Découverte des classiques : Tomie de Junji Ito

Tomie

Lorsque Mangetsu a annoncé son arrivée dans le monde de l’édition de manga, la nouvelle d’une collection dédiée à Junji Ito a fait grand bruit, et m’a particulièrement intrigué. Ils ont rapidement précisé quelques titres à venir, en particulier celui qui inaugurait la collection : Tomie, tout premier manga de l’auteur. Une idée somme toute logique pour débuter. À grand renforts de communication sur les réseaux, l’arrivée du titre semble déjà couronnée de succès puisque l’éditeur a annoncé des réimpressions avant même la parution du titre. Voyons donc ce qu’il en est, car il y a énormément à dire.

Un grand merci à Mangetsu pour l’envoi de ce gros volume.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’avais envie de proposer dans un premier temps une petite réflexion sur l’idée d’une collection dédiée à un auteur, ainsi qu’un petit rappel sur qui est Junji Ito.

Resituer l’auteur et la collection

Comme je l’ai dit, Mangetsu a beaucoup mis en avant lors de son lancement cette fameuse collection Junji Ito. S’il n’y a pas réellement de logo ou de mention qui vienne identifier la collection, il semblerait quand même que les titres annoncés aient une unité éditoriale avec des formats identiques et des chartes graphiques similaires. J’apprécie personnellement ce genre d’initiative qui permet d’avoir des mangathèques harmonieuses. Mais surtout, étant obsédé par la notion d’auteur, l’idée que sous-tend cette collection me parle tout particulièrement.

Avant de pousser la réflexion, précisons qu’après Tomie, l’éditeur nous proposera Sensor le premier septembre, titre récent de l’auteur (2018) jusqu’alors inédit en France. Il a été annoncé que Mangetsu avait obtenu les droits de toute l’oeuvre du mangaka à l’exception notable de Gyo, Spirale et La Déchéance d’un homme, tous trois chez Delcourt Tonkam. Ainsi, entre éditions rafraîchies d’ancien classiques, recueils de qualité et nouveautés, Mangetsu frappe fort pour les fans d’horreur et de l’auteur.

Tomie

Sachant que l’éditeur a mis les petits plats dans les grands, proposant des titres en grand format, le même que celui que propose Delcourt pour Spirale et Gyo, avec préface d’un intervenant de prestige (le cinéaste Alexandre Aja pour Tomie, et Hideo Kojima, grand ami de Ito a été annoncé pour Sensor) et postface analytique et assez dense de Morolian. Le tout pour un prix tout à fait honnête par rapport à la densité de l’ouvrage (750 pages pour 25€ pour Tomie, Sensor sera à 15€ pour 240 pages sauf erreur de ma part). Seul écueil selon moi, un papier un poil trop fin, qui fait qu’on a tendance à voir à travers les pages parfois. Rien qui ne dérange fondamentalement la lecture, mais compte tenu du souci du détail global de ces éditions, cela me semblait important de le signaler. 

Sensor

Quoi qu’il en soit, l’achat est d’ores et déjà indispensable à la fois pour l’oeuvre en elle-même (formidable), et pour le parti pris éditorial fort. 

Je ne sais pas si beaucoup d’éditeurs ont déjà proposé ce genre d’initiative de collection dédiée à un auteur. J’ai seulement en tête l’exemple de Tezuka chez Delcourt Tonkam avec la collection récente de toute beauté. Il y a bien des cas de mise en avant d’auteurs, comme la collection Sensei chez Kana, ou plus simplement le goût de certains éditeurs pour des auteurs spécifiques (Asano et Urasawa chez Kana, Arakawa chez Kurokawa, Oshikiri chez Omake, etc…), mais mettre un focus en faisant une collection dédiée à un auteur en particulier me semble assez rare.

Et pourtant, c’est une initiative qui me parle tout particulièrement. Dans le monde du manga, on sait que la création est quelque chose d’éminemment collective, puisque les auteurs (parfois seuls, parfois collectifs) travaillent de concert avec leur responsable éditorial, toute une batterie d’assistants, et aussi en fonction des desiderata de leur hiérarchie et des retours des lecteurs. Bien entendu, d’un magazine ou d’un format à l’autre, tout ceci peut varier considérablement, mais l’idée est qu’il est compliqué parfois de sentir la patte d’un auteur au sein d’une oeuvre. De même, l’importance accordée aux séries longues dans le médium fait que l’on a souvent tendance à avoir des auteurs liés à une grande oeuvre et à rien d’autre (Kishimoto restera identifié comme étant l’auteur de Naruto, comme Oda celui de One Piece ou Isayama celui de L’Attaque des Titans).

Mais il existe aussi des mangakas considérés comme des Auteurs avec un grand A, au style reconnaissable, aux obsessions récurrentes. Je ne sais pas comment cela se manifeste au Japon, mais la France a une grande tradition de la figure de l’Auteur, héritée de la littérature mais aussi du cinéma et de « la politique des auteurs » chère à la Nouvelle Vague. Ainsi, analyser une oeuvre par le prisme de l’Auteur est chose récurrente, et contribue à ce que la « grande oeuvre » nourrisse chaque petite.

De ce fait, en proposant une collection dédiée à Ito, Mangetsu met l’Auteur au cœur des débats, et a selon moi très bien choisi à la fois l’auteur et l’oeuvre pour ouvrir le bal.

Car Tomie est tout simplement le premier titre de Junji Ito, débuté en 1987 alors que le mangaka était prothésiste dentaire, et achevé en 2000. 13 ans de publication, à raison d’un chapitre de ci de là, pour au final accoucher d’une grande oeuvre protéiforme de plus de 700 pages, où l’on ressent à la fois une forte autonomie dans les intrigues en même temps qu’un sentiment de continuité. La publication pas vraiment suivie se mariant fort bien avec le discours global de l’oeuvre et la structure narrative assez libre (et répétitive, ce qui ne gène en rien à la lecture).

Ainsi, proposer une collection dédiée en débutant par le premier titre de l’auteur a du sens et permettra à un large public de découvrir par les origines Junji Ito. Sullivan Rouaud avait avoué lors d’un live Twitch qu’il aurait aimé débuter la collection avec Spirale, souvent considéré comme un des sommets de l’oeuvre de Ito, mais je trouve personnellement le choix de Tomie parfait. 

Évidemment, première oeuvre oblige, on débute avec un style très peu affirmé en terme d’esthétique, et des dessins pétris de défauts, mais on peut d’autant mieux apprécier l’évolution du trait de l’auteur. De plus, l’écriture était déjà à l’avenant et en seulement deux chapitres, il pose toutes les bases de ce que sera le titre.

Ito Death StrandingTitre qui est par ailleurs auréolé d’une aura culte au Japon, en partie de par le fait que Ito soit devenu au fil des ans le « maître de l’horreur », au point où Hideo Kojima avait fait appel à lui pour travailler sur le projet avorté Silent Hills (il n’est par ailleurs pas interdit d’imaginer certains restes dans ce qui est ensuite devenu Death Stranding, projet bancal mais passionnant à analyser). L’aura culte du manga se sent notamment dans les multiples adaptations animées et cinématographiques qu’il a connu (9 films quand même !) et un projet d’adaptation par Alexandre Aja, dont je ne sais pas s’il est toujours d’actualité.

Un titre, vous l’aurez compris, important à la fois dans la carrière de son auteur et dans l’histoire du manga horrifique. Mais surtout, un manga hypnotique, riche et somptueux. Il est donc temps de voir en quoi ce titre est si réussi, et justifie amplement l’investissement !

Mon avis sur Tomie

Tomie, c’est le personnage principal du manga, que j’aurai du mal à qualifier d’antagoniste. C’est plutôt pour moi la représentation d’une idée, d’une peur, d’une angoisse… Voire des peurs et des angoisses au sens large. Tomie est une jeune lycéenne assassinée par un de ses camarades, et découpée par toute la classe. Mais qui revient après cette mise à mort barbare, et se multiplie. En deux chapitres, Ito impose son personnage et sa mécanique implacable. 

Tomie (2)

Tomie est une figure immortelle, qui se multiplie à chaque nouvelle mise à mort (brutale si possible), et qui invite les personnes qui la rencontrent à la tuer encore et encore. Ceci dans une répétition morbide, jusqu’à la fin du volume, ouverte sur l’idée terrible que, au fil des histoires, Tomie s’est déjà multipliée à l’infini, au point d’être certainement partout.

Elle est évidemment le cœur du récit, et son seul liant. Car nous suivons plusieurs histoires courtes, parfois sur un chapitre d’une trentaine de pages, parfois sur plusieurs pour arriver à une centaine. Mais dans tous les cas, la mécanique reste toujours aussi implacable.

TomieLa structure répétitive, loin d’être un défaut, est au contraire l’élément qui met en exergue la profondeur et la richesse thématique du titre. On y ressent les angoisses (essentiellement masculines) qui traversent une vie, notamment la vie de l’auteur. La postface nous confirme qu’il a longtemps eu une peur des femmes, ce qui lui a certainement inspiré le personnage de Tomie. Mais de nombreuses peurs viennent se greffer, peur de la vieillesse, de la parentalité, de la laideur, etc. Des peurs, et souvent des tabous, profondément ancrés, proposant une richesse interprétative inattendue au récit. De ce point de vue, les 13 années sur lesquelles s’est étendue la publication contribuent à la richesse de l’oeuvre.

On y voit non seulement la maturation d’un auteur, mais l’évolution des craintes d’un homme, devenant mari et père au fil des histoires, et mettant sur papier les angoisses liées à tout ceci. Cet aspect m’a semblé particulièrement évident au détour d’une histoire où une jeune femme est embauchée pour s’occuper d’un bébé, qui est en fait une version difforme de Tomie, qui ne fait qu’hurler et finit par la rendre folle. J’ai été saisi, en tant que jeune papa, par la façon dont Ito a réussi à retranscrire l’angoisse du jeune parent dépassé par son bébé et la fatigue émotionnelle qu’il entraîne. Et en réussissant à renvoyer à des expériences finalement proches de la réalité, il semble nous dire que cette tentation du passage à l’acte est ancrée en nous.

Et si j’évoque ce chapitre en particulier, c’est parce que c’est sans doute celui dans lequel je me suis le plus projeté. Mais une des très grandes forces du récit, comme je l’ai déjà signalé, est qu’il arrive à épouser de nombreuses peurs et névroses assez universellement partagées. Que ce soit dans le rapport à l’autre sexe, et au sexe en général, au vieillissement, à la communauté, à la parentalité, ou à des sentiments et émotions extrêmes, Tomie est toujours là pour agir en catalyseur de tout ceci, et montrer comment tout peut basculer dans l’horreur.

Tomie semble ainsi être une figure qui arrive à parler à ce qu’il y a de plus négatif et de plus enfoui en nous, et touche où il faut pour déclencher un passage à l’acte chez les gens qui tombent sous son emprise. De ce fait, en plus d’être une pure figure monstrueuse flirtant régulièrement avec le body horror, elle devient également un objet théorique ouvert à de multiples interprétations, comme souvent avec les grandes figures monstrueuses.

En conclusion

Ainsi, avec Tomie, Junji Ito et Mangetsu frappent extrêmement fort. En nous permettant de découvrir l’oeuvre fondatrice du mangaka, qui l’a accompagné des années durant, on entre de plein pied dans un imaginaire monstrueux d’une grande richesse, où Ito arrive à tirer le meilleur de son personnage iconique. Pour ma part, je connaissais déjà l’auteur pour Le Journal des Chats, manga très particulier dans son oeuvre, étant une comédie autobiographique sur ses chats, mais surtout pour Spirale.

Il me semble qu’il y a une continuité esthétique et thématique entre les deux, exploitant une figure fascinante (Tomie et la Spirale qui donne son titre à chaque ouvrage) qui amène les personnages aux confins de la folie. Si Spirale est une oeuvre sur le capitalisme d’après la grille de lecture proposée dans la postface, Tomie est résolument axé sur les angoisses et les névroses humaines dans leur ensemble. Ainsi, sa structure narrative répétitive, loin d’être une béquille, confère au contraire encore plus de force au titre, semblant nous dire que quoi que l’on fasse, on ne peut se soustraire à ces névroses, comme on ne peut se soustraire à Tomie, qui revient toujours démultipliée.

En résulte une oeuvre d’une richesse impressionnante, et particulièrement marquante par la noirceur qui s’en dégage. Par le biais de cet article, j’ai tenté de capturer une petite partie de cette richesse, qui est nourrie des angoisses de chacun et chacune, exactement de la même façon que le personnage de Tomie se nourrit de celles de ses victimes. Car si ce manga est si marquant, c’est évidemment grâce à son personnage principal, qui semble nous tendre un miroir vers ce qu’il y a de plus négatif en nous.

24 commentaires

  1. La difficulté de créer une collection d’un auteur est colossale, et c’est bien dommage. C’est très bien ce que peut se permettre Mangetsu (au-delà du lancement ou du talent de l’auteur en question). Avoir la possibilité de réunir un maximum d’œuvres du même auteur, prolifique, sous une même bannière est une garantie pour les fans d’avoir quelque chose d’uniforme dans leur propre collection. Mais on le voit rien qu’avec Ito, trois titres échappent à Mangetsu car déjà sous le giron de D/T.

    C’est un de mes grands drames, mais j’aurais adoré une politique d’auteur autour des travaux de Shuzo Oshimi. Akata avait ouvert la voie avec Dans l’intimité de Marie. Mais le succès de ce dernier a dû susciter des convoitises, la concurrence s’est faite plus rude par la suite, et on a retrouvé l’auteur chez Ki-oon ou Pika. Alors, certes, c’est aussi commun pour les auteurs japonais d’écrire pour plusieurs magazines et donc de ne pas non plus avoir cette uniformité. Mais la réalité de la guerre commerciale me fait toujours un peu mal quand elle crée une certaine disparité là où on pourrait avoir une unité d’auteur.

    Mais notre marché n’est peut-être pas assez bien installé pour garantir à un lancement de fonctionner. Le pari de Mangetsu n’est pas si idiot parce qu’il doit y avoir une demande pour le genre horreur et pour cet auteur qui n’est, peut-être, pas assez présent sur nos étals.

    Dans tous les cas, l’initiative est bonne, aucun problème là-dessus. Même si la collection « Mangetsu » restera incomplète. À voir cela dit si cette ambition pourra être renouvelée avec d’autres auteurs ou autrices. Hiromu Arakawa semble être une priorité chez Kurokawa, mais de là parler d’unité… Et puis, elle a un travail sûrement plus disparate que Junji Ito. Un jour peut-être ?

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    • Oui, il est clair qu’il faut batailler pour conserver toute l’œuvre d’un auteur. C’est vrai que c’est un petit écueil de ne pas avoir eu les 3 qui sont toujours chez Delcourt, mais je salue malgré tout l’initiative. Il me semble qu’ils auraient d’ailleurs aimé faire une collection Tetsuya Hara, mais au final ils ont quelques titres plus confidentiels, dont certains dans l’univers de Hokuto no Ken.
      Ca me fait penser à Ki-oon qui a fait une très belle collection Tsukasa Hojo, qui ne contient au final que ses travaux les plus confidentiels et aucune de ses grosses séries.

      J’ai le sentiment qu’il y a la tentation des éditeurs français de faire certaines choses qui se confrontent à la réalité des ayants droits, et qui font le mieux qu’ils peuvent avec ce qu’on leur donne.

      J’espère par exemple que Omake continuera à éditer Oshikiri que j’identifie à cet éditeur en particulier vu qu’ils ont sorti trois de ses titres chez nous.

      En tout cas c’est vraiment une démarche qui me parle en terme éditorial, et j’espère que celle de Mangetsu autour de Ito sera couronnée de succès et donnera à l’éditeur l’envie de le faire avec d’autres.

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      • Oui, on souhaite tout le succès possible à Mangetsu dans cette entreprise, et on espère voir fleurir d’autres initiatives du genre avec d’autres auteurs chez d’autres éditeurs. Mais comme dit, il y a la réalité des ayant-droits, et la réalité de la compétitivité des éditeurs sur notre sol, où chacun chercher à tirer son épingle du jeu et profiter d’un mangaka en vogue.

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  2. Ton avis me donne envie de relire Tomie en prenant l’édition de Mangetsu (ma première lecture fut possible il y a des années grâce à un médiathèque).
    Il est toujours difficile d’acquérir l’entièreté de l’œuvre d’un auteur (surtout quand il faut acheter les droits chez des éditeurs japonais différents) mais je trouve qu’on y viens peu à peu en France grâce à certains éditeurs comme Kana, le Lézard Noir (ex Umezu), Akata (ex Minoru Furuya), Cornelius (ex Tsuge), Ki-oon (Gou Tanabe même s’il n’ont pas tout les titres de l’auteur) ou certains auteurs chez Imho.
    J’aime énormément quand un éditeur a ce genre de démarche et je suis content de voir que Mangetsu a cette démarche pour plusieurs auteur dont Junji Ito.
    Perso, j’ai surtout hâte de lire les prochains Junji Ito arrivant en automne.

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    • Oui, je sais qu’en effet, c’est pas toujours facile, voire parfois impossible de récupérer tous les droits d’un auteur. On le voit là avec le cas de Ito où justement, Mangetsu n’a pas eu trois de ses œuvres. Mais j’apprécie la démarche et je tenais à le souligner du coup. En tout cas si tu en as envie, cette édition est de qualité malgré le papier un poil fin.

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  3. Junji Ito, c’est un auteur que j’ai récemment apprès à connaître grâce à Morolian sur Twitter mais que je n’ose pas approcher, un peu comme une enfant à la fois fascinée et terrifiée par le monstre caché sous le lit. Les œuvres d’angoisse m’intriguent, mais l’aspect body horror me réfrène car j’ai peur d’avoir un blocage, voire une angoisse si forte que je vais devoir stopper ma lecture sans avoir la possibilité d’aller jusqu’au bout. D’un côté, ça prouverait que ce maître de l’horreur aura su avoir un fort impact sur moi. Mais des images tirées de ses œuvres m’ont déjà bien marqué comme Tomie aux deux visages ou la fille avec ls spirale dans le visage (et son œil que j’imaginais faire un bruit crissant en roulant tout au fond de la cavité…) Peut-être un jour que je sauterais le pas. Ta review donne envie de tenter l’aventure ! Et le concept d’histoires avec Tomie en fil rouge m’intrigue aussi (et voir en un tome une évolution de treize ans dans le trait, c’est tout aussi fascinant.

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    • Je comprends tout à fait ton appréhension. Sans être un gros adepte de body horror, c’est quelque chose que j’apprécie déjà au cinéma à petite dose. Par exemple je suis un gros fan des films de Cronenberg qui est un des maîtres en la matière.

      Il vaut clairement mieux savoir où on va avant de se lancer pour justement éviter d’être traumatisé. Pour le coup je recommanderai plus Tomie que Spirale pour tester, je le trouve un peu moins hard d’un point de vue personnel, et surtout je l’ai trouvé encore meilleur même si Spirale est déjà très fort !

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  4. Quel bel article. Junji Ito est, oui, le maître de l’horreur. Pour ma part, je suis très très fan !

    J’ai du lire tout ce qui est sorti en français (Spirale reste ma référence, j’avoue, c’est une belle claque).

    J’ai fini par craquer sur Tomie de Mangetsu. J’aime beaucoup le travail de l’éditeur sur l’œuvre. C’est un bel ouvrage de collection.

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    • Oui, en dehors demon petit reproche sur la transparence du papier, je suis plutôt conquis !

      Je découvre Ito personnellement. J’ai lu Spirale il y a quelques semaines, et sinon je n’avais lu que Le Journal des Chats auparavant.
      Mais je vais approfondir avec plaisir son œuvre !

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