Mon avis sur… Beastars T.18 de Paru Itagaki

Beastars 18

À mesure qu’on se rapproche de la fin de Beastars (22 tomes), on sent une montée en intensité sur certains pans de l’intrigue, mais surtout, Paru Itagaki arrive encore et toujours à nous surprendre. Au détour d’une scène, d’un développement de personnage ou d’une composition particulièrement astucieuse, elle rend chaque nouveau volume de sa saga marquant et passionnant. Ce dix-huitième ne déroge pas à la règle.

Merci à Ki-oon pour l’envoi de ce volume.


Mon avis sur les tomes précédents : Tomes 1&2 – Tome 3 – Tome 4 – Tome 5 – Tome 6 – Tome 7 – Tome 8 – Tome 9 – Tome 10 – Tome 11 – Tome 12 – Tome 13 – Tomes 14&15Tome 16Tome 17
Beast Complex : Tome 1


Après 17 tomes, j’estime que je ne m’adresse plus qu’aux gens qui suivent la série, de ce fait, je me permets des spoils ci et là en fonction des éléments que je souhaite évoquer. Si vous vous demandez toujours si la série vaut le coup d’être lue, la réponse est évidemment oui, mais surtout, vous avez des liens vers les articles concernant les autres tomes.

Ceci étant dit, en quoi ce nouveau volume est encore une réussite en tant que lecture prise à part, mais aussi en tant qu’élément d’un tout ? D’abord, le retour rapide à Cherryton est l’occasion de creuser un peu la relation d’amitié entre Legoshi et Jack, mais aussi de constater des changements profonds dans l’institut. Les carni et herbis sont désormais séparés, et loin d’améliorer les choses, on sent que le cadre de vie s’est considérablement dégradé. Les activités de club sont en sursis lorsqu’il s’agit de clubs mixtes, comme l’est le club de théâtre.

Concernant Jack, il permet de mettre en avant un nouvel élément thématique très intéressant : les cinq meilleurs élèves, tous des chiens, ont droit à des cours particuliers en tant que future élite. Ces cours ne sont pas une sinécure cependant car il porte notamment à leur connaissance les éléments les plus sombres de l’histoire animale, notamment un conflit d’envergure qui a opposé carnis et herbis avant que l’ordre social soit celui qu’on connait.

À travers le récit de Jack, la distinction entre nature et culture et ce qui cimente les civilisations est évoqué. Et si on aimerait un approfondissement de cet aspect dans les prochains volumes, Itagaki ouvre, comme à son habitude, une nouvelle piste de réflexion passionnante. Mais surtout, elle montre le lourd poids à porter pour le labrador, contraint d’apprendre les aspects les plus sombres des animaux de toutes espèces.

Autre élément passionnant, et qu’il était impossible de voir venir, avec une petite scène autour de Bill, le tigre qu’on a rapidement appris à détester, lui qui avait agressé Legoshi au début de la série, lui laissant d’horribles cicatrices dans le dos. On sait qu’il va régulièrement au marché noir manger de la viande, et il se retrouve face à un cruel dilemme le jour où il se sert un œuf… qui s’avère fécondé. Alors qu’il pense condamné, il se dit qu’il n’y aurait aucun mal à le manger, jusqu’à ce que Pina débarque et lui dise qu’il est encore possible de le sauver.

C’est alors que les deux, aidés d’un camarade volatile, vont finalement réussir à nourrir et faire grandir le petit, qui deviendra un beau poussin. Ils le confiront finalement à la police afin de lui trouver un foyer, mais on sent que durant ce laps de temps, Bill s’est fortement attaché à lui et a découvert un aspect de sa personnalité qu’il ignorait. Un développement de personnage inattendu, magnifique et émouvant, qui sonne particulièrement juste.

Mais c’était décidément trop de bonheur et de douceur, de ce fait, on a droit à un petit détour par le marché noir, de plus en plus en effervescence. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter tant Melon semble en prendre le contrôle. C’est sur ce point qu’on sent vraiment qu’on approche du climax de la série. Et cette excursion est l’occasion d’ouvrir encore une fois l’histoire, en fin de volume, vers un nouveau développement pour Legoshi, au détour d’une rencontre avec des personnages qui pourraient encore une fois le faire évoluer.

Marché noir

En résulte un tome encore une fois brillant, où Itagaki reste constante dans le talent, faisant avancer son intrigue à grands pas tout en proposant des moments de pause bien sentis, à la fois intéressants sur le plan thématique et touchants, rajoutant une pierre à un édifice déjà impressionnant. Et il reste encore 4 volumes pour parfaire ce chef d’œuvre d’ores et déjà marquant.

6 commentaires

  1. Arrivé à ce stade de l’intrigue, je n’ai qu’une chose à dire : si leu deux derniers tomes étaient traités conjointement dans un même article comme ce fut le cas pour les deux premiers, cela fermerait parfaitement la boucle.

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  2. Jack est un tel rayon de soleil. Son amitié avec Legoshi permet des scènes tellement touchantes. Le voir endosser un tel poids ça fait vraiment mal au cœur. J’admire l’autrice de tenir sa série sur autant de tomes, avec toujours une avancée dans l’intrigue principale et des scènes du quotidien. Comment ne pas avoir de l’affection pour Bill après cette histoire avec le poussin ?

    Aimé par 1 personne

      • Bill est également l’un des personnages que je déteste le plus dans « Beastars ». Même s’il n’est pas premier dans la catégorie « Personnages masculins détestables » de mon classement sur cette œuvre. Mais dans la catégorie « Personnages masculins sympas », Jack est troisième.

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      • La case où il revient vers le policier pour revoir le visage du poussin, ça a fini de m’achever. Elle arrive vraiment à nuancer ses personnages, c’est un sacré atout.

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