le Hobbit a été écrit avant Le Seigneur des Anneaux. Quoi qu’il en soit, on se retrouve avec une scène très proche de celle dans la Moria, où la Communauté de l’anneau affronte des orcs ainsi qu’un troll des cavernes, avant de fuir face à un balrog (scène d’exception s’il en est, qui infuse encore aujourd’hui chez les héritiers de Jackson, pensons notamment à la misérable scène équivalente dans Les Anneaux de Pouvoir).

Mais si les deux séquences sont assez similaires dans l’idée, la façon de les mettre en scène est très différente, et me semble assez symptomatique de la différence entre les deux trilogies, et du désamour d’une partie du public envers Le Hobbit. Il faut vraiment insister sur cet aspect : le Peter Jackson du Hobbit n’est pas vraiment le Peter Jackson du Seigneur des Anneaux. À la fin des années 90, début des années 2000, le cinéaste n’était pas grand chose à Hollywood, même s’il avait gravi les échelons en mettant en scène des films de plus en plus importants, ayant créé au passage Weta Workshop et Weta Digital pour mener à bien ses projets, notamment Fantômes contre Fantômes, qui était avant Le Seigneur des Anneaux son film le plus riche en effets spéciaux numériques, pour un budget de 26 millions de dollars. Soit le plus gros du cinéaste à ce stade de sa carrière, mais toujours relativement faible, surtout en comparaison des 93 millions de La Communauté de l’Anneau (budget déjà loin d’être énorme par rapport à l’ampleur du film).

Tout ça pour dire qu’à l’époque du Seigneur des Annaux, Jackson était un cinéaste limité par le budget, par la technologie de son époque, et qui devait tenir compte de tout un tas de paramètres pour faire ses films, en plus de faire pour la première fois l’expérience d’une entreprise aussi pharaonique. Je ne dis pas ceci pour dénigrer Le Seigneur des Anneaux. Bien au contraire, je pense qu’il est important de réaliser le véritable miracle que le cinéaste et toutes ses équipes ont accompli. Sauf qu’au début des années 2010, ce n’est plus du tout la même chose. Les technologies ont énormément évolué (Avatar est passé par là, dont le plus gros des effets visuels était justement assuré par Weta), Peter Jackson a acquis une expérience phénoménale (en plus du Seigneur des Anneaux, King Kong a aussi été un projet d’ampleur phénoménale, et il a réalisé avec Spielberg une adaptation de Tintin qui me semble avoir infusé sur la façon du cinéaste de penser sa mise en scène de l’action), était grandement sollicité par les producteurs pour mettre en scène Le Hobbit (rappelons qu’au départ, Guillermo Del Toro était attaché au projet), et a eu les coudées franches en terme de budget pour réaliser cette trilogie.

Cela ne veut pas dire qu’il a pu faire ce qu’il voulait comme il voulait pour tout, et les contraintes en terme de temps notamment ont du peser énormément. Mais il me semble important de rappeler tout ça, car cela influe grandement sur l’esthétique des films. Le point des contraintes de temps notamment est à vraiment avoir en tête, tant Jackson travaillait en flux tendu, au point où certaines scènes sont quasiment nées durant la post-production. Un vrai gros bordel, qui passe franchement bien quand on voit les films dans leur globalité, même si le dernier, La Bataille des Cinq Armées, sent pas mal le charcutage en version ciné. Mais ne nous avançons pas trop et restons sur cette scène d’action chez le Roi Gobelin.

Alors que dans La Communauté de l’Anneau, Jackson utilisait essentiellement des effets physiques, avec cascadeurs déguisés et décors en dur notamment, et réservait le numérique aux choses infaisables comme par exemple Legolas sur le troll (et encore, dans les gros plans, c’est bien Orlando Bloom qui est filmé, et pas sa doublure), l’évolution technologique et les moyens alloués permettent ici à Jackson d’utiliser massivement le numérique, libérant considérablement sa mise en scène. Car il alterne ici entre des plans avec acteurs et des plans entièrement numériques, avec des doublures parfaites des interprètes, permettant notamment des travellings amples dans les cavernes, mais aussi des chorégraphies élaborées qu’il aurait été bien plus compliqué à mettre en scène sans le numérique.

En résulte une séquence très créative, avec énormément de choses à voir à l’écran, des mouvements des personnages ultra stylisés exploitant toute la topographie des lieux. L’élément le plus frappant sur ce point selon moi est l’utilisation par les nains d’une échelle pour pousser des gobelins, avant de l’utiliser pour se faire un pont, pour finalement la jeter afin de faire tomber leurs poursuivants. Et je pense que ce genre d’idée est bien plus facile à mettre en scène avec le numérique, car tout est plus facile à raccorder en postprod. C’est d’ailleurs possiblement une des raisons qui fait que les studios Pixar proposent des films si remplis d’idées visuelles.

La séquence s’achève après la mort du Roi Gobelin, la compagnie trouvant une sortie à la montagne. Et qu’en est-il de ce brave Bilbon dans tout ça ? Le bougre a maille à partir avec Gollum, dans une séquence particulièrement intéressante également.

Les énigmes dans le noir

Comme précisé en introduction, la séquence des énigmes dans le noir me semble fondamentale à la fois dans le roman et dans le film, car c’est celle qui fait le plus explicitement le lien avec Le Seigneur des Anneaux. D’ailleurs, fait intéressant sur ce point, il s’agit du seul passage du roman que Tolkien a réécrit, afin de coller à sa trilogie qui est parue ensuite. Il semblerait que la version d’origine de ce chapitre soit introuvable depuis bien longtemps. Je me demande même si le chapitre d’origine a un jour été traduit dans une autre langue, notamment en français, compte tenu du fait que la première traduction dans notre langue du roman date de 1969.

Quoi qu’il en soit, si Tolkien ne tenait pas à retoucher à son œuvre, il a quand même fait une concession pour ce chapitre en particulier, ce qui tend à démontrer son importance vis-à-vis du Seigneur des Anneaux. La raison est simple : il s’agit du moment où l’Anneau Unique tombe entre les mains de Bilbon, ce qui est quand même le moment qui lance tous les événements du Seigneur des Anneaux. Et dans le cas de l’adaptation cinématographique, non seulement c’est l’occasion d’un renvoi on ne peut plus explicite à la précédente trilogie, mais cela permet aussi de remettre en avant Gollum, un des éléments du film qui a le plus durablement impacté le cinéma.

En effet, Gollum est considéré comme le premier personnage important entièrement en image de synthèse photoréaliste et transmettant des émotions de l’histoire du cinéma, rien que ça. Avant lui, il y a eu quelques précédents, notamment Jar Jar Binks dans Star Wars Episode I, mais Gollum va beaucoup plus loin. D’une part, il a une importance bien plus cruciale dans le récit, est porteur d’une densité psychologique qui n’a rien à voir avec le côté particulièrement simpliste de Jar Jar (en gros, un personnage fait pour faire rire les gosses), et bénéficie d’un véritable travail d’acteur pour lui donner vie et crédibilité à l’écran.


Je me permets un petit aparté, car cela me semble absolument crucial, d’autant plus que cela implique des évolutions technologiques qui ont ensuite été utilisées à leur plein potentiel dans Le Hobbit. Andy Serkis, acteur britannique, avait été embauché pour faire la voix de Gollum. Mais après avoir fait des tentatives de prises de vue avec l’acteur jouant aux côté des acteurs, il s’est avéré que tout le monde était bien plus juste de cette façon. Ainsi, si des prises avec et sans Serkis étaient effectuées, celles avec l’acteur étaient en général conservées. C’est ainsi qu’on mettait en avant de magnifiques vidéos making off où Serkis portait une combinaison particulièrement seyante et donnait de sa personne comme jamais. Ainsi, les animateurs prenaient toute sa prestation en modèle pour animer Gollum, si bien qu’on reconnait sans peine les mimiques de Serkis en voyant Gollum dans Le Seigneur des Anneaux.

Une prouesse d’autant plus impressionnante (aussi bien en terme d’acting que d’effets spéciaux) qu’à l’époque, la performance capture n’existait pas encore (ou en tout cas pas dans sa forme actuelle), le premier film entièrement en performance capture étant Le Pôle Express en 2004. Ainsi, Gollum marque un moment important dans l’histoire des effets spéciaux numériques au cinéma, qui a ensuite ruisselé sur le cinéma avec des héritiers tels que le personnage de King Kong, toujours interprété par Serkis sous la direction de Peter Jackson (tiens donc !), César de la Planète des Singes, interprété par Andy Serkis (tiens donc !), et surtout, les Na’vis d’Avatar, dont Weta Digital a géré l’essentiel de l’aspect technique (tiens donc !).

Et, évidemment, Gollum dans Le Hobbit, toujours interprété par Andy Serkis (par ailleurs réalisateur de seconde équipe de la trilogie), bénéficie ici des avancées en terme de technologie, comme tous les personnages entièrement en images de synthèse de la trilogie (que ce soit Azog, interprété par Manu Bennett, les trolls, le Roi Gobelin précédemment évoqué, etc…). Avancées qui permettent de rendre le personnage encore plus parfaitement parfait et crédible visuellement, toujours aussi brillamment croqué par Serkis qui s’en donne à cœur joie. La scène des énigmes dans le noir étant fondamentale et la seule dans laquelle Gollum apparait dans cette trilogie, elle se devait d’être marquante, afin que les fans du Seigneur des Anneaux en sortent en se disant en gros « ah là là, ça valait le coup de payer mon ticket rien que pour revoir ce bon vieux Gollum, il m’a fait rire, fait peur, et finalement ému ! Ils sont forts les bougres ! ».

En gros, Gollum, il a son nom dans l’histoire des effets visuels au cinéma, d’où le fait que la présence de sa tronche à côté de la fameuse lune de Méliès sur la couverture du livre de Réjane Hamus-Vallée sur les effets spéciaux ne me semble clairement pas anodin. Et Gollum, c’est le papy de King Kong, de Jake Sully, mais aussi de Thanos et tout un tas de saloperies dont la vue ne nous émerveille plus du tout au fond tellement on est habitué à voir des personnages entièrement numériques qui transmettent des émotions depuis 20 ans grâce au travail formidable de Jackson et ses équipes. Donc le respect se doit d’être infini et éternel, qu’on aime ou pas Le Seigneur des Anneaux (et si pas, quelle est votre excuse ?).


Aparté terminé, nous pouvons reprendre. La fameuse scène des énigmes dans le noir est donc d’une fidélité assez sidérante au roman, reprenant les authentiques énigmes écrites par Tolkien, au détail près que Jackson choisit de n’en conserver que la moitié, pour une raison simple. Dans un film, toutes les reprendre rendrait la scène trop longue pour un seul enjeu, aussi important soit-il, ça casserait le rythme, et au lieu de trouver ce passage jubilatoire, ça deviendrait au final long et chiant.

Modification de taille cependant ! Quand Gollum répond à l’énigme pour laquelle la réponse est « les dents », il dit en avoir neuf dans le film alors qu’il en a six dans le roman. Un détail tout à fait anodin, pour lequel je m’amuse quand même à chercher une explication. Selon moi, c’est simplement parce que lorsqu’ils ont créé le design du personnage dans Le Seigneur des Anneaux, ils n’ont pas vérifié ce détail, ou ont simplement considéré que seulement six dents ne passait pas visuellement, et en ont donc ajouté de sorte à créer une harmonie visuelle. Est-ce important ? Absolument pas !

Quoi qu’il en soit, la séquence se déroule de façon vraiment fidèle au roman, et arrive selon moi à retranscrire l’aspect ludique de la scène (que ce soit en lisant ou en voyant le film en salle, on s’amuse forcément à essayer de trouver les réponses parce que c’est franchement rigolo), tout en ayant peur pour Bilbon parce que Gollum est pas franchement rassurant, d’autant plus qu’il prend plaisir à provoquer et effrayer le Hobbit, dans des échanges encore une fois adaptés très fidèlement. D’où l’importance du travail d’acting de Serkis et de la motion capture, où les variations dans le comportement du personnage sont particulièrement réussies (notamment le fameux « ask us ! » vraiment flippant). Dernier point du texte sur lequel je me questionnais, et pour lequel j’ai cherché la réponse à l’occasion de l’écriture : j’aime tout particulièrement en VO la façon dont Gollum utilise le pluriel, en disant par exemple « handses », « eggses » ou « pocketses », et je me suis donc demandé si ça venait du texte de Tolkien. La réponse est oui, vous êtes ravi de l’apprendre je pense.

Pas la peine d’en dire beaucoup plus au sujet de la scène, si ce n’est que la façon dont Bilbon saute au-dessus de Gollum pour fuir les montagnes est présent dans le roman, décrit à peu près de la même façon, mais je trouve que le film apporte un petit plus à la scène.

Jackson a la bonne idée d’insister sur la réaction de chacun des deux personnages. D’une part, Bilbon arrive par derrière en mode « je vais lui fumer sa gueule, pas de pitié je veux retrouver les copains ! », mais voyant le visage empli de tristesse de la créature, est pris de pitié et se contente de sauter au-dessus pour fuir. Cela renvoie à la réplique de Gandalf plus tôt, lorsqu’il lui donne l’épée, où il explique que ce qui compte, c’est de savoir quand sauver une vie. MAIS ! SURTOUT ! Cela renvoie à un dialogue de La Communauté de l’Anneau entre Frodon et Gandalf (je n’ai pas vérifié si elle est dans le roman, mes excuses). Souvenez-vous (sinon n’hésitez pas à regarder l’extrait ci-dessous, en VF pour une fois, parce que pourquoi pas ?), lorsque, perdus dans la Moria, le hobbit discute un peu avec le magicien, et dit que franchement, « quelle pitié que Bilbon ne l’ait pas tué quand il en a eu l’occasion ! », ce à quoi Gandalf, dans sa grande sagesse, lui répond que ça va pas toi ? C’est justement la pitié qui a retenu la main de ton oncle, rappelant que de la pitié de Bilbon peut dépendre beaucoup de choses. Remarque d’autant plus importante que Gollum, en effet, va être un peu beaucoup fondamental dans la réussite de l’entreprise globale.

Ainsi, en reliant par la mise en scène de ce court passage du Hobbit (oui, on revient au regard de Bilbon envers Gollum là) au Seigneur des Anneaux, Jackson développe quelque chose de vraiment profond dans ce court passage, renvoyant à l’échange entre Frodon et Gandalf qui, très personnellement, a marqué mon esprit, tout comme la suite du dialogue, où le magicien dit que ce n’est pas à nous de décider ce qui nous tombe dessus, et que la seule chose qu’on peut décider c’est quoi faire du temps qui nous est imparti. Moi, personnellement, ce sont des choses qui me parlent, et qui me restent. C’est vraiment du racontage de life là, mais c’est pas grave, ça me semble important.

Et donc, Bilbon saute au-dessus de Gollum et quitte les montagnes, et on s’arrête là pour cette partie, car il reste une grosse scène d’action et l’épilogue pour conclure le premier film, donc autant garder ça de côté pour un article complet.

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