Mon avis sur… Les Carnets de l’Apothicaire T.2 & 3 de Itsuki Nanao et Nekokurage

Carnets de l'apothicaire

Après un premier tome très intéressant qui posait ses personnages et son cadre, j’étais très intrigué par ce que la suite des Carnets de l’Apothicaire allait nous réserver. Car on sentait bien qu’on n’avait fait qu’effleurer la surface et que les auteurs pouvaient nous proposer davantage. Et par bonheur, c’est effectivement ce qui s’est passé, avec les tomes 2 et 3 dont il va être question ici, qui densifient le récit, et prennent un rythme de croisière vraiment plaisant.

Je remercie Ki-oon pour l’envoi du tome 3.


Mon avis sur le Tome 1


Alors que l’on continue de découvrir la série en France, elle continue sa vie au Japon avec bientôt neuf tomes, et semble confirmer sa place de titre solide, au succès plus que correct. Rappelons que le manga est adapté d’une série de romans, et qu’il y a d’ailleurs une seconde adaptation en cours chez un autre éditeur. Ici, nous avons celle publiée dans le Big Gangan de Square Enix, par ailleurs celle qui remporte le plus de succès.

Nous reprenons dans le second volume directement après la conclusion du premier. Alors que Mao Mao prend ses marques dans le palais impérial, elle continue de faire face aux intrigues de cour, aux manigances et aux tentatives de meurtres en tous genres. Rappelons que la jeune fille a une formation d’apothicaire, et s’est elle-même administré des doses de nombreux poisons, lui offrant une grande expertise dans le domaine ainsi qu’une immunité conséquente. Des attributs qui seront fort utiles au sein du palais.

Mao MaoCes deux nouveaux tomes étoffent à la fois la jeune héroïne, qui s’affirme de plus en plus et dévoile sa capacité à montrer les crocs, où à soudoyer certains hommes pour arriver à ses fins. De ce fait, si on insiste bien sur son manque de charme par rapport aux autres femmes (encore que), on voit surtout qu’elle compense ça par son intellect, des connaissances et compétences étendues, et une vraie capacité à analyser les individus et les choses.

Ce faisant, elle devient clairement le gros point fort de la série, tant son écriture s’étoffe et nous permet d’avoir un point d’ancrage fort, du fait du charisme de la jeune fille. On va d’ailleurs en apprendre davantage sur elle dans le troisième tome, au gré d’une sortie dans le quartier des plaisirs.

Toute cette partie hors de la cour du palais impérial met en exergue la complexité des rapports homme/femme, qui sont des rapports de domination évidents. Cet élément est par ailleurs récurrent, devenant même une des thématiques centrales de la série. Le cadre du récit étant particulièrement propice à une étude de caractère en lien avec ce sujet. 

Sujet qui, s’il est traité avec sérieux, sait aussi être exploité de façon plus légère, que ce soit dans des quiproquos ou des situations mettant en avant avec humour les faiblesses masculines (que vous devinerez facilement). Et encore une fois, sur ce point, Mao Mao sait tirer son épingle du jeu pour exploiter ces failles avec délice.

Et dans tout ça, la structure d’enquête avec recherche d’indices sur des empoisonnements et autre est toujours présente et très bien exploitée, puisque chaque volume propose au moins une scène qui s’apparente à un crime. Charge à notre jeune apothicaire de découvrir ce qui se cache sous tout ça à chaque fois.

Mao Mao

Le tout dans un ensemble toujours aussi flatteur esthétiquement, sur ce point, les somptueuses couvertures ne mentent pas. L’univers aux inspirations chinoises est particulièrement travaillé, que ce soit dans les décors, mais aussi les vêtements, un de mes petits plaisirs esthétiques. On a l’occasion de voir de nouvelles parures qui flattent la rétine, tout comme des environnements plus variés lorsque l’on arrive dans le quartier des plaisirs. Et quel que soit le lieu, les femmes qu’on y trouve sont de toute beauté, et bénéficient d’un soin très appréciable dans le design.

En résulte deux tomes qui confirment les belles qualités déjà entrevues dans le premier volume, et qui se permettent même de monter en gamme. En étoffant le récit et en invitant Mao Mao à s’affirmer, les mangakas rendent la lecture encore plus prenante. Ainsi, via son concept séduisant, son cadre dépaysant et son personnage principal très réussi, Les Carnets de l’Apothicaire continue d’être une excellente surprise, qui a encore un beau potentiel d’évolution. La suite en juillet !

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