Les reco’ manga du papa : Power Gamer Adventure de Kazuyoshi Seto

Power Gamer Adventure

Étant friand de mangas destinés à la jeunesse qui ne prennent pas les enfants pour des idiots, je me suis rendu compte que Nobi Nobi était un peu devenu mon pourvoyeur principal en la matière, puisque sur 4 articles dans la catégorie des « reco manga du papa » concernent des séries de cet éditeur. Et la donne ne change pas avec ce nouveau numéro, puisqu’il va être question de Power Gamer Adventure, nouvelle série courte qui vient de débarquer chez nous. Voyons donc en quoi ce premier volume ne manque pas de charme pour plaire à un lectorat jeune, mais aussi à leurs parents !

Avant de commencer, un grand merci à Nobi Nobi pour l’envoi de ce premier tome. Je vous invite à faire un tour sur le site de l’éditeur afin de lire le premier chapitre de la série, qui donne un très bon aperçu de l’ambiance globale et de la structure narrative du titre.

Skill Saiba est un gamer invétéré qui trouve un jour une mystérieuse cartouche de jeu noire. Dès lors, il se retrouve à affronter, dans la réalité, des monstres venus du monde des jeux vidéo ! Mais s’il perd la partie, il perd aussi la vie… Le jeune garçon, devenu un Power Gamer, va devoir faire preuve d’ingéniosité et de dextérité pour venir à bout de ces adversaires hors du commun ! Heureusement, il pourra compter sur l’aide d’un nouvel ami tout en pixels… Que la partie commence !

Avant de commencer, précisons que Power Gamer Adventure est une série de Kazuyoshi Seto terminée au Japon en 4 tomes, prépublié de 2017 à 2020 dans le Bessatsu Coro Coro Comics de Shogakukan. L’auteur n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne la passerelle entre le jeu vidéo et le manga puisqu’il avait déjà fait une adaptation du jeu vidéo 3DS Little Battlers Xperience en deux volumes. Mais ici, nous sommes face à une création originale qui prend le monde du jeu vidéo comme cadre de référence.

Et dès la jaquette, on sent bien le récit sous influence vidéoludique prononcée, que ce soit les renvois évidents à Minecraft, Mario et également une map en fond qui évoques quelques JRPG bien connus. Et si j’accueille en général ce genre de pratique référentielle avec une certaine méfiance, je suis aussi ouvert à la chose si le récit exploite ces éléments correctement, ce qui par chance est plutôt le cas ici.

Ce premier tome nous présente notre jeune héros, Skill Saiba, gamer chevronné particulièrement doué, comme son nom l’indique, qui va trouver une cartouche de jeu particulière qui va faire de lui le Power Gamer qui pourrait sauver le monde des monstres de jeux vidéo qui se matérialisent dans notre réalité, aidé du bloc ? (inspiré de Mario donc) du nom de Cube.

Ainsi, ce volume adopte une structure assez classique, où chaque chapitre est l’occasion d’un nouvel affrontement avec un monstre, Cube octroyant à chaque fois une arme aléatoirement choisir à Skill, qui sera, vous vous en doutez, totalement pourrie à chaque fois. De ce fait, le jeune héros doit ruser et user de toutes les compétences d’analyse acquises au fil des parties et des jeux pour vaincre ses ennemis.

De ce fait, la série met énormément en avant l’idée que le jeu vidéo apporte des connaissances théoriques et des compétences pratiques transférables dans la vie réelle. Et même si dans ce manga, c’est d’autant plus vrai que le héros affronte des monstres sortis des jeux, il n’empêche que même sans cette fantaisie, il s’agit d’une chose qu’on peut apprécier, travaux de recherches à l’appui (car oui, le jeu vidéo est un champ de recherches scientifique des plus fertiles, notamment dans les domaines de la psychomotricité et des neurosciences).

Ainsi, le titre est clairement une ode aux aspects positifs du jeu vidéo, et délivre de ce fait un message vraiment plaisant, à même de flatter le public gamer. Évidemment, tout ceci est un peu idéalisé, car on est quand même avant tout dans une série jeunesse plutôt ludique, mais le fait de montrer le jeu vidéo comme un vecteur d’échange et de connaissances est vraiment appréciable.

Et tout le reste du titre est à l’avenant. La structure répétitive du récit n’est pas du tout problématique, d’autant plus si on se place du point de vue des enfants, principales cibles du manga. L’auteur se focalise sur l’idée d’affrontements successifs, qui fait très jeu vidéo à l’ancienne dans l’âme, en arrivant à se renouveler grâce aux astuces que Skill doit utiliser pour vaincre. De même, on se plait à voir les nombreuses références, avec des renvois visuels évidents quand ce n’est pas des noms de jeux qui sont détournés pour une question de droits. Et le manga étant récent, les jeux évoqués le sont parfois tout autant, mais je vous laisse le plaisir de découvrir cela.

Enfin, le trait de l’auteur, s’il n’est pas le plus personnel qui soit, est très propre et contribue à nous mettre dans l’ambiance. Ainsi, ce premier volume est une belle petite surprise, et la promesse d’une petite aventure rondement menée de la part de Kazuyoshi Seto (même son nom renvoie à Final Fantasy VII !). 4 tomes me semblent tout à fait suffisants pour passer un très bon moment de détente devant cette série qui s’annonce soignée, exploitant avec intelligence son concept. Juste ce qu’il faut pour plaire à des enfants gamers… et à leurs parents !

 

6 commentaires

  1. Super article 🙂
    Le titre me fait un peu pensé à cube arts qui sait aussi inspirer des graphismes de Minecraft.
    ça me rassure que ce sois une histoire originale et que l’auteur soit adepte des séries courtes. Parce que je trouve que souvent les adaptations de jeux vidéo en manga sont assez mauvaises

    Aimé par 1 personne

    • Je t’avoue que je n’ai pas lu énormément d’adaptation de jeux vidéo en manga. J’ai lu quelques adaptations de jeux Nintendo et ça n’a jamais été concluant pour moi. Par contre les séries Level 5 chez Nobi Nobi sont très bonnes à mes yeux, malheureusement super courtes et très dépendantes du jeu vidéo.

      Mais du coup, en effet, le fait que ce soit une création originale est un très bon point.

      Aimé par 1 personne

      • J’en ai lu quelques une mais oui ceux comme Yokai watch qui n’adapte pas forcément l’histoire des jeux sont très bonne.
        C’était surtout certaine adaptation de chez Mana Books (Danganronpa, Steins:gate, nino kuni par exemple) qui font généralement 2 à 4 tomes que je trouve moins bonne.

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    • Sur la jaquette ils disent à partir de 8 ans, mais je pense que ça peut être lu à partir du moment où l’enfant c’est bien lire, car il n’y a aucun contenu qui pourrait choquer ou être problématique.

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