Sailor Moon Eternal Edition T.1&2 – Une série culte dans une édition lumineuse

Sailor Moon

Comme beaucoup de trentenaires ou quarantenaires, je suis (en partie) un enfant du Club Dorothée. Et si je garde finalement assez peu de nostalgie de cette époque, force est de reconnaitre que certaines séries que j’ai découvert à l’époque m’ont quand même laissé un fort souvenir. Et Sailor Moon en fait partie. De son générique français assez désuet aux animations des transformations, je garde en tête certaines images marquantes, en même temps qu’assez peu de souvenirs finalement concernant l’univers et l’intrigue de la série. Mais l’arrivée de cette Eternal Edition de toute beauté est l’occasion de me rafraichir la mémoire, voire carrément de redécouvrir le titre.


Avant de commencer, un grand merci à Pika pour l’envoi du second tome. Je vous invite à jeter un œil sur la fiche de la série sur leur site, qui vous permet comme à l’accoutumée de consulter le premier chapitre.


Comme d’habitude quand il s’git de rééditions dans des formats luxueux, cet article va tenter d’être assez exhaustif. Je commencerai par détailler l’objet en lui-même afin de voir s’il vaut l’investissement (spoil : oui, c’est une édition magnifique !), avant d’aborder un peu la série en elle-même et son impact, puisqu’il s’agit d’un titre vraiment culte, et enfin, je donnerai un avis personnel sur ces premiers tomes.

Une édition parfaitement travaillée

Dès le premier coup d’œil, cette édition attire. Les couvertures au vernis spécial étincelant confèrent un effet paillettes très girly qui se démarquent clairement en tête de gondole, mais également dans une mangathèque. Précisons d’ailleurs qu’elles sont rigides, chose qui ne fait pas l’unanimité mais que, personnellement, j’apprécie beaucoup. Évidemment, pour encore plus mettre en valeur les tomes, nous avons un grand format de 21 centimètres, et une fois les volumes ouverts, on a la bonne surprise de constater que le papier glacé est épais, avec de nombreuses pages couleurs et une impression impeccable, à même de mettre en valeur l’esthétique extrêmement travaillée de Naoki Takeuchi. Enfin, la traduction est celle de 2012, qui conserve les noms japonais d’origine. En bref, pour 14€90, on a droit à une édition de toute beauté, pour des volumes de plus de 300 pages. Clairement, Pika a fait les choses bien et l’objet en lui-même vaut déjà largement l’investissement.

Précisons également que cette nouvelle édition fera 10 tomes, et qu’elle contiendra l’intégralité de la saga d’origine ainsi que les deux volumes de Pretty Guardian Sailor Moon Short Stories.

Un manga culte

Sailor Moon est une série vraiment culte, mais il n’est pas forcément inutile de la resituer malgré tout. Cependant, je vais essayer d’être relativement bref car on est vraiment face à un parfait exemple de série qui devient une véritable franchise Media Mix, avec de très nombreuses adaptations sur une très très grande quantité de supports.

Commençons par le commencement, avec le manga, que Naoko Takeuchi a débuté fin 1991 dans le magazine Nakayoshi de Kodansha, et qui s’est achevé en février 1997, pour un total de 18 volumes dans sa première édition. La série a connu plusieurs rééditions, et cette Eternal Edition qui nous intéresse a d’abord été publiée au format numérique par Pika, avant de nous arriver dans un format papier qui met parfaitement en valeur les qualités esthétiques du titre, comme je l’ai précisé précédemment.

Sailor Moon

Le magazine Nakayoshi est par ailleurs un fort pourvoyeur d’histoires de magical girl, car outre Sailor Moon, c’est au sein de ce magazine que certaines séries comme Tokyo Mew Mew, Cardcaptor Sakura ou Magic Knight Rayearth ont vu le jour. Je ne suis pas certain qu’il soit nécessaire de resituer ce genre spécifique de manga, mais on va quand même le faire rapidement au cas où. On peut très basiquement décrire le magical girl comme un sous-genre de la fantasy visant un public jeune et féminin, où une ou plusieurs jeunes filles sont liées d’une façon ou d’une autre à un monde magique, et sont elles-mêmes dotées de pouvoirs magiques. Dans ce genre très important, Sailor Moon et Cardcaptor Sakura sont deux des représentants les plus célèbres.

Je ne suis pas du tout spécialiste, mais le genre semble être né dans les années 1970, et Sailor Moon est considéré comme une des séries qui l’a renouvelé, notamment en y insérant des codes venus du sentaï, un genre qui vise plutôt un public masculin. Je suppose que cet aspect se retrouve dans les transformations des héroïnes notamment, et également dans le fait que l’on suive un groupe, plutôt qu’un personnage solitaire.

Pour ce qui est de l’exploitation de la licence, il serait trop long de revenir en détails sur tout ce qui a été fait, sachant qu’on reste dans l’éventail classiques de produits dérivés plus ou moins qualitatifs que l’on retrouve dans le cas de mangas à très grand succès (on parle de plus de 35 millions de volumes écoulés, soit une moyenne de 2 millions par tome). Avec tout d’abord un anime, le fameux qui a fait les heures de gloire du Club Dorothée aux côtés d’autres séries mythiques comme Dragon Ball ou Nicky Larson. J’ai d’ailleurs souvenir que Sailor Moon était surement un de ceux dont on parlait le plus dans les cours de récré, après Dragon Ball dont la domination était vraiment écrasante. Un anime qui a par ailleurs été énormément édulcoré chez nous, censurant une partie de la violence mais aussi des thématiques telles que l’homosexualité. On aura l’occasion de revenir dessus quand cela apparaîtra dans le manga, car dans les premiers tomes, c’est quelque chose qui est encore absent.

Précisons qu’après ce premier anime de 200 épisodes (produit entre 1992 et 1997), il a également eu un drama ainsi qu’un second anime adaptant à nouveau les premiers arcs du manga. Années 1990 oblige, toute une batterie de jeux vidéo ont également vu le jour, reprenant en général l’esthétique de l’anime. Je retiens en particulier un beat them all sur Super Nes qui était franchement très sympa (dans mon souvenir tout du moins). Et évidemment, impossible de passer à côté de films d’animation, d’une comédie musicale, de bandes originales en tout genre et, puisqu’on est dans du magical girl, de pléthore d’accessoires, de costumes, de peluches, figurines et autres. On a vraiment eu droit à la totale, et même si en France nous n’avons eu qu’un petit fragment de tout ce qui a vu le jour au Japon, on peut clairement dire qu’on était aussi pas mal noyés sous la masse de produits dérivés de la série. On n’atteignait pas le niveau de Dragon Ball, mais quand même, Sailor Moon était très bien représenté.

Et même en restant dans le domaine du manga, malgré la durée finalement pas spécialement longue de la série, il y a eu quelques spin off, histoires courtes et anime comics pour enrichir tout cet univers… et apporter des sources de rentabilité nouvelles, un des nerfs de la guerre.

Tout ça pour dire que dans les années 1990, Sailor Moon était vraiment une licence majeur, au sens propre du terme. On a peut-être tendance à l’oublier aujourd’hui, mais il s’agissait vraiment d’un manga, et surtout d’un anime star. Si bien qu’aujourd’hui, on a tendance à parler de Naoko Takeuchi comme « Madame Togashi », mais quelque part il serait presque plus juste de dire que c’est Togashi qui est « Monsieur Takeuchi » tant la mangaka est une figure majeure. Même si dans un cas comme dans l’autre, il convient de ne pas qualifier un ou une artiste comme étant « mari de… » ou « femme de… » (c’est ce deuxième cas de figure le plus fréquent, malheureusement).

J’insiste bien sur l’importance de Sailor Moon, car à mes yeux l’impact d’une série contribue à sa valeur. Ce qui ne veut pas dire qu’on doit forcément en être fan, moi-même il y a des classiques qui me laissent froid ou que j’apprécie sans plus (voire que je n’aime pas du tout), car les goûts sont différents pour tout individu. Mais la valeur culturelle et historique de l’oeuvre a quand même à mes yeux une importance. Et j’aime tout particulièrement quand un éditeur traite une série comme telle, en lui offrant une édition de grande qualité comme c’est le cas ici.

Tout ceci étant dit, Voyons de quoi il en retourne dans ces deux premiers volumes.

Mon avis sur les tomes 1 et 2

Traiter de ces deux premiers tomes conjointement est un hasard ici, mais finalement cela tombe sous le sens, puisqu’ils synthétisent l’intégralité du premier arc de la série. Un arc introductif déjà assez dense, qui pourrait presque être appréhendé comme une série courte complète. Évidemment, la fin du second tome ouvre vers de nouveaux enjeux malgré tout, et nul doute que tout l’univers de la série va s’enrichir par la suite. Quoi qu’il en soit, avec ces deux volumes on peut déjà se faire une belle idée de la tonalité générale de la série, de ses personnages et de ses ressorts narratifs.

Usagi Tsukino est une jeune fille de 14 ans, un peu pleurnicharde et maladroite.
Un jour, elle rencontre Luna, une chatte noire marquée par un croissant de lune sur le front… La vie de la jeune fille s’en trouve alors bouleversée.
Luna lui transmet une broche grâce à laquelle Usagi peut se métamorphoser en la justicière Sailor Moon. Avec ses amies guerrières, elle a pour mission de chercher le Cristal d’Argent et de protéger la princesse du royaume de la Lune.

Il y a déjà beaucoup de choses à dire sur ces deux premiers tomes. Tout d’abord, sur le ton global de la série, qui est assez particulier. On retrouve d’emblée une ambiance assez légère, avec une Usagi qui fait un peu nunuche sur les bords, donnant un aspect très orienté jeunesse à la série, avec de nombreux oripeaux qui font assez « girly » dans l’idée (même si je ne suis pas fan de l’idée de distinguer les œuvres en les jugeant « pour filles » ou « pour garçons »). L’héroïne est d’emblée présenté comme un personnage qui semble assez cliché, grosse dormeuse, tête en l’air et pas très travailleuse à l’école, elle est également fan de jeux vidéo et passe son temps libre en salle d’arcade. Sur ce point j’apprécie plutôt que cet aspect très connoté masculin caractérise l’héroïne, et suffit déjà à apporter des nuances bienvenues.

Elle va très vite découvrir qu’elle est en réalité Sailor Moon (il semblerait qu’elle ait perdu la mémoire d’événements antérieurs), et se révéler encore assez niaise avec des punchlines telles que « Je suis la guerrière qui protège l’amour et la justice », conférant à la narration un côté un peu désuet qui n’est pas pour me déplaire, bien qu’il pourrait rebuter certains. Personnellement, j’aime assez quand un récit qui commence à dater (la série va bientôt fêter ses 30 ans) a des éléments qui font office de marqueurs de son époque, quand bien même ils peuvent apparaître comme des défauts. Cela demande évidemment un effort de mise en contexte, mais cela fait à mes yeux partie du plaisir de la lecture.

Mais surtout, l’ambiance va beaucoup évoluer puisqu’on va passer à quelque chose de bien plus tragique une fois que l’univers et les enjeux se mettront en place. Si au début, les chapitres s’agencent surtout de sorte à présenter chacune des héroïnes, une fois les choses posées, l’aspect émotionnel va être considérablement accentué, et sera d’autant plus fort que l’esthétique le mettra particulièrement en avant. Cela vient entre autres de la relation entre Usagi et Tuxedo Mask, mais aussi de la nature réelle des personnages et de l’univers, que je préfère ne pas vous révéler.

Et c’est de là que vient, dans ces deux premiers tomes, la principale qualité du titre selon moi. Si l’écriture est parfois un peu trop rapide et confuse, Naoko Takeuchi a par contre une virtuosité dans le dessin qui accentue grandement toute la portée de ce qui est raconté. Que ce soit l’aspect tragique proche du théâtral, ou les émotions à fleur de peau des personnages, tout est parfaitement mis en scène, avec de nombreux effets typiques du shojo qui habituellement ont tendance à me perdre, mais qui ici ne m’ont posé aucun soucis. 

Sailor Moon et Tuxedo MaskPour le dire simplement, le titre est de toute beauté et l’édition magnifique de Pika ne fait qu’accentuer cet aspect. Et c’est d’autant plus appréciable que le visuel donne clairement la coloration émotionnelle aux différentes séquences. C’est quelque chose qui devrait être évident dans un art visuel comme le manga, mais qui n’est pas toujours le cas, et qui est surtout rarement aussi impressionnant.

Cependant, il est évident que le plaisir esthétique sera lié à notre goût ou non pour le trait de la mangaka. Me concernant, j’apprécie tout particulièrement, comme vous l’aurez compris, et c’est pour moi la très grande force de cet arc introductif, qui permet de compenser quelques carences en terme d’écriture comme je l’ai dit.

En conclusion

Vous l’aurez donc compris, ce premier contact avec Sailor Moon est vraiment positif pour moi, notamment parce que l’objet que Pika a concocté met parfaitement en valeur les très grandes qualités esthétiques du titre. Si pour le moment je conserve quelques réserves sur l’écriture, je sais aussi qu’au fil du récit, les thématiques vont se densifier ainsi que l’univers. De ce fait, je suis plutôt confiant et j’ai surtout hâte de voir, après ce premier arc efficace, une montée en puissance de la série.

Quoi qu’il en soit, comme j’aime à dire avec ce type d’oeuvre, il y a à la fois le plaisir pris à la lecture en tant que tel, mais également le plaisir de s’immerger dans une oeuvre importante, qui a eu un impact culturel au moment de sa sortie et dont l’influence se fait encore sentir. Car en tant que passionné, je ne me vois pas rester sur la nouveauté uniquement, et ne pas découvrir les grands classiques. Et Sailor Moon en fait indéniablement partie !

31 commentaires

  1. Je suis également fan de cette nouvelle édition qui est superbe pour découvrir ou redécouvrir cette série.
    Après une énième relecture, j’y ai vraiment trouvé des trésors et des références cachés que j’ai adoré, ainsi qu’une profondeur ignorée.
    Je trouvais aussi le récit trop rapide la dernière fois que je l’avais lu mais là ce ne fut pas le cas, peut être parce que je m’attendais à ce type de narration ^^!

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    • Je pense en effet que déjà connaitre l’histoire doit jouer, car ça va quand même vraiment vite, ce qui fait que j’ai ressenti une certaine confusion. Qui au final ne m’a pas dérangé car comme j’ai essayé de l’expliquer, je trouve que l’esthétique arrive à faire passer les choses vraiment efficacement.

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    • Moi je me souviens que l’anime je disais que c’était nul parce que c’était un truc de fille, mais au fond de moi j’aimais bien.

      Et je me rappelle la réplique : « Et ça, tu crois que c’est du nougat ?! » mais alors aucune idée du contexte ^^’

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  2. Au départ, je voulais avant tout me procurer cette nouvelle édition pour profiter de sa capacité à reprendre toute l’histoire en un nombre réduit de tomes (seulement 10). Et là, coup de cœur total

    Concernant l’aspect « sentai » apporté au genre magical girl à l’époque, on ressent surtout l’influence de « Goranger » (1975) dont les héros n’avaient pas de méchas.

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  3. J’ai craqué pour le premier tome et attends d’acheter le deuxième pour le lire. D’ailleurs le fait que tu traites les deux premiers tomes dans un même article me fait penser que ce n’est pas une mauvaise décision…
    J’apprécie beaucoup ta remise en contexte de l’œuvre ! C’est quelque chose que je ne prends plus le temps de faire, mais que j’aime voir chez les autres 🙂

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    • Oui, l’édition est vraiment somptueuse et c’est un plaisir de découvrir la série comme ça.
      En faisant quelques recherches pour l’article, j’ai déjà vu passer quelques thématiques abordées par la suite qui font que je te crois sur parole concernant la profondeur du titre.

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  4. Je me souviens que dans la cours de récré on jouait à Sailor Moon ! J’étais toujours Sailor Mars d’ailleurs 😂 c’est vraiment un manga ou plutôt un animé avec lequel j’ai grandi. Je me demande ce que j’en penserai maintenant 🤔 je vais sûrement me laisser tenter par curiosité !

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    • Moi je n’y jouais pas parce que j’étais un garçon et les garçons ça joue pas a des trucs de fille tu comprends !
      Meme si en vrai j’aimais en secret l’anime. Par contre Cat’s Eye je refusais catégoriquement de regarder parce que c’était un truc de fille (la logique des gosses 😅

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      • 😂😂😂 Moi j’étais une fille fan de Gundam Wing en même temps alors tu sais.. Mais j’osais pas le dire quand j’étais petite ! Parce que je pensais que c’était que pour les garçons. Heureusement j’ai grandi depuis..
        J’ai beaucoup joué à Sakura aussi, comme je faisais de l’équitation je me servais de la cravache comme d’un sceptre, ça avait un succès fou au manège 😁 nostalgie quand tu nous tiens.. Rien que pour ça, merci pour ton article !

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  5. par contre tes souvenirs te trompent, le beat them all sorti sur snes qui reprend le 1er arc du manga . meme si il a fait les joies de mes annees d’enfance de pouvoir incarner saillor moon est d’une mediocrité affilgeante pour ce genre de jeux.

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  6. Je suis arrivée sur la fin du club Dorothée (j’ai 30 ans) et même si je ne fais pas partie des nostalgiques, je me souviens de Sailor Moon au même titre que Dragon Ball. Je note tout ce que tu dis, j’hésitais déjà, j’hésite encore à cause de mes finances mais si je dois sauter le pas un jour, je sais que je ne le regretterai pas. Merci !

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    • De rien, merci à toi pour ton passage et ton petit mot surtout.
      Me concernant, même sans le partenariat avec Pika je pense que j’aurai cédé car c’est vraiment de très beaux objets et surtout c’est l’occasion de découvrir un manga important mine de rien.

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  7. Coucou ^^ C’est un très bel article que j’ai beaucoup aimé lire. Comme je ne connais pas bien l’ensemble de l’univers Sailor Moon, j’y ai découvert pas mal de choses.

    J’avais lu le premier tome dans sa réédition en 12 volumes et j’avais bien aimé. Etant donné que je n’avais pris que celui-ci, je me suis dit que c’était l’occasion d’acheter cette édition Eternal. Comme toi, je trouve que l’objet est vraiment beau ! Maintenant que j’ai les deux tomes, il ne me reste qu’à les lire ^^

    Aimé par 1 personne

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