Figures de l’enfance et parentalité dans Pluto

En tant que passionné qui rencontre un grand nombre d’œuvres, je suis plutôt dans l’idée que la façon de percevoir telle ou telle œuvre est très personnelle. Je ne parle pas tant des goûts qui sont propres à chacun et chacune, mais surtout l’idée que l’on met un peu de soi dans les expériences narratives que l’on vit, et de ce fait, on en dégage un sens différent d’une personne à l’autre. Un sens qui est évidemment lié en partie à ce qui est dans l’œuvre, mais qui se construit aussi peut-être en partie par rapport à ce qu’on est en tant qu’individu, ce qui nous intéresse et ce qui fait sens à nos yeux.

Et en l’occurrence, Pluto est un manga vraiment très particulier dans mon parcours de lecteur, mais aussi en tant que personne. Pour l’expliquer, je suis bien obligé de parler un peu de moi. Ce manga est arrivé vers moi par le hasard du calendrier, à une époque où je commençais à me passionner pour ce médium. Il est le premier Urasawa que j’ai lu, à une époque où je ne savais même pas qui était ce mangaka. Je suis allé vers ce titre car il était inspiré d’Astro Boy de Tezuka en réalité. Mais ces éléments ne sont finalement pas très pertinents.

Ce qui est vraiment pertinent concernant la question du sens que je dégage de Pluto est le fait que j’ai lu ce manga alors que ma femme et moi essayions d’avoir un enfant. Elle avait fait une fausse couche quelques mois avant, qui avait été très difficile à vivre pour nous deux, et nous avons finalement repris nos essais pour avoir un enfant après ces quelques mois. Or, j’ai commencé à lire Pluto à ce moment-là, et lorsque nous avons appris que ma femme était enceinte de ma fille, en faisant les calculs, cela coïncidait avec la période de vacances durant laquelle j’ai lu Pluto.

De ce fait, j’associe désormais immanquablement cette série à la conception de ma fille. Chose que j’ignorais lors de ma première lecture, mais désormais, Pluto est synonyme de parentalité pour moi par rapport à ce que j’ai vécu à l’époque, et ma relecture de la série a été faite avec cette idée dans un coin de ma tête. Or, c’est une grille de lecture très fertile pour cette série, qu’on peut d’ailleurs avoir sans pour autant avoir vécu la même expérience que la mienne vis-à-vis de ce titre. Mais le fait est que c’est sûrement ça qui a guidé cette nouvelle vision du titre à mes yeux. Et j’ai donc eu envie de proposer une interprétation personnelle de Pluto centrée sur cette notion de parentalité, qui me semble finalement une thématique centrale du récit (mais pas la seule).

Et la figure de l’enfance étant centrale dans l’œuvre d’Urasawa de façon générale, il convient de revenir rapidement dessus avant de se focaliser sur la question de Pluto.

Précisons avant de commencer que cet article va bien évidemment spoiler quelques éléments très importants de Pluto, et pourrait quand même gâcher un peu le plaisir de la découverte, le titre étant avant tout une enquête. Mais ce n’est pas possible d’aborder la thématique de la parentalité et du rapport à l’enfance dans ce manga sans dévoiler certains éléments importants.

Les figures de l’enfance chez Urasawa

Dans la fiction en général, les figures de l’enfance sont globalement présentées comme positives, ce qui est logique. On associe naturellement l’enfance à quelque chose de « pur », en opposition aux adultes qui sont plus ou moins corrompu par le monde. On pourrait citer des exemples par milliers (au sens propre) qui démontrent que l’enfance est en général quelque chose de positif dans la fiction hors quelques contre exemples du genre Damien la Malédiction.

Et dans ce cadre, Urasawa ne fait pas figure d’exception, bien au contraire. Les enfants sont assez omniprésents dans son oeuvre, que ce soit Astro, Asa, les frères et soeurs d’Umino dans Happy ! ou encore tous les enfants de 20th Century Boys en passant par les quelques enfants présents dans Billy Bat, dont Kevin Goodman durant une partie du récit. Et toutes ces figures de l’enfance sont vues comme positives, je pense notamment aux petits frères et sœurs d’Umino qui sont capable de voir d’emblée la vraie nature des gens (notamment Choko), ou certains qui fonctionnent comme des révélateurs de ce qui est bon chez l’autre. De même, les enfants sont montrés comme des individus qu’il faut préserver et protéger, au point où Kevin Yamagata fera un gros sacrifice pour un enfant dans Billy Bat, et où Kenzo Tenma décidera de sauver un enfant sans savoir de qui il s’agit… Johann Liebert étant certainement LA figure de l’enfance malveillante dans la bibliographie d’Urasawa, contrebalancée dans Monster par le petit Dieter, que Tenma arrivera à sauver pour de bon.

Quoi qu’il en soit, chez Urasawa, les enfants sont omniprésents et très importants. Ils représentent des figures qu’il faut protéger, et dont on doit aider à découvrir et explorer leur potentiel. Billy Bat est un titre particulièrement intéressant sur cet aspect également, via le personnage de Kevin Yamagata et son rapport à la transmission. Un rapport à l’enfance somme toutes assez classique, mais qui reste pertinent d’autant plus qu’il forme une réflexion globale qui parsème l’œuvre d’Urasawa, créant un terreau fertile à l’exégèse pour le plus grand plaisir de ses fans. Il n’est pas question ici d’aborder les figures de l’enfance chez le mangaka dans toute leur exhaustivité, même si l’idée est vraiment intéressante. Le but était surtout de dresser quelques contours concernant la question, afin de montrer que ce n’est pas une vue de l’esprit que d’analyser Pluto sous le prisme de la figure de l’enfance.

Les figures de l’enfance dans Pluto

Avant de mettre la focale sur les figures de l’enfance dans Pluto, il convient de rappeler quelques éléments importants de l’œuvre, qui auront un impact sur le travail thématique d’Urasawa, comme nous le verrons. Pour rappel, Pluto est une réinterprétation libre et très dense de l’histoire d’Astro Boy « Le Robot le plus fort du monde ». Ainsi, Urasawa se conforme à l’univers de Tezuka, réutilisant les mêmes personnages qui ont une caractérisation et une histoire relativement similaire.

AstroD’emblée, le personnage d’Astro n’est pas anodin. Si vous n’êtes pas du tout familier avec le manga de Tezuka, sachez simplement qu’Astro est un robot à l’apparence enfantine qui a été créé par le professeur Tenma (oui, le nom du héros de Monster ne vient pas de nulle part) en guise de palliatif après la mort de son fils Tobio. De ce fait, la thématique du deuil de l’enfant est déjà importante dans l’œuvre d’origine, et va être traitée ici avec davantage de densité.

De plus, cette histoire se concentre sur plusieurs robots, qui sont les personnages principaux. C’est d’ailleurs la seule fois où on a des personnages importants non humains chez Urasawa, qui est plutôt habitué aux histoires se déroulant dans notre monde, avec des éléments fantastiques, plutôt que de la SF pure comme c’est le cas ici.

C’est important de le préciser car une des traditions de la science-fiction, en particulier avec la thématique de la robotique, est qu’elle propose un reflet de l’humanité. Les robots sont encore plus pertinents dans cette optique car ils représentent une forme d’altérité tout en ressemblant énormément aux hommes. Et c’est la friction entre ces similitudes et cette altérité qui est fertile et n’a de cesse d’intéresser les artistes et le public. Or, concernant le sujet qui nous intéresse ici, la question des robots est fondamentale puisqu’une de leurs principales caractéristiques est qu’ils ne peuvent pas se reproduire… Élément éminemment important quand il s’agit d’évoquer la question de la parentalité. D’autant plus que malgré l’absence de moyen de reproduction, on verra plusieurs robots avoir des enfants, et plusieurs robots qui sont eux-mêmes des enfants (ou en tout cas en ont l’apparence).

Il en est ainsi d’Astro, un des deux personnages principaux du récit (avec l’inspecteur Gesicht), mais aussi de Uran, la fillette très proche d’Astro. On peut également noter l’importance des enfants que recueille le robot pacifiste Epsilon. Enfin, Brando, un des robots visés par Pluto (l’antagoniste) a également une femme et des enfants. Et la question de la parentalité se pose, de façon plus ou moins explicite, avec Gesicht et sa femme.

Robots et parentalité, deux thématiques fertiles

C’est d’ailleurs quelque chose que je trouve très intéressant, l’idée de mêler la thématique de la parentalité et celle des robots, car cela peut engendrer des réflexions très pertinentes. Cela ne vient pas uniquement d’Urasawa, puisque la thématique du deuil de l’enfant est déjà présente dans le manga d’origine de Tezuka, comme je l’ai précisé auparavant. Elle n’est d’ailleurs pas spécifique à Astro Boy, puisqu’elle est abordée dans la fiction de façon plus ou moins explicite à travers la figure de l’enfant robot. Impossible pour moi de ne pas évoquer A.I., le chef d’oeuvre de Steven Spielberg, dans lequel un couple « adopte » un enfant robot (interprété magistralement par Haley Joel Osment) pour pallier à l’absence d’un fils malade (mais encore en vie cependant).

Dans le cas de Pluto, Astro représente cet enfant factice qui remplacerait celui décédé. Mais il ne s’agit pas d’un élément central du récit, puisqu’Urasawa est parti du principe que les lecteurs et lectrices connaissent déjà le personnage, et ne prend pas le temps de revenir sur son origine. Il n’empêche que le docteur Tenma est présent dans le récit, et que la dualité entre celui-ci et Ochanomizu est très intéressante par rapport au lien particulier que chacun entretient avec Astro.

Gesicht et Astro : la transmission de l’adulte à l’enfant

Un élément très important de l’histoire, mais aussi de la thématique sur la parentalité, vient du personnage de Gesicht et de son lien avec Astro. Gesicht est l’inspecteur qui enquête sur Pluto, et qui est le personnage central d’une grosse partie du récit. Sa mémoire semble altérée, si bien que l’on sent qu’il y a quelque chose de trouble le concernant. Cela a une importance cruciale dans l’histoire, mais concernant la thématique de la parentalité, c’est autre chose qui nous intéresse, même si on reviendra sur sa mémoire.

Ce qui est intéressant de noter, c’est que Gesicht et sa femme permettent de mettre en avant la thématique de l’infertilité dans un couple, et le désir d’enfant qui passe par l’adoption. Car les deux songent à adopter, à plus forte raison que Gesicht a vu le robot Brando mener une vie de famille heureuse avec sa femme et leurs enfants adoptés. De plus, on apprend tardivement que Gesicht avait déjà adopté un petit robot, Robita, au prix de « 500 Zeus par corps », une réplique qui revient souvent mais qu’on ne comprend que tardivement.

Gesicht

Mais le point le plus marquant concernant Gesicht, est son impact sur Astro, et ce qu’il lui transmet. En effet, Astro finit par mourir au cours de l’histoire, mais son corps n’est pas altéré. C’est finalement après le décès de Gesicht que l’on transfère sa mémoire dans le corps d’Astro, afin de fournir des émotions extrêmes au petit robot (en l’occurrence la haine de Gesicht), ce qui a pour effet de ramener le petit robot à la vie. Et si Astro est désormais animé par la haine de Gesicht, il arrive à passer outre pour au contraire trouver une forme de paix.

C’est selon moi très intéressant au niveau symbolique, car cela évoque la transmission de certaines idées positives d’un adulte à un enfant. Car Gesicht a fini par comprendre au fil du récit que la haine était stérile. Et c’est en transmettant un idéal de paix et l’idée de renoncer à la haine qu’il permet à Astro de se transcender et de réellement s’accomplir en tant qu’individu, lui permettant de souhaiter en fin de récit que la haine disparaisse. Et compte tenu du fait que c’est cette transmission d’idée qui permet à Astro de sauver la Terre au final, je pense vraiment que cette question de ce que l’adulte peut, voire doit apporter à l’enfant pour qu’il se construise de façon positive, est la thématique centrale du récit. D’autant plus qu’il est émaillé par d’autres figures de l’enfance.

Enfin, on peut voir dans la transmission de la mémoire de Gesicht à Astro un miroir inversé de ce qui se passe avec Abullah, l’antagoniste du récit, qui reçoit aussi une puce mémoire qui l’amène à vouloir se venger en utilisant Pluto (qui n’est autre que son fils, à qui il a donc transmit toute la négativité qu’il avait en lui). De ce fait, la situation inversée que Gesicht et Astro amènent est d’autant plus intéressante concernant la thématique de la transmission, montrant l’importance de transmettre des valeurs positives afin de se débarrasser des négatives telles que la haine.

Epsilon : préserver l’enfance à tout prix

Epsilon, un autre des robots les plus puissants de la Terre visés par Pluto, est particulièrement intéressant. Il s’agit d’un robot pacifiste qui refuse de faire la guerre, et qui se confronte aux conséquences des massacres perpétrés. Et en l’occurrence, il prend en charge des orphelins de guerre afin de les aider à se reconstruire et à grandir dans de bonnes conditions, malgré les malheurs qu’ils ont vécu.

Il se retrouve d’ailleurs à accepter le combat face à Pluto uniquement dans le but de protéger les orphelins, et ira jusqu’à se sacrifier pour eux. Cette figure de l’adulte qui donne sa vie pour préserver l’enfance n’est pas nouvelle, mais elle n’en reste pas moins très intéressante. Et si Epsilon n’est pas le père des orphelins, on ne peut nier qu’il prend le rôle de la figure parentale, en l’absence de celle-ci.

VassilyDe plus, ces figures de l’enfance auprès d’Epsilon renvoient à une des thématiques au cœur du récit : les traumatismes et les dégâts collatéraux des guerres. En effet, ce sont des orphelins de guerre qu’Epsilon a recueilli, comme pour réparer les méfaits commis durant les conflits. De ce point de vue, le jeune enfant Vassily est très intéressant puisqu’il est le plus mis en avant, et celui sur lequel l’impact psychologique de la guerre est le plus évident (par exemple, il ne dit plus que « Bora », dont on comprendra tardivement la signification). Le traitement de la relation entre Vassily et Epsilon est un nœud émotionnel très important du récit, et la symbolique de la main de paix tendue par le robot à l’enfant a une résonance très forte.

En conclusion : une histoire sur l’importance de préserver l’enfance

Au-delà des exemples cités, les figures de l’enfance sont vraiment récurrentes dans Pluto, car d’autres enfants vont et viennent au gré de l’histoire. Beaucoup des personnages humains que l’on est amené à rencontrer ont des enfants ou des petits enfants, et ils sont suffisamment étoffés pour enrichir cet aspect. De même, le robot Docteur Roosevelt, qui a l’apparence d’un ourson Teddy Bear, à la fois en référence au président américain et à la peluche bien connue, renvoie à une image de l’enfance en même temps qu’à une figure sombre.

Et toute cette thématique autour de l’enfance me semble centrale dans Pluto, au-delà de mon cas personnel qui fait que j’ai une lecture totalement connectée à cette notion. Elle se mêle à l’autre thématique centrale du récit, pour n’en faire plus qu’une, en liant les notions de transmission, de parentalité et de paix. On comprend, et ce dès le premier tome, que la transmission peut aider à atteindre un idéal de paix, comme c’est par exemple le cas avec le destin du robot North II. Mais la transmission est d’autant plus importante quand il s’agit de donner aux enfants des valeurs positives qui leur permettront d’éviter de reproduire les erreurs des adultes. Cette notion est mise en évidence avec le lien entre Gesicht et Astro, qui forme un miroir inversé de celui entre Abullah et Pluto.

GrimmerAinsi, Urasawa semble nous dire que se débarrasser de la haine ne sera possible que si l’on préserve l’enfance, qu’on la protège, et qu’on lui transmet les valeurs positives qui pourraient nous élever. C’est par ailleurs quelque chose qu’Urasawa semblait déjà dire en filigrane dans Monster, avec le cas du petit Dieter que Tenma a sauvé, mais aussi et surtout le personnage magnifique de Grimmer, représentant aussi une forme de monstruosité à cause des traumatismes vécus dans l’enfance.

J’insiste sur cette filiation entre les deux titres, ainsi que sur l’importance des figures de l’enfance chez Urasawa car c’est ce qui fait selon moi la spécificité du travail d’un Auteur avec un grand A. Le fait de travailler les mêmes thématiques au fil des récits, en les enrichissant, rend l’oeuvre de l’auteur plus dense et cohérente. Ainsi, cette interprétation toute personnelle de la thématique de la parentalité et de l’enfance dans Pluto me semble fonctionner, au regard de ce qui transparaît dans les autres titres d’Urasawa que j’ai pu lire.

J’espère en tout cas avoir réussi à proposer un éclairage un tant soit peu intéressant concernant ce titre, qui comme la plupart des mangas d’Urasawa, est un véritable chef d’oeuvre, à la fois tour de force narratif, à la grande densité thématique, et thriller de haute volée. Je pense que les mangas d’Urasawa gagnent à être lus et relus, pour tenter d’en saisir toute la profondeur, et c’est ce que j’essaie modestement de faire, en m’attachant à un aspect spécifique de son travail ici.

20 commentaires

    • Merci beaucoup ! Ça m’est venu d’un coup en fait, je pensais à Urasawa, et les souvenirs particuliers liés à Pluto sont remontés et je me suis mis devant mon clavier !

      Je pense écrire régulièrement des petits articles thématiques sur les mangas d’Urasawa, car ils me mettent le cerveau en ébullition !

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      • Merci encore à toi.
        C’est vrai que les articles thématiques, en mode interprétation et/ou analyse sont vraiment ceux où j’arrive à me faire le plus plaisir. J’essaie de glisser un peu d’analyse dans mes articles avis lecture mais ce n’est pas toujours facile.

        Après, ce sont aussi les articles qui prennent le plus de temps à écrire, donc comme toujours il faut trouver un équilibre dans tout ça, mais je fais de mon mieux pour y arriver.

        Aimé par 1 personne

  1. Concernant la protection de l’enfance, voilà un sujet dont la comtesse de Ségur a largement démontrer les limites dans ses œuvres.

    Et elle en résume bien les limites à ne pas dépasser : trop de sévérité rend les enfants craintifs, mais trop de laxisme les rend tyranniques.

    Aimé par 2 personnes

    • Le cas de Pluto est assez spécifique sur cette question, car on aborde surtout la question des traumatismes (liés à la guerre ici), comme c’est aussi le cas dans Monster. D’ailleurs le fait de montrer des figures d’enfants « mauvais » dans Monster tend à bien montrer la nuance que La Comtesse de Ségur semble vouloir apporter ici.

      Dans le cas de Pluto, on parle davantage de transmission que d’éducation en fait. Me concernant, je suis assez partagé sur cette question car je pense qu’il n’y a pas de modèle parfait d’éducation, même si je suis pour que la bienveillance prime en toute circonstance.

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  2. Très bel article !
    J’aime beaucoup ta grille de lecture et si j’avais senti certaines choses à la lecture, je n’avais pas tout noté. Ça me donne envie de le relire 😅
    Je suis totalement d’accord avec toi sur le thème de l’enfance qu’on retrouve dans toute l’oeuvre d’Urasawa, même dans ses titres « plus légers ». Par exemple dans Happy que je suis en train de lire, on a quand même le discours d’une Miyuki qui doit retrouver son âme d’enfance, et arrêter de tout porter sur ses épaules comme une adulte, pour pouvoir retrouver son meilleur niveau de jeu 😉
    Merci pour ton travail en tout cas. Je ne lirai pas la fin de la même façon ^^

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    • Merci à toi pour ton commentaire.

      Comme je l’ai expliqué, ma façon de voir Pluto est aussi liée à des choses personnelles, mais malgré tout j’aime à penser que ce n’est pas qu’une vue de l’esprit.

      Et comme beaucoup, j’ai un peu de cette obsession concernant les figures d’auteurs, et Urasawa et son œuvre se prêtent vraiment bien à ce type d’analyse et d’interprétation tant on trouve des récurrences dans leur travail. C’est pour ça aussi que j’ai un un peu plus insisté sur une continuité thématique entre Monster et Pluto…

      Tu l’auras deviné, je pense parler régulièrement d’aspects comme cela chez Urasawa, car j’adore ça et en faisant ce genre d’articles, ça étoffe aussi mes connaissances de son œuvre.

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      • Oui, j’avais aussi senti à force de lire des mangas d’Urasawa qu’il y avait une récurrence des enfants. Dieter m’a marqué dans Monster, les petits frères d’Umino aussi dans Happy, et je me suis dit que Astro c’était quand même pas rien dans le genre.

        J’ai prévu d’écrire un article sur la fin de Pluto, un sur la fin de Billy Bat et un sur le premier tome de Monster. Reste à voir quand j’aurai le temps de faire tout ça… 😅

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  3. Je ne peux pas faire de gros commentaires en ce moment, mais en tout cas, bravo pour ton article très intéressant ! La thématique de l’enfance et de son importance dans cette oeuvre n’était pas aussi claires dans ma tête…

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    • Je comprends tout à fait qu’avec ce que tu traverse tu ne fasse pas de gros commentaire. Puis de toute façon tu n’as pas d’obligation vis à vis de moi.
      Ca me fait quand même plaisir que tu passe par ici, je ne sais pas si ça te permet de te changer les idées mais si c’est le cas, j’en suis content.

      Concernant la thématique de l’enfance, j’ai expliqué en introduction que mon rapport tout personnel au titre fait que je ne peux pas détacher les deux. Et j’ai eu le sentiment que des éléments de Monster avaient une forme de miroir dans Pluto, et que plus globalement l’enfance est un sujet cher à Urasawa.

      De toute façon, j’ai prévu de beaucoup écrire sur cet auteur au fil du temps, en essayant de creuser son œuvre car c’est vraiment un plaisir pour moi de faire ça.

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      • Oui, ça me change un peu les idées. Je suis juste un peu frustrée de pas être à 100%…

        Ben tu vois, même s’il m’était évident que les enfants avaient une place importante dans son oeuvre, je l’avais pas analysé comme ça. Je vais les relire différemment, merci !

        Et ce sera avec grand plaisir de te lire.

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  4. Alors c’est marrant mais je n’avais pas lu ton article vu que je n’avais pas lu la série encore mais le titre m’avait malgré tout bien intéressé (tu t’en doutes). Figure toi qu’après lecture je suis plutôt en phase avec toi mais je rajouterais encore d’autre thématiques de l’enfance. On peut à mon sens considérer l’ensemble des robots comme des enfants que ce soit Geisicht, sa femme, Astro ,etc… dans leur rapport aux émotions et leur incompréhension face à celles ci. Je traverse ça en ce moment avec mon petit bonhomme et ça m’a sauté aux yeux! Chapeau pour le dossier!

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    • Ah oui, je n’avais pas pensé à cette piste mais je la trouve en effet très intéressante.
      Comme j’avais plus envisagé Gesicht sous l’angle de l’adulte qui transmet quelque chose à Astro pour que ce dernier ne commette pas les mêmes erreurs, je n’avais pas du tout pensé à cette piste qui me semble quand même pertinente.

      Merci pour ta contribution du coup, et plus globalement pour ton passage.

      C’est ça qui est bien avec les œuvres aussi riches, on peut trouver vraiment beaucoup de pistes de réflexion et enrichir ça en discutant !

      Aimé par 1 personne

      • Oui et c’est toujours intéressant dans discuter entre nous ! Mais oui Gesicht a cette double casquette. Mais la phrase lorsqu’il a défendu le militant anti-robot « cette haine est ce qu’elle sera toujours là » a fait tilt. Tout comme lorsque Tenma dit à la femme de Geisicht « Pour le moment faite par mimétisme et les sentiments viendront ensuite ». Je vois les robots comme des êtres s’ouvrant tout doucement aux sentiments et devant les appréhender sans en comprendre les mécanismes. Faudra que je fasse mon article dessus maintenant 😊

        Aimé par 1 personne

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