Mon avis sur… Blissful Land T.2&3 de Ichimon Izumi

Après un premier tome qui ne manquait pas de charme, mais qui souffrait de la comparaison avec Bride Stories, j’étais curieux d’en lire davantage concernant Blissful Land, une des nouveautés dans la collection Genki de nobi nobi ! Les tomes 2 et 3 (sur 5) étant sortis, c’est l’occasion d’aborder à nouveau cette série, qui gagne en assurance au fil des volumes.

Un grand merci à nobi nobi ! pour l’envoi de ces tomes. J’en profite d’ailleurs pour glisser un tout petit mot sur les jaquettes, que je trouve particulièrement agréables, que ce soit pour l’illustration ou le papier utilisé, dont le touché et l’aspect visuel donnent déjà le ton de la série selon moi.

Resituons un peu le récit : Blissful Land nous permet de partager le quotidien d’un couple tibétain au 18e siècle, Kang Zhipa et Lati, dont le mariage est arrangé par leurs familles respectives. Le jeune homme est par ailleurs un apprenti médecin, qui a à cœur de venir en aide aux autres en leur faisant profiter de ses connaissances.

Et c’est finalement à peu près tout ce qu’il y a à dire concernant le cœur du récit, qui est surtout une succession de moments de vie qui sont l’occasion de dépeindre une vision douce et sûrement un peu fantasmée du Tibet de l’époque, tout en développant ces deux personnages centraux et la façon dont ils apprennent à se connaître au fil des chapitres. Un concept dont la parenté avec Bride Stories de Kaoru Mori est évident, avec cette histoire de mariage dans un cadre particulier, mettant l’emphase sur l’ambiance et l’esthétique.

Et c’est le souci principal avec cette série, car marcher dans les pas de Kaoru Mori n’est pas chose aisée, tant la mangaka est d’une grande virtuosité à un peu tous les niveaux. Si c’est en premier lieu la beauté de son trait que je retiens, il est aussi évident qu’elle a un véritable talent de conteuse qui font qu’il est compliqué de soutenir la comparaison. Ainsi, ce n’est pas faire insulte à Blissful Land que de dire que cette série est nettement plus modeste que celle de Kaoru Mori. Ce qui ne veut pas dire qu’elle demerite et n’a pas d’intérêt selon moi.

En effet, au fil des volumes, le titre sait capitaliser sur son charme naturel, et le mangaka parvient à prendre de l’assurance, aussi bien dans l’esthétique que dans l’écriture. C’est particulièrement évident dans le tome 3, où il fait davantage respirer sa mise en scène (malgré quelques scories de découpage par moments), permettant de se sentir davantage immergé dans le récit et son cadre singulier.

Mais surtout, l’écriture global gagne en épaisseur. Si on ne peut pas dire qu’il y a de réel fil conducteur au-delà de la relation entre les deux personnages principaux, tous les éléments depeints gagnent en intérêt et en qualité dans la façon d’être mis en scène dans le troisième tome. C’est particulièrement évident du côté de l’humour, qui fonctionne vraiment bien, sans prendre le pas sur le reste, le titre restant essentiellement focalisé sur l’aspect dépaysant et ressourçant d’une série dont la modestie fait finalement le charme.

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