Mon avis sur… The Quintessential Quintuplets T. 6&7 de Negi Haruba

Quintessential

La comédie romantique phénomène continue tranquillement son bonhomme de chemin, avec toujours cette même question depuis le premier tome : avec laquelle des sœurs Futaro va se marier ? Si certains n’ont pas résisté à l’appel du spoil, je n’ai toujours aucune idée de ce qu’il en est pour ma part, et si il semblerait que de nombreux indices sont disséminés au fil du récit, il est clair que je passe à côté de tous. Ce sera un bon argument pour relire la série une fois arrivé à la fin, afin d’avoir un éclairage nouveau sur tout ceci. Pour l’heure, nous sommes arrivés à la moitié de la publication (7 tomes sortis sur 14), et Negi Haruba continue de nous accrocher avec talent. Faisons donc le point sur tout ça !


Tout d’abord, un grand merci à Pika pour l’envoi du tome 7. Précisons que l’éditeur fait actuellement une offre découverte sur les deux premiers tomes de la série au prix d’un. Une bonne occasion pour se lancer !


Mon avis sur les tomes précédents : Tomes 1&2Tome 3Tome 4Tome 5


Resituons un peu la série, et où nous en sommes. Futaro Uesugi, étudiant des plus sérieux mais venant d’une famille désargentée, est embauché pour donner des cours particuliers à cinq soeurs jumelles, particulièrement mauvaises en cours (sauf chacune dans une matière différente). Le problème supplémentaire est qu’elles n’ont pas l’air de franchement apprécier Uesugi. Mais nous, lecteurs et lectrices, savons que le jeune homme va finir par se marier avec une des sœurs. Laquelle donc ?

Ce postulat assez ludique est surement une des raisons du succès de la série, qui ne semble pas révolutionner les codes du harem. Et si on a toujours cette question implicite de « quelle fille le héros va choisir ? » le fait que ce soit ici cinq sœurs, et que l’on sache dès le début qu’il y a la perspective du mariage donne un peu plus de saveur et de suspense à l’ensemble. D’ailleurs, précisons qu’il n’y a pas de côté malsain dans le fait que cinq sœurs finissent par tomber amoureuses du même garçon. En tout cas, pour le moment, Negi Haruba traite ça avec suffisamment de retenue et de pudeur pour que l’on n’ait à aucun moment d’élément douteux. De même, le genre permet facilement les moments un peu coquins, et en dehors de quelques détails dans les deux premiers tomes déjà très soft, on ne trouve pas franchement de choses du genre. Un élément à souligner !

Arrivé au cinquième tome, Futaro retrouvait une jeune fille qu’il avait rencontré dans son enfance, et je dois bien avouer qu’à ce stade, je me questionne encore sur les enjeux et conséquences de cette rencontre. Le sixième volume qui nous intéresse ici ne me semble pas avoir apporté énormément d’éléments à ce sujet, et plus globalement, je l’ai trouvé un peu plus faible que les autres en terme d’écriture et de développement. Son apport principal étant selon moi que les sœurs décident d’aller contre l’avis de leur père qui a licencié Futaro. Elles décident donc de prendre leur indépendance, et vont continuer à travailler avec le jeune homme.

Cela ne bouleverse pas considérablement la donne, mais contribue malgré tout à faire avancer les choses. Mais c’est surtout le septième tome qui revient au meilleur niveau de la série, en proposant de belles idées d’écriture exploitant le concept des cinq sœurs. Je pense notamment à la seconde moitié du volume racontant les mêmes événements avec la deadline des examens scolaires, raconté du point de vue d’une sœur différente à chaque chapitre. Une idée maline qui permet en plus d’étoffer tout ce petit monde comme il se doit.

Car on ne perd jamais de vue le cœur du récit, qui est la caractérisation de chaque personnage et l’évolution des rapports entre tout ce petit monde, avec Futaro en élément central. Encore une fois, l’aspect ludique est vraiment central dans tout ceci et on se plait à essayer de trouver des indices, à voir ce qui peut sembler le plus cohérent… En totale perte me concernant, je n’ai encore aucune idée de ce dont il en retourne ! Mais c’est finalement très bien comme ça, et je continue de résister à l’envie de me griller la surprise.

Quoi qu’il en soit, on a tous et toutes notre sœur préférée (Miku, évidemment !), et cela contribue à la qualité et au succès de la série. Et avec ce nouveau tome toujours très bien mené, on continue de prendre plaisir à suivre ces personnages tous très bien écrits… Et dessinés ! Car une fois de plus, Haruba a vraiment un style visuel du tonnerre qui contribue je pense grandement à la force de son titre. Son trait est ultra maitrisé et magnifie les visages et les expression des différents personnages. C’est d’autant plus important dans ce genre de titre où l’attachement que l’on ressent pour les personnages contribue grandement à la teneur émotionnelle de l’ensemble.

Vous l’aurez donc compris, sans bouleverser le récit dans ses fondations de toute façon très solides, Haruba continue de mener sa barque avec talent. Si le tome 6 est en-deçà du reste de la série à mes yeux, le septième revient en force pour proposer de belles idées d’écriture, mises en valeur par une esthétique toujours aussi réussie qui retranscrit parfaitement les ambiances que le mangaka met en place. On est clairement toujours dans une valeur sure à côté de laquelle il serait dommage de passer.

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