Premier contact avec… Seven Deadly Sins de Nakaba Suzuki

J’ai dit de nombreuses fois ces derniers temps que je ressentais moins d’intérêt pour le shonen nekketsu, sur la base de plusieurs déceptions consécutives ou simplement de séries qui me parlaient moins avec le temps. Sauf que je me rends compte que je lis encore beaucoup de titres du genre, et beaucoup qui me stimulent pas mal. Ainsi, après avoir longtemps résisté, j’ai fini par céder à l’appel de Seven Deadly Sins, bien aidé par l’arrivée du 41e et dernier tome en France, qui fait qu’on parle un peu plus de cette série en ce moment.

Et, je dois aussi l’avouer, j’ai du mal à résister aux offres promotionnelles, ce qui a fait que j’ai rapidement cédé à l’appel des trois premiers tomes, à 3 euros chacun… Avant de vite acheter les trois suivants. Et clairement, j’ai très hâte de continuer. Voyons donc pourquoi cette série me plait vraiment beaucoup.

Resituons la série

Seven Deadly Sins est la seconde série de Nakaba Suzuki qui nous est arrivée en France. Il avait déjà 15 ans de carrière derrière lui avant de commencer son nekketsu phare, mais nous n’avons eu droit qu’à Kongoh Bancho en France auparavant. Depuis, face au succès de Seven Deadly Sins, son manga de patinage artistique Blizzard Axel nous est arrivé chez Nobi Nobi.

Mais c’est fin 2012 qu’il commence au Japon la prépublication de sa série phare, Seven Deadly Sins, dans les pages du Weekly Shonen Magazine de Kodansha, qui l’occupera pendant plus de 7 ans pour se terminer en mars 2020. Chez nous, le 41e et dernier tome vient de paraître, mais l’auteur a déjà commencé une suite directe dans les pages du même magazine au Japon. En plus de tout ça, on a droit aux classiques spin off en tous genres, ainsi qu’à une adaptation animée. Un parcours tout à fait classique pour un shonen au long cours à succès.

Le manga est librement inspiré de la légende Arthurienne selon son auteur, bien qu’il soit encore compliqué de voir à quel point l’auteur s’y réfère au stade où j’en suis (6 tomes lus). Il a expliqué en interview au Figaro avoir voulu d’emblée faire de la fantasy, mais avait besoin d’acquérir de l’expérience pour faire quelque chose de satisfaisant, expliquant qu’il ait travaillé sur d’autres séries pendant 15 ans avant de se lancer. De même, il est fasciné par les légendes arthuriennes depuis l’enfance, d’où le fait qu’il se les soit appropriées pour sa série qui sent bon le moyen-âge… Mais aussi une certaine vision du shonen qui semble un peu désuète aujourd’hui, comme on va le voir.

Le moyen-âge revisité

L’influence des légendes Arthuriennes sur Seven Deadly Sins se traduit dans un premier temps par le cadre de l’histoire. Nous sommes dans le royaume de Britania (inutile de préciser de quel pays c’est inspiré) et suivons Meliodas, ancien chef des Seven Deadly Sins qui donnent leur nom à la série, alors qu’il rencontre la princesse Elizabeth qui lui demande son aide afin de libérer son père du joug des chevaliers sacrés. Ni une ni deux, le jeune tavernier accepte car il cherche lui-même à retrouver ses amis et savoir ce qui s’est passé il y a 10 ans… Et en plus, la jeune femme est plutôt de toute beauté, dans la grande tradition du nekketsu, et Meliodas n’est pas insensible à son charme (on y reviendra).

Tout ceci sera donc l’occasion de partir dans une quête qui sent bon la grande aventure, respectant des codes assez classiques du genre mais traités avec soin dans un univers qui est d’ores et déjà très séduisant. Il faut dire que d’emblée, l’esthétique ultra travaillée de l’auteur saute aux yeux. Je trouve personnellement son trait et son style général absolument somptueux, et le fait de savoir qu’il travaille sans assistant rend le tout encore plus impressionnant. C’est selon lui le secret de ses visuels si reconnaissables, et je dois dire que si je suis un peu peiné pour lui rien qu’à penser au rythme de travail qu’il doit s’imposer, j’en suis ravi concernant le look de son manga.

En résultent des décors médiévaux très travaillés qui nous projettent d’emblée dans cet univers, qui sera je l’espère assez riche, quitte à user de poncifs classiques, cela ne me pose aucun soucis. Et le design des personnages est également à l’avenant, que ce soit dans leurs visages, morphologies ou également dans les tenues. Tout est particulièrement soigné et chaque planche est vraiment somptueuse, que ce soit dans les moments d’exposition, les dialogues, ou les affrontements, qui sont légion.

Et le tout crée une grande cohérence visuelle, avec très peu d’éléments qui dénotent malgré la modernité globale du trait. Je retiens quand même la tenue de Ban qui ne fait pas du tout médiévale, mais qui fonctionne finalement très bien avec l’ensemble.

Diane

Car on rencontre vite d’autres membres des Seven Deadly Sins, et chacun a droit à une caractérisation soignée, bien que restant très classique. J’aime tout particulièrement Diane, la géante proche de la terre et utilisant cet élément au combat. Mais il y a aussi King, le roi des fées, dont le look me rappelle furieusement la version d’Astro que Naoki Urasawa a dessiné dans Pluto. Et le dernier de la bande (pour le moment) est donc Ban l’immortel, qui a droit à la séquence la plus belle pour le moment à mes yeux au détour d’un flashback particulièrement réussi… que je vous laisserai découvrir.

Un casting encore une fois plutôt classique, mais dont les interactions fonctionnent très bien, que ce soit dans les moments de conflits ou dans ceux plus comiques. De plus, le côté « sept péchés capitaux » est plutôt ludique et donne envie de découvrir davantage pourquoi chaque personnage est associé à un péché en particulier. Et également de découvrir les trois derniers Deadly Sins, évidemment.

De ce fait, je trouve qu’en peu de tomes, Suzuki arrive à nous faire entrer dans son univers qui est efficacement dépeint, donnant envie de le découvrir plus en profondeur. Mais la mise en place de l’univers et des premiers enjeux (ici on en est encore à rechercher les Deadly Sins et leurs armes) n’est qu’une partie de l’œuvre, et un des aspects que j’ai le plus retenu est son côté un peu désuet dans l’utilisation de certains codes du genre.

Un récit qui sent les années 80-90

L’auteur ne cache pas s’être grandement inspiré des nekketsu qu’il lisait dans sa jeunesse pour Seven Deadly Sins, citant entre autres l’incontournable Dragon Ball. Et je trouve pour le coup qu’on sent énormément son influence dans ces premiers tomes, que ce soit dans son parfum d’aventure et son univers décomplexé, avec notamment Hawk le cochon qui parle qui rappelle… Oolong, autre cochon qui parle.

Rythme cardiaMais l’aspect qui m’évoque le plus les débuts de Dragon Ball est clairement celui qui fait le plus grincer les dents, et à juste titre : la relation entre Elizabeth et Meliodas. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce que le personnage masculin aille aussi loin dans les comportements déplacés. J’entends par là que, dès sa première rencontre avec Elizabeth, alors que celle-ci a perdu connaissance, il ne va pas hésiter à lui tripoter les seins, pour s’assurer que son cœur bat, bien entendu. Et après cela, on aura droit à un festival régulier, avec tenue de serveuse en mode mini jupe qui va bien, et Meliodas qui regardera en dessous sans scrupule. Il ira même jusqu’à lui enlever sa culotte sans même qu’elle s’en rende compte, ce qui sera un ressort lors d’une péripétie qui viendrait presque nous faire croire que Meliodas avait tout prévu.

Et Elizabeth semble vraiment bien le vivre, puisque non seulement elle ne va pas franchement le recadrer, mais il semblerait même que cette technique subtile d’approche porte ses fruits car on a déjà le sentiment qu’elle ressent un petit quelque chose pour le héros… Héros qui a déjà un certain âge mais qui garde une apparence assez juvénile, rappelant les héros de nekketsu assez classiques.

Je tenais à le préciser car tout ceci est traité d’un point de vue humoristique qui semble un peu à côté de la plaque par rapport à une vision un peu plus actuelle des choses. Car il faut l’admettre, à l’époque de Dragon Ball, je n’ai pas souvenir d’avoir vu des gens choqués par les seins à l’air de Bulma, le fait que Sangoku lui fasse « paf paf » ou qu’il enlève sa culotte. C’était pris pour de l’humour bon enfant, et je pense de ce fait que Suzuki le fait vraiment dans cette optique dans Seven Deadly Sins. Sauf que les choses changent, la façon d’appréhender certains comportements aussi, et il est donc normal de voir d’un mauvais œil le comportement de Meliodas.

J’ai déjà lu quelques textes parlant de ceci, indiquant qu’il y avait une raison derrière tout ça, mais soyons honnêtes, je pense qu’on crée une raison à posteriori pour justifier un comportement, et non l’inverse. Et si cela ne vient pas entacher la qualité de la série à mes yeux, il me semble normal de le signaler. Après, c’est une question de perception personnelle propre à chacun et chacune. Me concernant, je suis capable de prendre de la distance sur certaines choses afin que ça ne vienne pas influer sur mon ressenti global, quand bien même je m’en serai volontiers passé.

Ceci étant dit, vous l’aurez compris, le titre a un petit parfum d’aventure shonen à l’ancienne mêlé de modernité, aussi bien dans son écriture que dans son dessin, qui contribue à le rendre vraiment attachant à mes yeux malgré l’écueil évoqué précédemment.

En conclusion

De ce fait, s’il est bien évidemment trop tôt pour donner un avis global sur la série, je me suis surpris à très vite me prendre au jeu et particulièrement apprécier cet univers et ces personnages attachants. La recette est certes classique, mais le cadre de l’histoire a une certaine originalité, et surtout, Suzuki a su doser tous les ingrédients avec justesse pour tout de suite me happer.

Depuis que j’ai commencé à en parler, on m’a régulièrement donné des avis sur la série, je dois d’ailleurs avouer que ce sont les retours souvent négatifs sur la fin de la série qui m’ont fait hésiter, avant que je ne finisse par me lancer. Mais depuis, pas mal de voix se font entendre, indiquant qu’au contraire, la série est très travaillée depuis le début et qu’on sent un grand travail de la part de l’auteur pour donner du liant et de la cohérence à l’ensemble du titre. Si la cohérence ne fait pas tout, je suis dans tous les cas suffisamment conquis pour avoir envie de poursuivre au plus vite ma découverte.

Comme quoi, l’affect que l’on peut avoir ne tient pas forcément à grand chose. Ici, c’est le plaisir de l’aventure dans un cadre moyen-âgeux très bien retranscrit, une esthétique vraiment somptueuse (j’insiste là-dessus, mais le trait de l’auteur est vraiment magnifique à mes yeux) et des personnages très attachants malgré un héros un peu trop harceleur sur les bords. Encore une fois, une recette classique, mais tellement maitrisée qu’elle fait mouche une fois de plus.

Force est donc de reconnaitre que je ne suis finalement pas lassé du shonen nekketsu, et qu’au contraire, avoir plusieurs séries du genre sous la main est un plaisir pour moi, me permettant d’avoir ma dose d’évasion. Et vous l’aurez sans doute compris, je vais prendre plaisir à continuer à m’évader en compris des Seven Deadly Sins.

39 commentaires

  1. Il a vieilli celui-ci je trouve… Il a de grandes qualités notamment le travail fourni pour créer des personnages consistants (Ban est mon chouchou) après le traitement des arcs n’est pas égal sur la durée hélas, moi je me suis lassée…
    Et puis comme tu dis l’approche de la relation Méliodas-Elisabeth pose vraiment problème aujourd’hui, comme elle aurait dû déjà poser problème à l’époque d’ailleurs…

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    • L’aspect Meliodas Elizabeth semble problématique pour nous, mais j’ai l’impression que pour les japonais ça reste un truc tristement banal en manga. Je viens par exemple de lire le premier tome de « En Garde », un manga sur l’escrime, et le grand-père d’une des lycéennes de l’histoire tripote une de ses copines qui a une grosse poitrine, en mode « lol comme il est rigolo le papy pervers »

      C’est vraiment quelque chose que je n’imagine pas dans une fiction occidentale, je ne suis d’ailleurs pas sur d’avoir déjà vu ça hors production japonais.

      Sinon pour le côté inégal de l’ensemble, c’est un retour que j’ai vu souvent. Après, les nekketsu au long cours, c’est rare que la qualité reste constante. En tout cas pour ce début, je suis plutôt conquis.

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      • Je ne connais pas le manga que tu mentionnes mais effectivement c’est typiquement japonais (et maintenant un peu coréen aussi puisque certaines productions embrayent là dessus aussi) et même si certains mangakas font l’effort de dénoncer ce phénomène, nous ne sommes clairement pas sortis de l’auberge vu le temps que ça va prendre de faire progresser les mentalités… après il y a a des degrés dans le phénomènes aussi mais je pense qu’il ne faut pas lâcher le morceau et continuer à le dénoncer comme tu le fais…

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      • Personnellement, je ne sais pas si on peut dire que je dénonces, dans le sens où je suis dans un entre-deux. Pour moi c’est normal de l’évoquer, mais comme dans le cas de SDS, si je trouve ça problématique, j’arrive à passer outre.

        Disons que j’essaie de signaler par rapport à ma sensibilité ce qui me semble déplacé. Ici j’ai comparé aussi avec Dragon Ball parce que j’ai connu à l’époque, et je me souviens que personne n’aurait fait de remarque sur cet aspect. Du coup je trouvais intéressant de resituer ça culturellement parlant, avec les limites de mes connaissances sur le sujet.

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      • à mes yeux c’est une façon de dénoncer et j’apprécie parce que lire de tout c’est bien mais c’est encore mieux de prendre conscience des travers entretenus avec certains schémas narratifs…
        et comme je le dis souvent, c’est encore plus appréciable quand c’est un homme qui dénonce ça… 😉

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      • Hé bien je te remercie, ça me semble normal de parler honnêtement de ça et de ne pas passer ces points sous silence.

        Par contre quand je vais parler de Fairy Tail, même en dénonçant je serai bien obligé de reconnaître que j’aime particulièrement les personnages féminins de Mashima 😅

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      • C’est le paradoxe de l’humain d’aimer ce qui est problématique, l’idée n’est pas d’interdire d’aimer, ce n’est pas de faire culpabiliser mais bien dire que ce n’est pas la normalité et qu’il faut lire en conscience…
        et puis fairy tail est gentil comparé à des sun ken rock par exemple… 😉

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      • J’aime aussi Sun-Ken Rock 😅
        Mais clairement, Boichi a un soucis dans sa représentation des femmes dans son travail. Et en plus sa femme bosse avec lui…
        Je pense qu’au fond c’est un beauf érudit et que le côté beauf prend trop souvent le dessus sur le côté érudit (parce que mine de rien, il sait aussi travailler consciencieusement ses œuvres quand il veut).

        Pour le fait de ne pas interdire d’aimer tout en montrant que ce n’est pas la normalité, je suis parfaitement d’accord.
        D’ailleurs quand je releve des choses problématiques, j’essaie aussi de signaler que ça ne veut pas dire que si on aime on est soi-même problématique. Parce que je pense (à tort ou à raison ?) qu’une partie de la défiance et des réactions de mauvaise foi quand on souligne les aspects problématiques d’oeuvres aimees vient d’un mécanisme de défense parce qu’on a le sentiment d’être attaqué dans ces cas-là. En tout cas c’est comme ça que je le vois (et je ne suis pas sur d’être clair dans mes propos).

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      • Boichi a mon sens devrait être honnête et dire qu’il aime représenter des femmes dans ces états là, pas se cacher derrière du fan service…
        Je ne sais pas s’il bosse avec sa femme mais clairement il y a un problème de fond avec sun ken rock pas seulement l’aspect petite culotte qui est le sommet de l’iceberg… c’est le reste qui est malaisant… et bien il a pas mal gâché son histoire de départ mais ça c’est un avis perso :-p

        « Parce que je pense (à tort ou à raison ?) qu’une partie de la défiance et des réactions de mauvaise foi quand on souligne les aspects problématiques d’oeuvres aimees vient d’un mécanisme de défense parce qu’on a le sentiment d’être attaqué dans ces cas-là »
        ah mais tellement… En fait les gens prennent la critique pour eux au lieu d’interroger les conséquences qui peuvent découler d’un traitement problématique d’un sujet ou d’un autre… c’est du coup un éternel débat… sauf qu’on a parfaitement le droit d’aimer un truc qui pose problème du moment qu’on en a conscience…

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      • Je pense exactement pareil. Alors que je vois souvent des arguments qui n’en sont pas pour dire que telle représentation n’est pas sexiste ou autre, plutôt que de dire que si, ça l’est et qu’il faut en avoir conscience. Mais qu’on apprécie en ayant conscience de ça.

        Parce que les arguments qui reviennent toujours sont quand même édifiants, entre le fameux « une tenue moulante/qui laisse la peau transparaître de partout » est plus pratique pour se battre, ou encore « mais les mecs sont BG aussi dont c’est bon » en passant par le « les personnages féminins sont badass, donc c’est pas sexiste »… il n’y a rien qui va et je soupçonne quand même souvent les mecs qui utilisent ces arguments d’en avoir conscience.

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      • oui alors que personne ne leur demande d’arrêter d’aimer juste de prendre conscience de ce qui pose problème parce que justement, pour ma part en tant que femme ces arguments me rendent mauvaise…
        c’est pour ça que c’est bien qu’un homme le dise, les mecs se sentent moins agressés (hélas) quand c’est souligné par un homme… quand ça vient d’une femme ils se sentent agressés et la spirale infernale est fermée et il n’y a plus de dialogue possible c’est dommage quand même…

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      • Après quand ça vient d’un homme il y a aussi facilement le fameux « encore un SJW »

        Me concernant, je n’ai jamais été pris à parti sur ce point mais je pense que c’est parce que je suis bien entouré sur les réseaux et sur wordpress, fort heureusement. Mais c’est vrai que je ne me prendrai jamais dans la tronche tour ce que les femmes qui abordent ces sujets peuvent se prendre, tout comme je n’ai pas droit au fameux ton paternaliste et condescendant des gens qui vous explique à vous, femmes incultes, la vérité.

        Donc c’est en effet bien plus facile pour moi, c’est certain.

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      • C’est un « Social Justice Warrior », il me semble que c’est plutôt un terme péjoratif pour se moquer des gens qui revendiquent l’égalité en général et qui sont intéressés par des questions telles que le sexisme, le racisme ou le genre.

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      • j’aurai appris quelque chose, merci 😉
        arf c’est fou comme ceux qui essaient de faire avancer le smilblick sont stigmatisés dans de jolis cases bien péjoratives…
        En tout cas tant mieux si tu ne t’es jamais fait clacher, sur les groupes fb des fois je tente mais clairement c’est pas l’endroit où avoir et formuler des avis divergents, c’est pour ça que ça me fait plaisir de lire ton blog, c’est reposant 😉

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      • Hé bien si au moins venir ici te repose, j’en suis ravi ! Ce n’est pas moi qui irait au clash de toute façon. Parfois ça me démange sur les réseaux, mais mon crédo est de rester toujours dans la bienveillance, et de ne pas poster de message qui pourrait blesser ou énerver. Des fois c’est pas facile de se retenir, mais c’est quelque chose auquel je tiens.

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  2. Pour rester dans le vif du sujet, il est de bon ton d’indiquer quels sont les péchés désignés par le titre de ce manga. Ainsi que les démons associés à ces derniers.

    Voici comment cela fut mis en place à l’origine :
    • orgueil (démon : Lucifer)
    • avarice (démon : Mammon)
    • luxure (démon : Asmodée)
    • envie (démon : Léviathan)
    • gourmandise (démon : Belzébuth)
    • colère (démon : Satan)
    • paresse (démon : Belphégor)

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  3. On a déjà eu l’occasion d’en discuter mais entre le comportement de Meliodas et l’histoire à la limite de la pédophilie pour Ban (désolée mais la fille a le corps d’une gamine de 10 ans à tout péter 😅) je n’ai pas spécialement eu envie de continuer l’animé même si certains éléments me plaisaient bien, dont King. Je suis contente que tu aies trouvé un nekketsu qui te plaise à ce point et que tu fasses aussi la part des choses sur cette œuvre en admettant ses problèmes. Voilà un bel article à nouveau 🙂

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    • Comme j’en ai parlé avec quelqu’un d’autre, ça me semble difficile de ne pas faire la part des choses.
      Meme si pour Ellen et Ban, j’avais vraiment pas percuté 😅

      Faudra aussi que je fasse la part des choses quand je reparlerai de Edens Zero et de Fairy Tail 🤣

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      • C’est vrai mais je trouve la question compliquée et un peu tendancieuse malgré tout. Son corps reste celui d’une enfant et de mémoire il y a un aspect physique à leur relation. Ça m’a un peu mise mal à l’aise lors du visionnage de la saison 1, d’où le fait que je n’ai pas été plus loin.

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      • Sur ce point aussi, je crois que c’est une technique souvent utilisée par les mangakas, mais ça reste un peu limite dans le sens où ça fait quand même un peu fantasme déviant autour des gamines. Encore une fois, je n’avais même pas fait attention au fait que Ellaine avait l’air d’une enfant, donc je ne vais pas faire comme si ça m’avait choqué, mais je comprends tout à fait que cet argument ne soit pas suffisant.

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  4. SDS a énormément de qualité mais presque tout autant de défauts. Comme tout les longs trucs y’a au moins 10 tomes inutiles sur les 41.

    Pour la relation Melodias-Elaine si le gars l’a monté a posteriori il est fort car c’est quasiment le coeur du manga. Mais t’as encore une vingtaine de tomes avant de le voir. Mais c’est possible…
    Le plus « malaisant » c’est quand même la relation Ban-Elaine alors que paradoxalement Ban est surement le perso que je préfère.

    En meme temps on a pas les meme moeurs qu’au Japon donc…

    Comme tu l’as très justement souligné, c’est un shonen à l’ancienne et le dessin de Suzuki contribue pour moi a ca. D’ailleurs tu savais qu’il travaillais sans assistants à part sa femme?

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    • Oui, j’avais vu qu’il travaillait sans assistant, mais pas que sa femme bossait avec lui.

      En même temps je crois que pour que les mangakas voient leur femme, la seule solution est de travailler avec 😆

      Pour le côté Ban/Ellaine, comme je l’avais dit à quelqu’un, sur le flashback qu’on a eu, j’avais même pas percuté qu’elle ressemblait à une gamine 😆

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  5. Il y a une bonne explication pour Meliodas et Elizabeth, mais tu ne le sauras qu’en lisant la suite (si je ne me trompe pas il y a un premier élément de réponse au tome 5). Je peux comprendre que ce ne soit pas apprécié par certains, parce que même si personnellement ça ne m’a jamais dérangé son comportement paraît vraiment déplacé.

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    • Je sais qu’il y a une explication, car j’ai regardé quelques éléments dans ton article sur les deux personnages justement. Je n’ai pas tout lu pour éviter de trop me spoiler.

      Mais je vais être honnête, dans ce genre de cas, j’ai en général le sentiment que l’explication qu’on donne fait plus figure d’alibi pour mettre en scène ce genre de séquence. Après, je verrai à la lecture ce qu’il en est et comment je ressens la chose.
      De mon côté, j’arrive à passer outre, mais ça me semblait quand même important de le signaler et de ne pas faire comme si il n’y avait rien.
      C’est un peu pareil avec Mashima qui met des nanas à moitié à poil à gros seins tout le temps. Ça ne me pose pas soucis, mais je tiens quand même à en parler.

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