[Réflexion] Toujours les mêmes titres mis en avant ?

Récemment, quelqu’un a souligné sur twitter le fait que dans la sphère manga, les titres mis en avant par les gros comptes/influenceurs/créateurs de contenu étaient un peu toujours les même. Toujours des titres très mainstream, déjà connus de tout le monde. Un constat qui a créé la discussion, et qui a vraisemblablement apporté parfois des messages allant parfois dans le sens de la personne qui a soulevé cette idée, parfois d’autres plus négatifs ou véhéments vis-à-vis de la personne. De ce fait, je vais éviter de citer la personne directement, pour ne pas relancer la machine. Toujours est-il que cela a mis l’accent sur quelque chose de réel (et d’évident selon moi), qui est que le succès appelle le succès, dans une forme de cercle vicieux où on parle davantage de ce que tout le monde connait déjà, plutôt que mettre en avant ce qui est moins connu. Un constat évident, mais qui mérite d’être développé, surtout si il permet au passage de mettre en avant des mangas dont on parle trop peu à mes yeux !

Passons rapidement sur le cas de youtube

Oui, il me semble qu’il est compliqué d’éluder le cas de youtube, même si je suis très peu ce qui se passe sur ce canal. Mais le fait est que je ne suis pas sur qu’on puisse trouver d’autre support qui puisse faire des centaines de milliers, voire des millions de vues, concernant un titre. De plus, lorsque cette question de la mise en lumière des séries mainstream ou non a été évoquée, celle de la création de contenu sur youtube a suivi.

Et beaucoup de gens qui créent des vidéos l’ont signalé, il semblerait que l’algorithme de youtube a tendance à favoriser ce qui marche, et que de ce fait, faire une vidéo qui fonctionne moins bien pénalise une chaine de façon globale. Je n’y connais rien, mais c’est quelque chose qui revient souvent, donc j’imagine que c’est réel. Certains soulignent notamment que lorsque la chaine est un vrai vecteur de rentabilité, le risque lié au fait de proposer du contenu qui ne parlera qu’à un public limité est trop important pour oser le faire, condamnant les créateurs à se limiter à ce qui marche.

On peut trouver ça triste, et ça l’est, mais ça me semble compréhensible en ce sens. Fort heureusement, il n’y a pas que youtube dans la vie, sauf que ça semble un peu similaire concernant les blogs, via le référencement google. Mais, j’aime à penser qu’on est dans un rapport un peu différent à la visibilité, dans le sens où les blogueurs et blogueuses qui retirent un bénéfice financier de leur activité doivent être minoritaires. De ce fait, pour la majorité, cette question ne se pose pas vraiment, même si la visibilité peut apporter d’autres avantages (les partenariats et service presse, vous l’aurez compris).

Et ça tombe bien, comme j’ai un blog, je peux avoir un point de vue sur la question.

Mon point de vue en tant que blogueur

La question de la visibilité des articles, des statistiques et autre est un sujet souvent tendu dans la blogosphère j’ai l’impression. Me concernant, j’ai la chance d’avoir une bonne visibilité, liée au référencement de certains articles, de ce fait je peux me permettre de ne pas m’en soucier plus que ça. Et de toute façon, c’est un souci surtout si on se fixe des objectifs, en vue notamment de décrocher des partenariats.

Mais même au-delà de cet aspect, j’ai tendance à me dire qu’on écrit quand même pour être lu. Je dois dire en toute honnêteté que j’apprécie, quand je prends du temps sur un article, que j’y mets un soin particulier parfois, et que le sujet me tient vraiment à cœur, que le lectorat soit au rendez-vous. Et sur ce point, et c’est là où cela rejoint le sujet d’origine, j’ai évidemment envie lorsque je mets en avant un titre peu connu (ce qui est assez rare) que l’article soit davantage lu, dans l’espoir que le titre touche un plus grand public.

C’est surement très prétentieux de dire ce genre de chose, car cela revient à penser qu’on a un impact à titre individuel, qu’on est en mesure de convaincre des gens d’acheter. Personnellement, je ne sais pas si c’est réellement le cas, ce n’est pas à moi de le dire, bien que j’ai de temps en temps des retours qui vont dans ce sens (et je vous en remercie, ça fait vraiment super plaisir quand on me dit avoir découvert un titre de qualité grâce à moi).

Mais dans les faits, les statistiques parlent d’elles-mêmes. Comme je l’ai dit, globalement, la visibilité du blog vient d’un référencement google plutôt bon, voire très bon, pour certains articles très spécifiques, et rien qu’en les énumérant, le constat semble évident. En effet, les articles qui portent le blog au quotidien concernent Berserk, L’Attaque des Titans, Fairy Tail, Hunter x Hunter et dans une moindre mesure Naruto et My Hero Academia (et aussi tout ce qui a un rapport de près ou de loin avec le cul, les articles hentai que j’ai écrit à une époque continuant d’être consultés chaque jour).

Vous l’aurez compris, ce sont les titres dont on parle déjà constamment qui génèrent du trafic sur le blog, et de ce fait, je ne suis pas sur que cela puisse vraiment aider à élargir ses horizon. Et il m’arrive d’en nourrir une certaine frustration pour être tout à fait honnête.

Je me considère personnellement comme quelqu’un aux goûts ultra conventionnels. Je lis essentiellement du seinen et du shonen, beaucoup de séries très connues et dans mes mangas préférés, il n’y a pas ou alors très peu de titres qui sortent des sentiers battus. Mais, le hasard fait quand même que de rares fois, il y a des titres que j’aime tout particulièrement qui sont assez peu mis en avant, ou en tout cas clairement pas à la mesure de leurs qualités à mes yeux.

A Journey Beyond HeavenJ’en parle assez souvent ici ou sur les réseaux, mais je suis par exemple particulièrement fan de A Journey Beyond Heaven, une série postapo en cours avec 6 tomes chez Pika, que l’on doit à l’auteur Masakazu Ishiguro, et qui semble vraiment à la peine en France. De ce fait, j’essaie de la mettre en avant au mieux, dès qu’un volume sort, je tiens à faire un article en m’adressant en priorité aux gens qui n’ont pas encore sauté le pas. De la même façon, j’adore vraiment tout ce que fait le mangaka Rensuke Oshikiri, dont on parle trop peu selon moi. J’ai écrit sur chacun de ses mangas, et j’ai fait un article entier dédié à l’auteur et à ses obsessions (visible ICI), afin de donner envie de le découvrir.

Mais le fait est que ces articles ne marchent pas des masses, exactement à la mesure du manque de visibilité des auteurs et des œuvres concernés. Je suis quand même ravi de voir que mon article sur le premier tome de A Journey Beyond Heaven est lu quasiment quotidiennement par quelques personnes, en espérant que cela témoigne d’un intérêt grandissant pour la série.

De ce fait, il faut accepter la frustration de voir que peu de gens s’intéressent aux retours concernant des titres plus confidentiels, mais cela ne me semble pas être une fatalité pour autant. En effet, lorsque la question a été évoquée sur twitter, quelqu’un disait que même si c’est plus compliqué, que cela prend plus de temps, il faut continuer à mettre en avant ces titres plus confidentiels, afin de réussir à ancrer leur existence dans la tête des gens.

Et cette idée me semble tout à fait viable. Plus on parle d’un titre, plus on a de chance qu’un auditoire soit touché par notre message. Il faut simplement réussir à ne pas devenir lourd, au risque que cela soit contreproductif (et j’espère sur ce point ne pas être lourd avec Rensuke Oshikiri, car j’ai tendance à harceler l’éditeur Omake, qui propose ses titres, dans l’espoir d’en voir d’autres arriver). Mais je me dis qu’en en parlant régulièrement, en réfléchissant à des façons de les aborder qui pourraient susciter la curiosité, et simplement en laissant la passion s’exprimer, on peut finir par toucher quelqu’un.

Car ce n’est peut-être pas une fatalité

Si j’ai parlé de tout ça en tant que blogueur, je suis aussi moi-même un consommateur de contenus divers. Et si j’ai déjà dit que j’avais des goûts très conventionnels, il peut m’arriver de sortir des sentiers battus. Et même au-delà de ça, il faut voir où s’arrêtent les titres « mainstream » et « conventionnels » et où on commence à entrer dans des choses plus spécialisées. On ne sera surement pas tous et toutes d’accord sur cela, puisque par exemple, j’ai déjà vu quelqu’un citer les mangas d’Urasawa comme n’étant pas mainstream.

Me concernant, une telle superstar du manga fait clairement des titres ultra mainstream, car très connus du lectorat, très mis en avant et très accessibles. Mais il est possible que pour des personnes, tout ce qui sort du pré carré du shonen d’action soit déjà un peu plus « obscur ». Et il y a des titres qui me semblent mainstream dans leur contenu, mais qui ne le sont pas dans les faits, puisque lus par un public restreint (A Journey Beyond Heaven entre totalement dans cette catégorie pour moi, car il est très accessible en soi, mais trop peu de monde lui ont donné sa chance).

Quoi qu’il en soit, même si cela peut légitimement nous déplaire, il faut accepter l’idée que le succès appelle davantage de succès, et qu’il est compliqué de faire sortir des titres de qualité de l’ombre. Je pense que ceci est lié à l’industrie en elle-même et comment elle fonctionne, cherchant à maximiser la rentabilité des titres les plus en vue, et également au public, dont la curiosité est forcément limitée (qui peut se vanter de s’intéresser à absolument tout ? Et qui a de toute façon le temps et les moyens de tout consommer ?).

Sur ces deux points, la notion de risque me semble intéressante, car elle ne se manifeste pas de la même façon pour l’industrie et le public, mais est finalement au cœur de la problématique abordée ici. Les industries culturelles quelles qu’elles soient ont une sainte horreur du risque, et cherchent à le limiter par tous les moyens. Cela passe par des investissements financiers dans la mise en avant des productions les plus importantes, et les plus à même de fonctionner auprès du grand public (voir Kaiju d’orange N°8 et sa promo massive en France), mais également par une certaine uniformisation des contenus. Le plus grand symbole de ces deux aspects me semble être Marvel, qui déploie des moyens colossaux pour chacune de ses sorties, afin d’en créer des événements, et qui dans le même temps applique une formule qui fait que tous les films du Marvel Cinematic Universe se ressemblent énormément. Il n’y a pas ici de jugement de valeur (je n’aime pas, mais mon souci est surtout dans le fait que cela empêche depuis 10 ans toute forme d’alternative d’exister), mais un simple constat.

Si le manga est moins touché que le cinéma par cet aspect (du fait d’investissement moins colossaux sur les titres), il reste un secteur industriel qui cherche à limiter les risques, et maximiser la rentabilité des locomotives (qui ont aussi pour mission de porter le secteur et éponger les pertes de tous les titres qui ne marchent pas, lourde responsabilité s’il en est). De ce fait, il est logique, bien que dommage, que les titres qui sont déjà les plus connus soient aussi les plus mis en avant.

Et du côté du public, fort logiquement, ce qui est le plus mis en avant a le plus de chances de marcher. Et si plus de monde consomme un contenu, forcément, il y a plus de monde pour en parler, créant un cercle vertueux ou vicieux selon le point de vue (si beaucoup doivent pester qu’on ne parle pas de leurs titres, je pense que Oda, Urasawa, Toriyama et autres apprécient qu’on les mette toujours en avant).

Et pour ce qui est du risque, en tant que consommateurs, je pense qu’on préfère tous aller vers des contenus qui ont le plus de chance de nous parler, dans le sens où nos budgets sont tous limités. Dépenser 7 à 30 euros dans un volume n’est pas un acte anodin, et me concernant, je sais que je tiens à éviter au maximum de regretter une dépense. Cela tient aussi au fait que toutes les œuvres entrent en concurrence, et de ce fait, acheter un volume qui au final nous déçoit alors qu’on aurait pu aller vers quelque chose de plus à notre goût est un risque réel.

Et ce risque peut être pondéré par le fait d’aller vers des valeurs sures et des choses que l’on connait déjà. Partant du principe que la majorité du lectorat découvre le manga par le biais de titres déjà connus, découverts grâce à la mise en avant par des pairs, la pub, ou autre, rester dans ce qui ressemble à ce qu’on connait déjà est un réflexe naturel. Encore une fois, le succès appelle le succès.

Pour le reste, cela ne peut venir que d’un cheminement personnel, couplé éventuellement à l’aide de personnes partageant les mêmes passions, qui peuvent nous aider à faire des choix éclairés. Et c’est donc là qu’on en revient au fait que le cercle vicieux du succès n’est pas forcément une fatalité.

Car si même moi, qui suis un parfait exemple du lecteur de base aux goûts ultra conventionnels, arrive parfois à découvrir des titres moins connus qui me marquent pourtant profondément, je me dis qu’il est possible pour tout le monde, à un moment ou à un autre, au hasard d’une recommandation, arrive à faire la rencontre d’un titre qui le/la marquera durablement, alors même que le titre en question n’est pas forcément connu.

C’est pour ça qu’il faut quand même continuer à mettre en avant régulièrement et avec le plus de passion possible les titres moins en vue qu’on aime, car je pense sincèrement qu’il y aura toujours une ou deux personnes pour sauter le pas, et partager notre enthousiasme. Et ça me semble au final le seul moyen de faire en sorte qu’ils trouvent leur public.

Car un des gros soucis liés à ce cercle vicieux vient surtout du fait que les titres qui ont le plus grand succès empêchent parfois les autres d’exister, soit parce qu’ils n’intéresseront pas les éditeurs, soit parce qu’ils seront édités mais pas réimprimés (quand les séries ne sont pas carrément interrompues). Et sur ce point, même dans le cas de titres qui ne m’intéressent pas du tout, je trouve toujours triste de les voir sombrer dans l’oubli sans avoir la possibilité de toucher un nouveau public.

Par contre, il ne faut pas culpabiliser de ne lire que des titres ultra connus, et de même, ne pas faire culpabiliser les gens pour ça. Il ne faut pas oublier qu’on reste dans le domaine des loisirs et que les gens n’ont pas forcément envie ou besoin d’aller voir dans la pléthore de titres pour y trouver leur compte. On peut trouver ça énervant que certains titres qu’on voudrait avoir ne soient pas édités chez nous, mais je pense au fond que ce n’est pas la faute du public, qui n’a pas d’obligation à s’intéresser à tout ce qui existe.

De ce fait, merci de bien vouloir acheter en plusieurs exemplaires chaque manga de Rensuke Oshikiri disponible en France, parce que rien n’est à jeter, et surtout, je veux qu’on continue de nous sortir ses titres ! Merci d’avance, je vous revaudrai ça !

34 commentaires

  1. C’est indéniable, je te rejoins sur le fait que les titres qu’on vois le plus mis en avant (par les éditeurs et les influenceurs) sont ceux qu’on parle le plus ou qui bénéficie d’un kit presse / collector qui fait un sujet d’actualité facile à faire et qui donne de bons résultats facilement.

    Comme tu le dis également, on n’a pas tous un budget manga illimité (même si parfois je me demande quand je vois que certains dépense 80€ sur le bon coin pour un tome collector de One pièce qui en coûte 10€) et ça se répercute sur nos achats. C’est pour ça que j’hésite grandement à acheter certaines séries comme KEMONO INCIDENTS ou SHINE qui ont déjà plus d’une dizaine de tome de sortie mais sont toujours en cours, ça représente un certain budget si je dois tout rattraper et je ne sais même pas encore quand elles seront terminées.

    C’est frustrant mais on a juste à espérer qu’une adaptation animé de l’une de ses œuvres pas très connu vois un jour le jour pour ajouter de l’intérêt à la série (aka demon slayer), ou que le mangaka deviennent plus connu avec la sortie de l’un de ses autres œuvres (coucou Fire Force et Chainsaw man).

    Après ne démoralisons pas totalement, le bon côté des choses de ses titres qui font l’unanimité sur un petit public font que la communauté derrière est très solide et continuera à acheter les tomes peut-importe le manque de communication (comme A journey Beyond Heaven ou KAGUYA-SAMA).

    Par contre ce qui m’énerve le plus haut point, c’est que certains éditeurs ne font même pas l’effort de juste annoncer quand un volume sort. C’est encore pire que de ne pas avoir de mise en avant sur le titre, parce que là, tu ne sais même pas qu’il existe.

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    • J’avais zappé de te répondre !
      Plus que ne pas annoncer quand un tome sort (même si ça donne vraiment le sentiment d’un désintérêt de l’éditeur pour le titre), c’est le fait quune série tombe dans les limbes et ne soit pas réimprimée, voire interrompue en cours de publication qui me dérange le plus. Et c’est sûrement le vrai côté négatif de ce cercle vicieux du succès, le fait que des titres ne pourront pas avoir une vraie carrière, voire même n’arriveront pas chez nous, faute de ventes suffisantes.

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      • Merci de ne pas m’avoir oublié :smiling_face_with_tear:
        J’avais oublié ce cas également, c’est vrai que c’est frustrant de découvrir un titre bien plus tard et découvrir qu’il n’est plus éditer et qu’on doit vendre un rein pour le trouver d’occasion

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  2. Très bon article où tu décortiques bien le phénomène et ce qui conduit à cela. C’est effectivement très dur de lutter contre les algorithmes et les envies des gens.
    J’aime me considérer comme une lectrice éclectique avec un peu de mainstream mais surtout beaucoup de titres plus discrets dirons nous. Je plaisante souvent en librairie en disant que j’achète ce que les libraires ne vendent pas autrement ^^! Alors j’ai un plaisir certains quand j’ai des retours de lecteurs qui ont acheté ces titres un peu grâce à moi (en toute humilité oui xD).
    Après, effectivement parler beaucoup beaucoup de 2-3 titres qu’on adore et qui ne sont pas montés au pinacle, ça peut fonctionner, comme Booktrotter avec Haikyu avant qu’il soit célèbre ou toi avec A journey beyond, puisque vous m’avez tous deux fait craquer, mais faut faire des choix sur les titres à vanter et je ne sais pas faire ><
    Alors en attendant, je vais aller zieuter du côté de Rensuke Oshikiri que je n'ai toujours pas découvert mais faut me pardonner j'ai du mal avec son style graphique *pas taper*

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    • C’est normal d’avoir du mal avec le style de Oshikiri, mais il faut vraiment réussir à passer outre car une fois dedans, on se rend compte que l’auteur a vraiment travaillé son style justement et maîtrise vraiment bien ses effets. Donc je t’encourage à tenter quand même (j’avoue, l’article était presque un prétexte pour parler de l’auteur et de A Journey Beyond Heaven 😅).

      Je me considère aussi comme assez éclectique, mais en même temps je sais que mes pratiques de loisir vont vers des choses assez faciles d’accès, quel que soit le médium.

      Mais je ne pense pas que ce soit un problème en soi, czst surtout dommage quand cette attention accaparée par les mêmes titres finit par empêcher d’autres d’exister.

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  3. L’occasion de rappeler que Marvel n’a pas inventé le principe d’univers cinématographique, mais que c’est Universal qui a mis ça en place avec ses anciens films de monstres.

    Et venant d’un studio qui a le mot « Univers » dans son nom, c’était du jamais vu à l’époque.

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  4. Le harcèlement pour « A journey beyond Heaven » jusqu’au bout xD (la ME peut te remercier)

    Urasawa… pas mainstream ? Je rejoins ton avis, ça va avec le fait qu’il y a des gens qui ne le connaissent pas (comme tu dis, s’ils ne sortent pas du cercle des nekketsu…) et quand je disais que je le lisais, je me faisais mépriser en mode « C’est qui ? » TT

    Sinon, je rejoins tout ton article et je dirais que dans mes lectures de mangas, je suis pire que toi à l’heure actuelle : je me dirige vers des rééditions de mangas d’il y a plus de 10 ans, plus conventionnelle tu meurs xD

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    • Oui, j’ai déjà lu que Urasawa n’est pas mainstream, tout comme Berserk (alors que bon, hein…), ça dépend de nos cadres de référence on va dire.

      Figure toi que chez Pika on m’a effectivement remercié pour A Journey (et Omake m’a aussi dit que ça leur faisait plaisir de voir que j’étais aussi enthousiaste sur Rensuke Oshikiri, ils m’ont même demandé lesquels de ses titres m’intéressent le plus pour une sortie française, faut pas jouer avec mes nerfs comme ça 😅).

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      • Ah ouais, trop classe ! Ben tu me l’as projeté dans mon top 3 de mes prévisions mangas, ils sont conscients qu’il n’y a sûrement pas qu’un ou deux péquenots sur qui ça a marché !

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      • Oui, et j’en suis ravi !
        Je ne sais pas à quel point ça peut peser dans la balance, mais j’aime à penser que ça peut faire un peu effet boule de neige. Si 10 personnes arrivent à convaincre 10 personnes, ça commence à devenir intéressant !

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  5. L’analyse me semble plutôt bonne, je vais rebondir sur quelques points.

    – Concernant Urasawa, je dirais oui et non. Oui parce que c’est un nom hyper connu. Je le connais, tu le connais, tout le monde en a entendu parler. Mais combien ont réellement lu ses titres ? Perso je sais que je m’y suis toujours pas mis. Peut-être que ça me fait un peu peur de me confronter à un auteur star et de ne pas aimer. C’est sans doute ça, oui. Reste que, dans les faits, même si le nom et les œuvres sont hyper connues, eh bien techniquement je connais pas, vu que j’ai pas lu. Et ça, c’est une donnée importante. Donc je dirais « entre-deux ». Parce que c’est toujours délicat d’aborder des auteurs et des œuvres qui sont considéré.e.s comme cultes depuis des années, des dizaines d’années avec un afflux de nouvelles œuvres toujours plus important au fil des années.

    – Pour ce qui est de la promotion, j’ai envie de dire « quand on veut on peut ». Alors oui, c’est bien d’avoir envie d’apporter plein de titres et de diversité sur le marché du manga. On a énormément d’éditeurs et des catalogues foisonnant à plus savoir qu’en faire. Quand Kaze veut faire la promo en grande pompe de Mashle ou de Kaiju n°8 ça marche. Les autres titres de leur catalogue n’auront jamais le droit à un même traitement. Mais est-ce que l’éditeur s’en donne la chance ? Sans doute pas.
    Je dis pas que tous les titres peuvent y prétendre, mais un Frieren chez Ki-oon, comme j’en discutais avec d’autres personnes, aurait très bien pu finir en fond de catalogue chez une autre maison qui achète des droits à tour de bras. Mais Ki-oon a pris le temps de le bichonner, parce qu’ils n’ont pas un nombre incalculable de nouveautés. Résultat ? Des pubs à tous les coins de rue dans Paris, un premier tirage à 120k exemplaires et un probable carton annoncé. Est-ce pour autant que le titre s’installera dans la durée, je n’en sais rien et il est trop tôt pour dire à quel point le public accrochera. Ce ne sera jamais le nouveau Jujutsu Kaisen ou Chainsaw Man, mais il a sa chance de conquérir un large public et de devenir un titre suivi des prochaines années. L’exemple est un peu facile et si tout le monde faisait pareil, on n’aurait pas toute la diversité que l’on a actuellement, mais d’un autre côté ce serait peut-être aussi plus facile de choisir, breeeef, ça reste une équation compliquée.

    De la même façon, j’aurais pu céder aux sirènes de A Journey beyond heaven vu l’appui massif sur les réseaux sociaux et une petite comm’ un peu visible, mais les couvertures m’attire pas, j’arrive pas encore à me motiver pour.

    – Sur le budget je te rejoins totalement. C’est vraiment parce que j’y mets beaucoup (trop ?) d’argent tous les mois que je peux me permettre d’expérimenter plein de sorties et tenter aussi bien un We Never Learn qu’un Réimp’. C’est bien sûr une question de goût avant tout, et on sent facilement avec l’habitude les titres qui peuvent nous plaire, mais il peut nous arriver de nous tromper. Ce qui fait que, malgré ce budget important, je me restreins encore à ne pas tout tenter. Je n’ai pas essayé Blue Flag, je n’ai pas essayé A Journey beyond heaven, je n’ai pas essayé Gloutons et dragons. J’en tire un peu de regrets quand je vois certaines critiques à l’égard de ces titres, mais quand je vois à quel point Blue Period a bonne presse là où je m’ennuie un peu… on se retrouve réticent à essayer de s’élargir.
    (Fort heureusement en grand fan de thématiques sociales et de shojo, le catalogue d’Akata fait beaucoup de bien à la diversité de ma mangathèque en plus d’y apporter des titres courts)
    Mais c’est pour ça que ce que tu dis est important, il faut continuer d’en parler, et à force, c’est ce qui me convainc à essayer Blue Flag prochainement (je pense commander l’intégrale à mon libraire parce que je peux me le permettre et malgré tout ce que je lis déjà). Même pour une ou deux personnes, ça vaut le coup.

    Mais j’aimerais évoquer un dernier point que tu as oublié, à l’heure actuelle il existe UN moyen de promotion ultime qui a fait ses preuves par deux fois récemment : l’animation.
    Quand elle est de qualité, les ventes explosent pour les titres qui suivent. Le meilleur exemple en est bien sûr Demon Slayer, qui est sorti de l’oubli du fond de catalogue d’un Panini ressuscité à temps pour devenir un des best sellers et shonen phare de ces dernières années.
    L’autre exemple plus récent date de cet hiver, avec Sexy Cosplay Doll / My Dress-up Darling, dont l’anime de qualité a fait s’envoler les ventes au point que je ne trouve pas le dernier tome chez mon libraire pour rupture de stock. Et on m’a conseillé de commander pour les prochains… c’est dire l’effet que cela a eu. (alors certes, l’anime a aussi un atout charme majeur avec Marine pour booster les ventes hein, on a compris)

    Malheureusement, peu de titres auront la chance d’avoir une telle exposition. À l’heure où le marché de l’animation se réunit essentiellement sur Crunchyroll et est massivement consommée, c’est un atout indéniable pour des titres plus confidentiels. Reste que si comme « Arte » l’adaptation n’est pas incroyable, l’effet sera minime. Mais avec le poids des plateformes de SVOD, cela peut quand même mettre un peu en lumière et participer à l’augmentation des ventes. Comme pour les blogs, même pour un ou deux clients en plus, c’est déjà ça…

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    • Je t’avoue que si je n’ai pas parlé des animes, c’est tout simplement parce que ça ne m’est pas venu à l’esprit, tellement j’en regarde peu. Mais tu as raison, ça peut être un levier de viabilité assez phénoménal.

      Pour lz reste, concernant l’exemple de Urasawa comme auteur qui n’est pas mainstream, je le prend différemment de toi. D’une part, quand on parle de mainstream en manga, pour moi, ça reste spécifique à la sphère manga. Évidemment que quelqu’un qui ne lit pas de manga n’a sûrement jamais entendu parler de lui. Mais dans notre sphère, j’ai quand même le sentiment queca reste un nom bien connu et identifié même si on ne le lit pas. C’est comme ça que je le voyais.

      Pour ce qui est des moyens mis dans la promo, on est d’accord que c’est avant tout des choix des éditeurs, mais je pense quand même que ces choix sont liés à cette industrie du risque et ce besoin de grosses locomotives pour financer tout le reste. Ils choisissent de mettre les moyens sur ce qui peut assurer la plus grande rentabilité plutôt que sur des titres qui même poussés ne pourront pas toucher autant de monde. En tout cas je le vois comme ça.

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      • Ah mais pour Urasawa je le prends comme toi, par rapport à l’univers manga et pas en général. Mais je me dis que même si son nom est mainstream, sans avoir touché une seule de ses œuvres, c’est un peu dur de dire « je connais ». C’est un « je connais en gros ». Et le fait qu’il y ait un auteur derrière (puisque pour Urasawa on peut parler d’auteur), ça me fait me dire qu’on est vraiment à la limite du mainstream. Sans être dans la niche, on commence quand même à rentrer dans le un peu confidentiel. J’y pense parce qu’on entend beaucoup parler de Fujimoto en ce moment et c’est un peu le même sujet, des titres accessibles et grand public, mais quand même un côté « auteur » à part. Du coup je me dis qu’on est + à la frontière.

        Et pour la promo bien sûr il y a une grande part de risque, de toute façon tout le monde ne peut pas se comporter comme Ki-oon et eux-mêmes ont mis du temps à en arriver là. Mais le cas de Frieren me semble intéressant parce que c’est vraiment un manga qui aurait pu avoir son public confidentiel chez n’importe quel éditeur, sauf que Ki-oon a choisi d’en faire une locomotive. Et ça je trouve ça très fort, très audacieux. À voir ce qu’il adviendra de ce titre, si ça peut inspirer les éditeurs à prendre + de risques sur des middle sellers…

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      • C’est vrai que c’est un cas intéressant Frieren. Peut être que le succès au Japon a influé sur la décision de Ki-oon aussi. J’ai l’impression que les lecteurs sont très attentifs à cet aspect et que ça crée une certaine attente, qui permet peut être d’être plus confiant quand on le lance en France.
        Il semblerait aussi que Ahmed Agne aime particulièrement le genre et que c’était un coup de cœur éditorial (certes, on peut dire ça pour la forme, mais ça peut éventuellement aussi peser dans la balance).

        A voir par la suite, j’apprécierai j’avoue des mises en avant plus conséquentes pour des titres qui sortent un peu du pré carré du shonen d’action.

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    • Je ne sais pas si je parlerai de travail, mais c’est certain que c’est aussi un point positif du blogging de pouvoir mettre en avant des titres moins connus, même si comme je l’ai dit, ça fait toujours moins cliquer que les titres déjà connus malheureusement.

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  6. Encore un article très intéressant qui me touche tout spécialement pour avoir dernièrement essayer de faire parler un peu de ces titres qui ont loupé le coche et qui s’ils ne sont pas interrompu il est aujourd’hui impossible de les trouver à prix décent.

    Je vais tout d’abord te remercier une fois de plus pour ces titres que jai pu découvrir grâce toi (A journey… Et Switch me on).

    Certes, ce ne sont pas les articles les plus consultés (parce que je pense que, finalement, beaucoup recherche d’avantage à en savoir plus sur ce qui leur plaît plutôt que de chercher à découvrir LE manga qui serait passé inaperçu – ce que je comprends, il est naturel de creuser une passion ou un centre d’intérêt) mais ils le sont et comme toi je me dis que petit à petit, même si une seule personne découvre ce manga alors j’aurais contribué à ma très petite échelle à faire vivre un titre que j’aime bien.

    Reste qu’effectivement, les editeurs n’investissent ni à gros risques ni à pertes (parce que le d’une boîte, ça reste de faire de l’argent et non de couler) en mettant en avant les titres qui marchent, façon d’augmenter les profits et comme tu le dis de porter ceux du catalogue qui se vendent moins.

    Après je trouve comme toi dommage qu’il n’y ait pas ne serais-ce qu’une mise en avant sur les réseaux d’autres petits titres (sans aller jusqu’à les mettre sur la BNF, une photo du volume, une planche, un petit mot du CM) donnerait parfois une petite visibilité à ces titres sans coûter quoi que ce soit à l’éditeur.

    Bref, je ne sais pas si j’ai dis tout ce que j’avais à dire mais comme je me suis perdue je vais arrêter là 🙂

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    • C’est déjà très intéressant ce que tu signale. C’est vrai que parfois, certains titres sur les réseaux sociaux semblent être lâchés comme ça, ça ne doit pas coûter cher de Tweeter dessus de temps en temps, c’est un peu dommage de lâcher l’affaire si vite.

      Et c’est vrai que peu lu ne veut pas dire pas lu, et que parfois ça peut quand même faire découvrir un titre de qualité à quelques personnes, et ça c’est toujours top ! Et je suis d’ailleurs ravi d’avoir reussi à te convaincre à plusieurs reprises 😉

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  7. Il est vrai que les titres qu’on voit le plus sont ceux qui ont la meilleure promotion et que les influenceurs relaient énormément à leur sortie (Spy x Family, Kaiju, Freien pour n’en citer que quelques uns) ou les gros classiques que tout le monde connait.

    Pour ma part, j’ai un esprit de contraction très développé et plus je vais voir un titre passé sur les réseaux moins je vais être tenter de le lire ou en tout cas je vais attendre que la tempête passe avant d’aller y jeter un œil 😅.

    En ce qui concerne mon rôle de blogueur, j’agis de la même façon. J’apprécie évidemment que mes articles soient lus et je vois bien ce qui fonctionne ou pas sur mon blog mais en vrai je n’y fais pas très attention (si je faisais attention à mes stats, j’aurais arrêté mon blog il y a longtemps 😂). Je préfère avant tout lire ce qui me plait plutôt que de lire ce qui aura des vus. Si les deux peuvent se coupler, c’est l’idéal mais à choisir, je me refuse de lire quelque chose à contrecœur, juste pour avoir de la visibilité.
    Du coup, je dois paraître pour un blog outdated parce que je chronique plus de vieux titres ou des mangas peu connus que des nouveautés mais bon, au moins ça me plait et je me dis que ça crée de la diversité 🤷‍♀️

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    • Pour moi il n’y a pas de date de péremption si ça peut te rassurer 😉

      C’est toujours intéressant d’avoir des retours sur des titres de toutes époques selon moi.

      Et je crois que voir beaucoup de foins sur certains titres suscite ça chez beaucoup. Moi ça a souvent tendance à me rendre curieux, mais au final j’ai souvent une grosse déception par rapport aux moyens investis qui ne sont pas proportionnels à la qualité des titres.

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  8. Tu soulève un point intéressant n’empêche. Bien sûr, parler des trucs mainstream ça aide pour la visibilité et on ne va jamais cracher dans la soupe, mais parler des oeuvres qui le sont moins, ça peut aider à le devenir.
    De mon côté, l’article lecture le plus de mon blogs est le webcomic Love is an illusion puisque les lecteurs et surtout lectrices recherchent les scans tout simplement, ça je le sais et j’ignore même si elles ont lu l’article (mais bon, au moins ça me fait pas mal de visites). J’ai l’impression que le titre est pas mal populaire du côté des fans de boys love.

    Je préfère lire les blogs (ou regarder de temps en temps les stream de Caroline Segara sur Twitch) pour découvrir de nouveaux titres qui viennent de commencer ou qui ne sont pas forcément connus afin d’élargir ma ligne d’horizon. Pour ce qui est de Youtube, je n’ai jamais regardé des vidéos autour des manga car je sais que ça ne va parler que des plus connus et ça ne m’intéresse pas forcément de les regarder (mon ex m’avait envoyé un lien du Chef Otaku à l’époque. Je ne l’ai jamais regardée parce que je n’avais pas envie de la regarder dans l’immédiat mais plus tard, je me suis dit que je n’avais pas forcément envie de perdre une quarantaine de minutes).

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    • Je t’avoue que quand j’ai commencé à m’intéresser au manga, j’ai regardé beaucoup de vidéos qui m’ont permis de découvrir des titres dont je n’avais jamais entendu parler genre… Hunter X Hunter, Sun-Ken Rock ou autre ! Que des gros titres en réalité, mais pour le coup quand on est pas dans la sphère manga, on n’en a en général jamais entendu parler.
      Mais je me suis rendu compte que très rapidement j’ai justement arrêté car je n’entendais parler que des mêmes titres et pas toujours dans des termes en phase avec ma vision des choses.

      Ah ça, l’article sur lequel on tombe en cherchant des scans, je n’ai pas ce cas mais les articles consultés juste dans l’espoir d’avoir des illustrations de persos à poil, ça m’arrive constamment 🤭

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  9. Merci pour cet article réflexion, comme je ne suis pas dans la sphère « manga » (en tous cas, pas niveau réseaux sociaux, youtube etc… même si twitter commencent à me mettre des recommandations), j’arrive mieux à comprendre comment tout ça fonctionne.

    Le truc c’est que pour des nocives ou des personnes non renseignées (comme j’ai pu l’être), on ne se rend pas compte de tous les titres qui sortent. Il y a pas mal de manga que j’ai commencé quand j’étais jeune juste parce que j’en avais entendu parler ou que j’avais vu l’anime à la TV alors qu’ils n’étaient pas spécialement à mon goût. Je me dis que c’est dommage, quand je vois le nombre de manga qui m’intéressent maintenant, mais que je n’ai plus le temps ou le budget =(

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    • Oui, je pense que pour tous les domaines c’est pareil, quand on est pas à fond dedans, on n’a pas idée de la richesse qu’il y a étant donné qu’on voit par le prisme de ce qui est le plus mis en avant.

      Et la problématique du temps et du budget n’aide pas non plus, c’est certain.

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  10. Il y a plusieurs années, les référencements internet étaient bien différents. Malheureusement, l’argent a pris le pas sur le partage et la connaissance.
    Personnellement étant une vieille blogueuse, mon référencement est différent dans le sens où mes anciens articles et surtout images me ramènent perpétuellement du monde. Par contre pour mes nouveaux articles c’est différent, ils peinent à être référencé mais là encore mon « ancienne » existence me donne une visibilité meilleure que quelqu’un de nouveau ou même moi quand je crée de nouveaux sites. Là je vois bien que le fonctionnement a été modifié.
    Pour ce qui est de youtube c’est une véritable calamité. Mon mari ayant une chaîne sur ce support, il me raconte que google lui envoie des tutos pour réaliser ses vidéos pour qu’il ait plus de vues (et donc plus de pubs, bein oui, google dit ça pour lui et non pour les créateurs de contenus !). Problème : cela uniformise les vidéos dans le visuel et surtout dans le contenu.
    C’est le même principe sur les réseaux sociaux.
    Reste que je suis et serai toujours partisane de rester soi-même. Si le succès doit être au rendez-vous, et bien il le sera parce que les gens viendront pour vous, votre diversité et non parce qu’il y a la même chose qu’ailleurs.
    Quand je vois le succès de mon compte insta sur City Hunter, je suis estomaquée. Je n’ai jamais rien calculé, c’est pour m’amuser, pour le plaisir de partager… et ça cartonne ! Dernièrement j’ai eu une personne qui m’a dit : « wouah, enfin un compte sur City Hunter en français ! ». Et oui, cela tient parfois à peu de choses…

    En tout cas, s’il y a bien une chose qu’il faut retenir, c’est de savoir pour quelles raisons on crée du contenu. Si c’est pour la « gloire » et bien ok, cela signifie qu’il faut appliquer une certaine recette dont parler de ce qui est « à la mode ». Mais si c’est pour le plaisir, là, il faut juste s’écouter et laisser libre court à ses envies 🙂 .

    Merci pour ce sujet !

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    • Oui, c’est certain que le principal est de se faire plaisir en écrivant (surtout que je pense que ça se ressent à la lecture).

      J’abordais la question de la visibilité, surtout en perspective par rapport à la visibilité des titres dont on parle, de cette sorte de cercle vicieux du succès. Car je dois avouer que j’ai quand même une certaine frustration quand j’ai envie de mettre en avant des titres peu mis en avant, et qu’au final, ça n’intéresse personne. Vraiment plus pour les titres en eux-mêmes que pour mes stats.

      J’y pense notamment concernant les mangas de Omake Manga, j’ai une grosse affection pour l’éditeur car il a amené Rensuke Oshikiri en France, mais comme c’est un petit éditeur, dès que je parle de leurs titres, je sais que ça n’aura que peu d’écho, et du coup, je ne suis pas sur que ça puisse avoir un impact positif pour l’éditeur. Mais je continue quand même de les mettre en avant en espérant que ça puisse susciter la curiosité chez certaines personnes parfois.

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      • Rien que le fait d’en parler, c’est une bonne chose. Et puis c’est ce que les gens peuvent aimer c’est à dire lire quelqu’un qui va parler de titres moins connus. On n’y pense pas mais c’est très important et cela a beaucoup plus d’impact qu’on ne le pense !
        Toute chose a un début, il faut bien commencer quelque part et mettre un focus sur un titre et bien c’est un début !
        Il ne faut surtout pas vouloir que tout le monde adhère, ce serait une grave erreur. Certains sont faits pour lire que les titres mainstream et beaucoup d’autres aiment la diversité. Je m’en suis aperçue avec le temps. Contrairement à ce que l’on peut penser, la diversité attire parce qu’elle paraît « exotique », « peu conventionnelle » et par conséquent elle permet de se différencier. Et dans un monde où tout s’uniformise à tour de bras, faire quelque chose de différent est un moyen de sortir du lot 🙂 .
        Moi quand je lisais des manga il y a 25 ans, je paraissais bizarre. Ce n’était pas du tout mainstream. Et si nous avions arrêter (la petite communauté de fans de l’époque) parce que c’était « étrange » de lire « à l’envers » et bien le manga n’en serait pas là aujourd’hui. Il faut des pionniers. Et c’est comme cela que tu dois te voir mais ce n’est pas facile parce qu’il y a une impression de prêcher dans le désert. Mais comme je l’ai dit plus haut : il y a quelqu’un qui lit tes articles et qui va aller voir, acheter ces titres… La boule de neige au départ n’est qu’un flocon 🙂 .

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  11. Lecture très intéressante où met le doigt sur pas mal de choses.
    Je pense que c’est bien de mettre ce genre de réflexions en avant dans lesquels pas mal de monde peu se retrouver et être d’accord.
    J’ai l’impression que tout ce que tu évoques peut se décliner pour toutes les formes d’art ou de culture. Ce sont presque toujours les mêmes formes de cinéma, de musiques, de BD, de littérature (un peu moins peut être) qui sont mis en avant. Des facteurs comme l’algorithme youtube ou google sont bien évidement à prendre en compte mais je pense que ça tiens de la culture personnelle de chacun.
    Si l’on a grandis en ayant accès à des propositions culturelles originales et sortant des normes (même adapté aux enfants), on va plus facilement chercher ce que l’on connait et qui n’est pas forcément grand public. Alors que si on a grandis avec autour de soi un accès à la culture très normé, c’est normal je pense de s’y intéresser en premier et ensuite de faire petit à petit des découvertes autres (au rythme de chacun). Donc beaucoup de personnes vont d’abords
    Ce que j’essaye maladroitement d’expliquer est que ces phénomènes viennent d’un effet de masse. Des millions de personnes aiment One Piece donc des millions de personnes en parlent et cela se remarque plus sur internet que de rares articles parlant de A journey Beyond Heaven par exemple. C’est triste à dire mais on va plus facilement vers la culture que l’on connait.
    Personnellement, je n’ai toujours rien lu de Togashi quand bien même son œuvre m’intéresse alors que je suis de près depuis des années tout ce que publie Cornelius, Le Lézard Noir ou la collection Mad In de kana. Et ce n’est pas pour ça que je suis plus cultivé qu’un autre (au contraire^^) c’est juste que je vais comme tout le monde vers ce que je connais en premier pour être sur d’aimer.
    Je pense qu’on est tellement submergé de culture ces derniers temps que cet effet d’aller vers ce que l’on connait en premier est amplifier.
    Désolé ce que je dis est flou mais j’ai l’impression que c’est une sorte de fonctionnement systémique qui fait que les créateurs de contenus parlent en premier d’œuvres déjà connus car c’est ce que beaucoup de personnes attendent.

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    • Ce que tu dis n’est pas flou du tout rassure toi, et je pense que tu as tout à fait raison. C’est vrai que je n’avais pas pensé aux habitudes culturelles liées à l’éducation (pourtant je connais un peu mon Bourdieu, faut pas déconner !), c’est aussi quelque chose qui entre en compte, c’est évident.

      Mais en effet, je pense qu’on constate ça dans tous les domaines, et que ça ne date pas d’Internet non plus d’ailleurs !

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      • C’est une question complexe que tu évoques dans ton article et je pense qu’il y a plein d’élément à prendre en compte (tu en as évoqués beaucoup et je vois que ça a créer du débat c’est cool)

        Oui internet doit juste accentuer tout ces effets mais ça date d’avant internet

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