Love Fragrance T.1 – Une comédie romantique vraiment adulte

Love Fragrance

Love Fragrance, nouvelle série de la collection Life de Kana, est un titre que j’attendais énormément. La promesse d’une comédie romantique vraiment adulte, dans une collection qui ne m’a jamais déçu pour le moment, me faisais très envie. De plus, après lecture du premier chapitre proposé gratuitement par l’éditeur (via ce lien), j’étais encore plus conquis, quand bien même il y a un aspect en particulier très discuté sur les réseaux (nous y reviendrons). Quoi qu’il en soit, j’ai été totalement conquis par ma lecture, et ce pour plusieurs raisons que je vais vous expliciter par la suite, tout en cherchant à prendre un peu de distance sur mon ressenti pour aborder les points qui fâchent. Mais je peux déjà commencer en vous disant que personnellement, par rapport à ma sensibilité et ma vision des choses, ce premier tome est un énorme coup de cœur qui a été encore plus loin que mes attentes de départ !


Je tiens avant tout à remercier Kana pour l’envoi de ce premier tome.
Je remercie également Book Trotter, avec qui j’ai pu discuter auparavant au sujet de ce premier tome et qui a gentiment accepté de relire mon article avant mise en ligne. Je vous invite d’ailleurs à lire son article sur ce premier tome (via ce lien) pour avoir un point de vue féminin sur la question.


Avant de commencer, précisons que Love Fragrance s’est achevé au Japon récemment, et l’on sait donc que l’on s’engage dans une série de 11 tomes, soit une durée tout à fait correcte qui permet de développer une histoire assez dense sans en faire trop.

 

Asako est employée chez Liliadrop, une entreprise de produits de bains populaire. La jeune femme est complexée depuis toujours par son hyperhidrose, elle transpire énormément. Un jour, Kôtarô, le « nez » de l’entreprise, qui s’occupe du développement des nouveaux produits, s’approche d’elle. Il trouve son odeur particulièrement inspirante. La jeune femme n’est pas insensible au charme de Kôtarô et ce complexe, qui a tant fait souffrir Asako, pourrait devenir un atout pour l’entreprise ?!

Un manga « pour hommes » ?

Je vous préviens d’avance, cet article va être un peu plus long que d’habitude car il y a vraiment beaucoup de points très importants à aborder, qui finalement sont tous plus ou moins liés à une notion principale qui est le regard porté sur les rapports hommes/femmes et l’amour, sachant que le fait que le mangaka soit un homme, qui écrit un seinen dans un magazine visant un public masculin (Morning, le magazine de prépublication de Billy Bat et Space Brothers notamment) et que je sois moi aussi un homme a une importance.

Non pas que les œuvres destinées à un public masculin ne peuvent pas plaire aux femmes ou vice-versa, ou que les cerveaux des hommes et des femmes fonctionnent différemment, mais le fait est que l’on donne dans nos sociétés une éducations et des rôles sociaux différents aux hommes et aux femmes, et que cela a une influence sur nos représentations et nos rapports aux mondes.

Et si je prends le temps de préciser tout ceci, c’est parce qu’il y a un certain nombre de représentations qui peuvent être jugées problématiques en fonction du point de vue, et que l’on ne peut pas écarter cela quand bien même on apprécie le titre. Cela a notamment à voir avec la façon de traiter de la thématique du harcèlement sexuel, en particulier dans le premier chapitre. De même, le manga est raconté exclusivement (en tout cas dans ce volume) du point de vue du personnage féminin, choix cohérent par rapport à l’histoire, mais qui est à souligner puisque l’auteur homme se place d’un point de vue qu’il n’a, en principe, jamais vécu.

Ainsi, même si je pense que dans l’idée, n’importe qui devrait pouvoir se sentir investi dans n’importe quelle histoire, il est évident que tout ce contexte a une importance. Si dans le cas d’un manga pour enfants, on trouve logique que des adultes puissent ne pas adhérer à cause du public visé qui influe sur le ton, je pense qu’un manga plutôt masculin peut effectivement ne pas être du coup d’un public féminin compte tenu du point de vue éminemment masculin mis en scène.

Cependant, je ne souhaite pas dire par ce biais que Love Fragrance ne se destine qu’aux hommes. J’ai tellement aimé ce titre que j’aimerai qu’un maximum de gens sautent le pas. Et je pense que le fait de se centrer sur un personnage féminin peut parler aussi aux femmes. Et plus globalement, un bon titre est un bon titre.

On va essayer de faire le point sur tout ça !

La question du harcèlement sexuel

Comme j’en ai parlé précédemment, le premier chapitre mis en ligne gratuitement par Kana pour se faire une idée de la série a fait parler sur les réseaux, et pour cause. Comme l’indique le résumé, la sudation importante d’Asako fait qu’elle est remarquée par son collègue Kotaro, qui va la sentir sans lui demander son avis, dans l’intérêt de la société dans laquelle ils travaillent, puisque cela peut l’aider à trouver l’inspiration pour de nouvelles fragrances. Cependant, cet aspect se rapproche fortement d’une forme de harcèlement sexuel, et l’auteur traite d’ailleurs de la question… À sa façon.

D’emblée, l’aspect un peu étrange de cette relation est l’occasion d’un traitement plutôt comique de la situation, visant je pense à désamorcer l’aspect potentiellement malsain. Autre élément pour désamorcer ceci, le fait de créer une petite péripétie avec un « véritable » harceleur qui va renifler les femmes dans le métro et les tripote au passage. L’homme en question va s’en prendre à Asako, et heureusement pour elle, Kotaro sera présent pour la défendre. Je pense vraiment que le mangaka a mis en scène cette confrontation afin de créer une forme de recul vis-à-vis de ce que fait Kotaro pour nous dire que non, ce n’est pas un harceleur.

Il n’empêche que pour avoir parlé de ceci sur les réseaux et lu quelques réactions à ce premier chapitre, pour une partie du lectorat, on reste dans quelque chose de malsain. Et en l’occurrence, je comprends tout à fait ce point de vue, et je pense que malgré les précautions prises par le mangaka, il est vrai que le comportement étrange de Kotaro au début de l’histoire est plus que limite, et que ce soit le traitement comique ou la péripétie dans le métro, ces éléments peuvent ne pas passer. De plus, il y a un passage en particulier où il va commencer à caresser la cuisse d’Asako sans y penser, comme guidé par une pulsion, qui va quand même perturber la jeune femme (chose tout à fait normale), qui va finalement rapidement être évacuée.

 

C’est pour cela que je préfère insister sur ce point, car cela peut être un vrai frein et ne doit pas être passé sous silence. Cette notion peut d’ailleurs être étendue à quasiment tout en terme de fiction. Nous avons tous des points de vue, des sensibilités et des vécus différents qui font que nos rapports à telle ou telle chose sont différents. Ici, la question du harcèlement peut être perçue très différemment selon le fait qu’on soit un homme ou une femme, d’où mes précisions concernant le genre du mangaka, ainsi que le mien, qui influence forcément.

Quoi qu’il en soit, on comprend à la lecture que le mangaka souhaite mettre en avant le fait que Kotaro n’est pas, malgré son comportement étrange, un homme malsain, et à la fin du premier chapitre on comprend que lui et Asako éprouvent des sentiments sincères l’un envers l’autre. Par ailleurs, ce premier chapitre se conclut avec le premier rapport sexuel entre les deux membres du couple, Asako précisant à cette occasion qu’elle est vierge.

Une représentation adulte de l’amour et de la sexualité

Ainsi, une fois ce premier chapitre terminé, les deux personnages ont donc sauté le pas du premier rapport sexuel, et vont rapidement décider d’être un véritable couple. Cependant, Asako ne souhaite pas que cette relation soit officialisée dans le cadre du travail car elle a peut des retombées que cela pourrait avoir (Kotaro est quelqu’un de plutôt important, en tant que créateur de fragrances à succès).

Premier rapportLes premiers moments d’une vie de couple amoureux sont ainsi représentés ici, de l’échange des coordonnées aux premières invitations à sortir, en passant par la crainte du faux pas, l’appréhension d’un rendez-vous et l’envie de faire plaisir, chaque élément sonne particulièrement juste selon moi. Le fait de partager les pensées d’Asako est particulièrement réussi selon moi, ses craintes et appréhensions sonnant totalement juste, que ce soit comment s’habiller pour un rendez-vous, la crainte de faire de la peine par rapport à ses réactions, ou la jalousie en voyant son amoureux parler avec une collègue…

Pour dire les choses simplement, je me suis très facilement attaché à ce couple, partageant d’emblée l’euphorie de ces débuts amoureux que les lecteurs et lectrices adultes ont, pour la plupart, déjà vécu au moins une fois. Tout ceci contribue à créer une ambiance vraiment touchante et romantique qui fonctionne parfaitement et qui, d’un point de vue strictement personnel, m’a beaucoup ému de par les souvenirs que cela évoque.

Mais si ce n’était que ça, on resterait finalement dans quelque chose d’assez classique, vu dans de nombreux titres déjà, quand bien même on est ici face à un travail d’écriture et esthétique de très haut niveau selon moi. Mais surtout, une des grosses valeurs ajoutées selon moi est le traitement vraiment adulte d’un élément fondamental dans une relation amoureuse, pourtant laissé de côté quasi-systématiquement : la question de la sexualité.

Car oui, en principe, les débuts d’une vie de couple signifient aussi débuts des relations sexuelles, avec une fréquence bien souvent élevée (ce n’est pas le cas pour tout le monde, mais quand même, c’est quelque chose que l’on constate de façon assez générale). Ainsi, Kintetsu Yamada ne va pas mettre cet aspect de côté, et je lui en suis reconnaissant car cela concours grandement à l’authenticité de l’histoire. Kotaro et Asako s’aiment, et donc, ils font l’amour régulièrement.

Nous avons donc droit à plusieurs séquences représentant le sexe à la fois de façon suffisamment explicite pour que l’on ait bien conscience que cela fait partie intégrante de la relation, apportant une vraie assise émotionnelle à la relation, mais avec suffisamment de pudeur pour ne pas en faire trop. Le plus simple étant de montrer quelques images pour vous faire une idée. Notons quand même que les tétons d’Asako ne sont jamais dessinés, cette partie de l’anatomie ayant une dimension érotique bien plus prononcée au Japon, y compris chez les hommes. Cette « auto-censure » est fréquente en manga, et dans le cadre d’un récit de ce genre, je trouve cela un peu dommage, mais cela ne gène en rien, et surtout, n’empêche pas la représentation de la sexualité du couple d’être de toute beauté.

J’insiste beaucoup sur ce point car je vois tellement peu de romances grand public représenter le sexe tel qu’il est, sans trop en faire ni en étant trop pudibond que j’en suis vraiment ravi. De même, les deux amoureux s’embrassent (et Kotaro continue de la sentir, évidemment), et c’est vraiment agréable de voir une vraie représentation des gestes amoureux qu’on a dans la vraie vie ! Pour moi, c’est vraiment un des énormes points forts de ce premier tome, et j’espère que le mangaka continuera dans cette voie par la suite.

L’aspect olfactif pour mettre en avant le « caring »

À ce stade de l’article, il pourrait sembler que le côté olfactif et le rapport aux odeurs n’est qu’un prétexte pour lancer l’intrigue, tant je l’ai peu mis en avant. Mais en réalité, le mangaka utilise ceci de façon plutôt maline dans ce premier volume, permettant de mettre en avant une notion qui m’est chère, d’autant plus quand il est question de relation de couple : le « caring ».

Je ne sais pas si on a un mot en français pour cette notion, mais cela vient du verbe « to care » qui signifie « prendre soin de ». L’idée ici est que Kotaro arrive à sentir absolument toutes les nuances dans les odeurs de Asako, car sa transpiration sent différemment en fonction des circonstances. Ceci ne me semble pas totalement aberrant étant donné qu’on a tous constaté une odeur différente chez nous en fonction des circonstances, en particulier quand on est stressé.

Et cette attention qu’a Kotaro à l’état émotionnel de son amoureuse, qu’il arrive à constater en fonction de son odeur, renvoie clairement à cette notion de caring. Pour expliciter un peu la chose, durant une séquence, Asako est inquiète après avoir vu une collègue discuter avec Kotaro, mais elle ne veut pas lui en parler pour ne pas l’inquiéter. Or, il va sentir à son odeur qu’elle ne se sent pas bien, alors qu’elle lui dit être contente. Et encore une fois, j’y vois une forte authenticité dans la représentation de l’attention que les membres d’un couple sain portent l’un à l’autre. Car si on ne sent pas à l’odeur de notre partenaire ce qu’il en est, je pense qu’on a tous vécu ce genre de moment où notre partenaire nous assure que tout va bien, mais où on « sent » que quelque chose ne va pas.

Ainsi, le rapport aux odeurs est vraiment un élément de l’histoire qui permet de mettre en exergue des choses totalement authentiques dans un couple, et renforce vraiment l’écriture globale du titre.

En conclusion 

Vous l’aurez sans doute compris rien qu’au fait que j’ai pris beaucoup de temps pour développer les différents éléments de ce premier tome, Love Fragrance a été pour moi un énorme coup de cœur. On pourrait résumer cela par le fait qu’on est face à une comédie romantique au traitement vraiment adulte de la vie de couple. Que ce soit dans les problématiques quotidiennes évoquées (que j’ai passé en grande partie sous silence, mais il se passe beaucoup de choses, dont certaines en fin de tome qui apporteront de nouvelles péripéties), mais surtout dans le rapport vraiment adulte et plein d’authenticité au sexe, un sujet fondamental dans un couple et bien trop souvent mis de côté dans le manga.

Cependant, je tenais à mettre en avant la question du harcèlement et le fait que cela pouvait être potentiellement problématique en fonction des personnes. Sur ce point, je pense que le mieux reste de lire le premier chapitre (je remets le lien ici) afin de voir si la représentation de ceci correspond ou non à votre sensibilité.

Passé cet aspect, nous sommes clairement face à une comédie romantique qui se démarque et qui a vraiment ce quelque chose en plus que je cherchais depuis quelques temps, et qui est finalement à l’image de la collection Life. Un travail adulte sur un sujet qui ne peut que parler à un lectorat adulte, proposant un fort degré d’authenticité, rendant cette histoire d’amour vraiment prenante, touchante et émouvante.

39 commentaires

  1. Merci pour ce long article détaillé. Je fais justement partie de ceux pour qui cette notion de harcèlement risque d’être un frein donc ça me fait plaisir que tu en parles. Toutefois j’ai envie de me faire mon propre avis sur la question, donc je verrai si j’y suis plus sensible que toi ou pas. En revanche ce que tu écris sur la maturité du couple me plaît bien et m’attire.

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  2. Voilà un article très honnête et intéressant ! Tu abordes beaucoup de bonnes questions sur l’aspect harcèlement et sur le traitement de leur relation. Perso ce titre ne m’attire pas du tout, je n’aime pas spécialement lire de la romance et le côté odeur ne me séduit pas le moins du monde, sans compter ce début qui va clairement me déranger. Toutefois tu donnes tous les éléments utiles à un potentiel lecteur pour se faire une idée et ça c’est top 🙂 bref, beau boulot !

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    • Merci beaucoup !
      On en a parlé un peu, il y a les retours sur le premier chapitre qui m’ont convaincu (plus que c’était déjà le cas) qu’il fallait vraiment insister sur la question du harcèlement et contextualiser tout ça, et comme ça rejoint en plus des sujets qui me parlent, c’était l’occasion.

      Ensuite pour tout le reste, c’esta lecture seule qui m’a amené à réfléchir à tous ces sujets. Je serai vraiment tenté de dire que le mangaka a réussi à faire une romance vraiment taillée sur mesure pour moi, pour toutes les raisons que j’ai abordé.

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  3. J’ai lu le chapitre mis en ligne. Bon d’accord cela peut être un peu perçu comme du harcèlement mais je pense que c’est voir le mal là où il n’est pas. En plus il faut savoir faire la différence entre fiction et réalité surtout quand la fiction parle au final d’amour.
    Moi au contraire j’aime beaucoup la façon dont le comportement du héros est exposé. A aucun moment je ne ressens du malaise. Cet homme prend conscience que sa façon d’agir peut être perçue comme étant du harcèlement alors que ce n’est pas le cas. Il met un point d’honneur à s’expliquer.ça c’est très plaisant à lire en tant que femme parce que cela montre que plus d’hommes qu’on ne le pense n’ont pas de mauvaises intentions. Il y a de la maladresse plus qu’autre chose.
    De plus l’histoire avec le harceleur du métro met en évidence le fait que la société n’apprend pas aux femmes à se défendre mais uniquement à encaisser.
    Moi si je devais être choquée par quelque chose dans ce manga c’est le postulat de la virginité de l’héroïne. Pitié. C’est hyper rétrograde et insultant. On voit alors facilement que l’auteur est un homme. Ne parlons même pas des gros seins… fantasme japonais par excellence.
    Pour revenir à l’histoire, je trouve que leur relation est hyper rapide du coup je me demande sur quoi va évoluer l’intrigue…

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    • Dans le premier tome, il y a déjà quelques pistes concernant l’évolution de l’intrigue par rapport au cadre professionnel, mais je n’en dis pas plus 😉

      Effectivement, je n’ai pas parlé de la virginité de la jeune femme qui en effet m’a un peu surpris, compte tenu du fait qu’elle ait 26 ans (et qu’elle soit très belle, même si je refuse de considérer que l’activité sexuelle n’est liée qu’au physique des individus). Je pense que sans le dire, c’est justifié par le manque de confiance en elle lié à sa sudation, et que c’est utilisé pour justifier le fait que cette relation évolue vite. En tout cas je l’ai vu comme ça.
      Il y a un autre élément lié a la virginité très cliché d’ailleurs que je te laisse découvrir si jamais tu le lis.

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      • Oui je suis d’accord sur le fait qu’avec son problème de sudation, son manque de confiance en elle l’a quelque peu effrayé d’avoir des relations mais cela m’agace cette image virginale de la femme dans les fictions. Là pour le coup nous sommes dans une vision archétypale de la femme et de la féminité.

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      • Oui, et un archétype qui n’est pas que japonais finalement, car on retrouve ça super fréquemment dans la fiction avec les personnages féminins.
        On aime aussi beaucoup passer sous silence la question de la possibilité d’une vie sexuelle tout en sexualisant les personnages.

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  4. J’ai lu le chapitre en ligne. Le mec reconnaît que c’est un comportement de harceleur de la suivre dans le métro, il le fait quand même, la fille le défend, il refuse la fin de leur relation alors qu’elle a dit non… Mouais, tu as raison, pas pour moi. (bon, il a l’air un minimum correct mais ce passage m’a choqué)

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    • C’est pour ça que j’ai préféré être vraiment honnête et le plus clair possible sur ce premier chapitre, car je sais que ça peut ne pas passer pour tout le monde.

      Donc je préfère qu’on sache bien ce qu’il en est plutôt que de ne dire que le positif, car si moi j’ai pu passer outre, ça ne sera pas la cas de tout le monde.

      En tout cas ça me fait très plaisir que tu sois passée me lire !

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  5. Pour mettre fait renifler par de parfait inconnus dans la rue, je peux affirmer que ce n’est ni sexy, ni un comportement normal. Ce titre me met clairement mal à l’aise et cela bien au delà du premier chapitre. Même sur les couvertures (moches) de la VF on dirait qu’il la harcèle, heureusement elles s’améliorent par la suite… Je pense que ça vient aussi de la manière dont l’héroïne est représentée. On la dirait apeurée et gênée tout le temps quand elle est avec lui, ce qui ne m’aide pas à le trouver sympathique. J’ai souvent l’impression que Asako veut lui dire non (pour se faire renifler/le sexe) mais qu’elle n’ose pas. Lui il veut tout le temps et a du mal à se retenir.
    Que les odeurs soient importantes dans l’histoire et que des personnages y soient sensibles, je peux tout à fait le comprendre. L’olfactif est aussi quelque chose de sensible chez moi. Cependant, la manière dont cela est montré n’est pas saine ou à l’avantage des héros.

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    • En effet, que ce soit les couvertures ou certaines planches du manga, le fait que Asako soit toute rouge, cache son visage, etc, donne l’impression que ça ne va pas et qu’elle n’est pas d’accord.
      Je me suis fait la remarque en voyant la jaquette du second tome.
      Je pense que c’est surtout pour montrer qu’elle n’est pas à l’aise avec son corps, et pas à l’aise en général, mais en effet, c’est très ambigu.

      Et je n’ai effectivement aucun doute sur le fait que se faire sentir par des inconnus est énormément malsain et angoissant.

      Tout ça pour dire que je vois parfaitement ce que tu veux dire, de mon coté j’ai le sentiment qu’au delà du premier chapitre, l’auteur souhaite montrer le côté maladroit des personnages dans leur facon d’exprimer leurs désirs et leurs sentiments, mais je comprends que la façon de le faire puisse juste faire ressortir un côté malsain.

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  6. J’aime beaucoup ta chronique, effectivement je me souviens que lorsque j’ai lu le début je me suis dit ça y est on est encore dur un syndrome de Stockholm et puis finalement j’avais été agréablement surprise par la suite.

    Je pense que tu apprécieras la suite de ce manga, j’avais adoré le passage où Kôtarô rencontre un membre particulier de la famille de Asako…
    Je trouve ce manga reposant, pourtant je suis pas trop histoire d’amour mais celle là conjugue la mignonnerie au réalisme de la tendresse dans un couple…

    J’aime aussi ce rapport aux odeurs qui est soulevé parce qu’on ne se rend pas compte mais l’odeur de ceux qu’on aime est importante… pas seulement pour ceux qui ont ce fétiche spécifique… mais l’air de rien sans vraiment s’en rendre compte aujourd’hui nous sommes des mammifères et on occulte dans nos sociétés l’odorat relationnel, ça paraît même grossier quand on en parle, pourtant c’est un sens essentiel dans nos interactions…

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    • Je t’avoue avoir un odorat qui fonctionne pas très bien du coup je ne suis pas très en phase avec ce sens dans ce qui est de ma relation avec ma femme.
      Quoique quand j’y réfléchis il y a des odeurs qui ont un effet sur moi, mais pas tant par rapport à ma femme, c’est plutôt l’odeur de mon chien que j’adore, ou celle de mon bébé quand elle était toute petite. Elle sentait le biscuits je trouve 😁

      Tu es la 2e personne à me dire que je devrais apprécier la suite également, et ça me rend d’autant plus impatient !

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      • Voilà l’odeur des bébés et des animaux sont les plus évidentes mais d’autres sont plus inconscientes… C’est pour ça qu’on aime le pyjama de l’autre ou son pull quand il/elle est absent…
        Quand ma maman est décédée j’ai longtemps gardé dans une boîte un vêtement qui portait son odeur…
        Ce sont des sensations subtiles mais bien présentes dans notre quotidien… On ne s’en rend pas forcément compte…
        J’ai hâte de lire ce que tu penseras de la suite 😉

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  7. Je l’ai lu cette semaine justement et mon avis sera en ligne courant semaine d’après. Quel belle article bien détaillée ! Comme toi, j’aime beaucoup le fait que le sexe soit représenter dans le couple dans sa réalité, il est vrai que dans les mangas cela est plutôt rare, car le Japon est plutôt pudique j’ai l’impression sur le fait de l’aborder dans leur histoire, ce qui est dommage car cela est une partie intégrante des relations amoureuses adultes et d’autant plus d’une relation amoureuse débutante, qui comme tu le précise bien, est très bien représenter dans ce manga.
    Comme toi je me suis rapidement attaché aux personnages et je suis déjà impatiente de voir ce que la suite de l’histoire donnera, j’ai également beaucoup aimé l’humour qu’on retrouve ici ! 😀

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    • Je suis ravi qu’on soit d’accord. Le titre divise mais on est quand même beaucoup à être conquis. J’ai hâte de lire ton article.

      Je m’étais déjà fait cette réflexion sur cette forme de pudeur, avec des mangas très sexualisé (gros seins et culottes partout) mais en même temps jamais le moindre geste d’affection, même pas de bisou…

      Moi ça me fait plaisir du coup d’aborder la sexualité tel qu’elle est.
      Dans le cinéma grand public, on se pose moins que questions après tout, et je trouve ça très bien !

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      • C’est exactement ça, il y a aucun souci dans les mangas pour l’hypersexualisation et notamment des femmes de par leur rondeur, mais une forme de pudeur parfois extrême dans tout ce qui est montrer l’intimité des couples, des relations sexuels etc

        C’est pour cela que j’aime de plus en plus les romances adultes, comme celle que nous on proposé ces derniers mois Akata, etc. Cela est rafraîchissant, j’aime voir des relations qui dépeigne avec précision un vrai couple, comme just NOT married, cela permet pour les personnes comme toi et moi qui sommes en couple depuis longtemps, de s’identifier dans ce genre de titre 🙂

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      • Oui, c’est une des grandes forces de Just not Married pour moi. Il faut que je trouve le temps d’aller acheter le dernier tome, mais avec le couvre feu, je vais rarement faire des achats en ce moment. Au moins je fais des économies 😅

        Tu pense à quels titres de chez Akata ?

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  8. C’est intéressant de voir à quel point les avis et sensibilité change d’une personne à l’autre. Si on met de côté le fait que ce soit quand même un de ses « boss » puisqu’il est plus haut placé qu’elle dans la hiérarchie de leur entreprise et qu’il a une conception bien masculine d’une relation, oui le côté romance peut être sympa. J’avoue avoir lu l’histoire avec intérêt.
    Cependant, il y a quand même trop (à mon goût) d’aspects négatifs envers le sexe féminin. Je verrais avec la suite comment le mangaka va traiter l’évolution de leur relation. Pour le moment, je reste mitigée sur ce point.

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  9. Je suis plutôt surprise par ton article car je n’ai pas du tout su y avoir l’authenticité et le rapport adulte ni les problématiques quotidiennes dans ma lecture.
    Déjà, le côté que la femme (timide, introverti) ait encore une poitrine plantureuse et un corps sublime, c’est répétitif même s’il fallait s’y attendre.
    Puis plus que « limites » comme tu le dis, les actions de l’homme m’ont complètement refroidie. Comment peut-on se coller complètement contre une femme, mettre sa main sur ses jambes nues tout en ne la connaissant pas et en n’ayant pas son accord.
    Mais plus que ça ce sont les réactions de la femme qui m’ont aussi déplu car si au début elle le repousse et pense aussi que c’est pas forcément normal, finalement c’est bon, pas de soucis, et on entre dans un côté érotique marqué très rapidement.
    Je conçois que ça peut être du au fait qu’elle ait rencontré un vrai harceleur, mais pour moi l’homme en était déjà un en quelques sortes, pas par sa mentalité innocente mais par ses actes et je n’ai pas compris qu’elle le laisse ensuite faire par attirance physique.
    Cela car je n’ai pas ressenti d’amour de mon côté, en partie car je trouve que ça va très vite et ils ne se connaissent même pas vraiment personnellement avant de « passer à l’acte ».
    Une relation d’abord physique n’est pas forcément un problème mais je ne sais pas, je n’ai juste pas accroché au couple que j’ai trouvé superficiel même.
    Peut-être par mon froid sur les actes de l’homme, l’histoire romantique en elle-même m’est apparu comme cela et je n’ai pas su voir d’autres thématiques que tu abordes.
    Bonne critique en tout cas, de toute façon il en faut pour tous les goûts et j’ai pu voir d’autres aspects de ce livre.

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    • Je comprends tout à fait ton point de vue, j’ai d’ailleurs essayé de préciser au maximum que mon ressenti n’était pas universel, comme toujours d’ailleurs.
      Je pense qu’il y a des maladresses, surtout au début, et que l’on peut en effet ne pas réussir à passer outre cet aspect. Me concernant, j’y suis arrivé et j’ai du coup été très touché par cette histoire.

      Mais ton point de vue est loin d’être marginal, pas mal de monde s’est arrêté à l’extrait du premier chapitre à cause de ça, ma femme refuse de le lire et trouve que c’est vraiment malsain.

      Je pense que la sensibilité personnelle, et aussi le fait d’être un homme joue beaucoup.

      Quoi qu’il en soit, le fait que j’aime beaucoup la série ne change rien au fait que je comprends tout à fait le rejet et les réserves à son sujet, de ce fait je ne vais pas te blâmer. Et puis de toute façon, qui suis-je pour critiquer le point de vue des autres ?

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