Fire Force – Le Nekketsu qui a le feu sacré

Fire Force

Le genre du nekketsu me pose problème, car s’il reste un genre que j’apprécie particulièrement dans le manga, au même titre que les blockbusters cinématographiques de par le spectacle total qu’il propose, je dois aussi admettre qu’au fil de mes lectures, mon intérêt pour le genre va en diminuant, notamment à cause de codes trop éculés et parfois utilisés ad nauseum. Il y a aussi la très grande mise en avant du genre qui fait qu’il semble omniprésent et, étant victime de l’euphorie générale autour de certains titres, je finis par en lire beaucoup pour me faire un avis… Beaucoup trop, au point de ressentir une certaine lassitude. Demon Slayer a d’ailleurs été victime de cette lassitude, dans sa volonté d’appliquer scrupuleusement la recette du shonen sans proposer (à mes yeux) de valeur ajoutée, mais My Hero Academia est aussi dans une situation où mon intérêt va en diminuant depuis quelques temps.

Ça a été jusqu’au point où je me suis demandé si je ne commençais pas à tout simplement devenir hermétique au genre… Jusqu’à ce que Fire Force croise ma route et vienne remettre tout ça en question. Et c’est en lisant et en me mettant à jour sur cette série (16 tomes sont sortis en France au moment où j’écris) que j’ai pris conscience de certains aspects importants pour moi dans le shonen nekketsu, qu’on ne retrouve que dans quelques séries qui forment le haut du panier pour moi. Je m’en vais donc dans cet article vous expliquer pourquoi Fire Force est pour moi dans ce haut du panier, et est d’un point de vue strictement personnel le nekketsu en cours qui m’enthousiasme le plus actuellement !

Fire Force c’est quoi ?

Tout d’abord, commençons par le commencement. Fire Force est comme je l’ai dit un shonen nekketsu, c’est à dire de grosse bagarre, que l’on doit à l’auteur Atsushi Ohkubo, un mangaka qui n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà fait une série courte, B.Ichi (inédite en France), et Soul Eater, série à succès en 25 tomes disponible chez Kurokawa. WSM coverConcernant Fire Force, la série est pré-publiée dans le Weekly Shonen Magazine depuis 2015 et en est à 16 tomes parus en France contre 26 au Japon. Elle est un des fers de lance du magazine actuellement qui a décidément de très belles séries en cours, bien plus intéressantes que celles du Shonen Jump à mes yeux d’ailleurs. Et le succès est suffisant pour qu’elle soit adaptée depuis 2019 en un anime de très belle facture, la saison 2 étant actuellement en cours.

On est donc face à un shonen nekketsu fleuve comme on en trouve beaucoup, avec son lot de bagarre et de grosse action pétaradante. Mais il s’émancipe pas mal des codes habituels du genre en proposant un récit et un univers particulièrement complexes et passionnants. À tel point que le titre n’est pas si facile à résumer. Car s’il reprend quelques poncifs habituels du genre, il va rapidement prendre de la hauteur pour développer un storytelling des plus passionnants et addictifs.

Mais pour résumer très simplement, nous sommes en l’an 198 du calendrier solaire (on y reviendra), dans le royaume de Tokyo. Après un cataclysme d’origine inconnue, un phénomène de « combustion humaine » fait que des gens, sans raison apparente, se transforment en « torche humaine ». C’est là que les brigades spéciales Fire Force entrent en scène pour exorciser les torches humaines et mettre un terme à leurs souffrances. Shinra Kusakabe, le héros de la série, intègre la 8e brigade de la Fire Force et a pour objectif de faire la lumière sur l’incendie qui a coûté la vie à sa mère et son frère. Par ailleurs, il est surnommé Le Démon car certains pensent qu’il est responsable de cet incendie, étant le seul survivant, et son sourire constant sur le visage renforce cette impression de personne « démoniaque ».

Shinra

Un pitch qui peut sembler relativement classique de prime abord, mais qui est surélevé comme je l’ai dit par un univers plutôt densément développé, un travail sur les aspects politiques, militaires et religieux particulièrement intéressant ainsi qu’une forte dose d’ambiguïté morale. Voyons donc de quoi il en retourne en rentrant un peu plus en profondeur dans cet univers (sans pour autant faire de révélations qui pourrait gâcher le plaisir de la découverte).

Un univers fascinant

La première chose qui frappe quand on commence Fire Force, c’est son univers moderne qui utilise pourtant un certain nombre d’oripeaux des œuvres moyenâgeuses. Le fait que des édifices religieux abritent des brigades, l’omniprésence de l’église du Saint Soleil, le fait que des bonnes sœurs appartiennent à diverses brigades, afin d’offrir les derniers sacrements aux torches humaines… Tous ces éléments convoquent un imaginaire religieux moyenâgeux. Et l’influence du moyen-âge ne s’arrête pas là. En dehors d’Iris, la bonne sœur de la 8e brigade, nous avons Maki qui est comparée à une sorcière, le Capitaine Obi qui fait très paladin, ou chevalier en grosse armure, et surtout, le personnage d’Arthur dont les pouvoirs sont totalement en lien avec cet aspect puisqu’il utilise une épée faite à partir de ses pouvoirs de flamme, qu’il appelle Excalibur. Et on apprendra que sa puissance atteint son paroxysme lorsqu’il est dans une situation qui lui permet totalement de s’imaginer en tant que « roi des chevaliers ».

Et loin d’être un simple élément esthétique ou d’ambiance, tout cet imaginaire moyenâgeux étoffe l’univers, mettant notamment la question de la croyance au cœur du récit. J’ai évoqué l’église du Saint Soleil, instance au cœur du récit et qui semble en grande partie régir la vie des individus (avec un petit côté inquisiteur sur les bords) drapée de mystères. Mais il y a aussi ce qui semblent être les principaux antagonistes, les hommes en blanc et le grand prédicateur, dont l’aspect est très connoté religion également (les costumes me font penser notamment aux Templiers avec la présence de croix).

Eglise

De même, la combustion spontanée qui transforme les gens en torches humaines et l’obsession de la purification de leur âme avant de les mettre à mort est fortement connotée religieusement, conférant une ambiance toute particulière à la série, surtout dans les premiers tomes où l’on ressent une forte tension émotionnelle.

Enfin, impossible de ne pas évoquer le générateur d’énergie qui alimente tout Tokyo en électricité, qui se nomme Amaterasu, en référence à la déesse du Soleil dans le Shintoïsme, qui serait une ancêtre de tous les empereurs japonais, liant ainsi la dimension politique et spirituelle.

Tout ceci venant se mêler aux mystères qui entourent différentes organisations (y compris les différentes brigades de la Fire Force), mais aussi concernant le fameux grand cataclysme dont on ignore l’origine. Ainsi, un grand parfum de complot est au cœur du récit et contribue grandement à son identité. Car Fire Force est surtout à mes yeux une série à la narration particulièrement efficace, mettant bien plus en avant son intrigue que les combats. J’entends par là que c’est bien le développement de l’univers et la recherche de réponses à tout un tas de question qui sont au cœur du récit et qui en font sa substantifique moelle. Et du mystère et des révélations, il va y en avoir. C’est je pense en partie grâce à cela que le titre est si copieux en terme narratif par rapport à ses concurrents dans le genre du nekketsu.

Et un autre point qui m’a fait tiquer et qui m’intrigue, mais que je ne développerai pas trop pour ne rien dévoiler, est qu’il rejoint la liste des mangas qui remettent en cause l’Histoire officielle avec un grand H, tels que L’Attaque des Titans, Fullmetal Alchemist ou encore Astra – Lost in Space. Et ça ne me semble pas anodin qu’on retrouve cette idée dans plusieurs séries récentes… Toujours est-il que c’est encore un élément qui vient enrichir la portée symbolique et réflexive d’une série décidément très riche et intelligente !

Des personnages charismatiques

Si Fire Force se démarque des autres nekketsu, il n’en reste pas moins un titre qui répond à certains canons du genre, parmi lesquels la nécessité d’avoir un casting de personnage très riche. D’une part cela permet d’avoir son ou ses chouchous, et c’est également un élément qui justifie un certain nombre d’affrontements, chacun ayant en plus des pouvoirs qui lui sont propres.

Concernant ces fameux pouvoirs, ils sont toujours en rapport avec le feu, vous vous en doutez, mais ils ont plusieurs spécificités. Les individus sont divisés en première, deuxième ou troisième génération en fonction de leur maîtrise du feu. La première génération ne contrôle pas les flammes, alors que la seconde génération est capable de les manipuler, tandis que la troisième génération peut, quant à elle, en créer. Cela ne veut pas forcément dire qu’un troisième génération sera plus puissant qu’un deuxième génération, c’est surtout que l’utilisation que chacun fait de son pouvoir varie également en fonction de sa génération.

Dans un cas comme dans l’autre, la façon d’utiliser son pouvoir est spécifique à chaque personnage, permettant à Ohkubo de créer des styles très différents. Par exemple, Arthur utilise son pouvoir de troisième génération pour se créer une épée grâce au feu (qui fait penser à un sabre laser de Star Wars) alors que Shinra utilise ses flammes comme des propulseurs au niveau des pieds. Mais ce ne sont que deux exemples parmi une grande quantité d’utilisations différentes.

Mais là, je me focalise surtout sur les pouvoirs, et pas tant sur les personnages… J’ai de toute façon prévu un petit article prochainement dédié aux personnages de Fire Force, mais sachez simplement que chaque brigade dispose de figures charismatiques, et en plus de cela on a d’autres personnages hors brigades (bien souvent des antagonistes) très intéressants et/ou stylés.

8e brigade

Personnellement, il y a parmi mes chouchous le commandant Obi de la 8e, qui a pour particularité de ne pas avoir de pouvoir. De ce fait, il renforce son corps grâce à un entrainement draconien pour pouvoir affronter les 2e et 3e génération et protéger ses hommes. Maki (toujours dans la 8e) est également excellente, en tant qu’ancienne militaire elle est très entraînée pour le corps à corps en plus d’avoir des pouvoir de deuxième génération. Le mécanicien de la 8e, Vulcan, est également un super personnage, tout comme Arthur et Shinra, le duo le plus mis en avant dont les prises de bec sont souvent très drôles. En réalité, je ne vois pas de faute de goût dans la 8e si ce n’est…

Tamaki, qui ne fait pas officiellement partie de la brigade mais c’est tout comme. Ce personnage féminin est clairement la caution fan service du titre (en dehors d’elle, il n’y a eu qu’une double page de séquence de douche que j’ai relevé en fan service). Sa particularité est qu’elle attire les « pervers malgré eux ». En gros, elle a tendance à tomber de sorte à ce qu’elle se fasse tripoter par les autres, ce qui est apparemment un ressort comique. Elle est d’ailleurs introduite en se faisant tripoter les seins et les fesses par Shinra, à leur corps défendant à chacun. Et c’est le cas à quasiment chacune de ses interventions, si bien que cela la rend très lourde en plus de parfois désamorcer la tension de certaines situations. Personnellement, je trouve qu’elle est le seul point noir du titre.

Mais il ne faut cependant pas s’arrêter à ça, car en dehors de Tamaki, tout le cast du titre est vraiment excellent, et en me bornant à la 8e brigade, je me suis limité pour ne pas parler ici trop en détails de certains personnages.

Une esthétique de qualité

L’esthétique des mangas est un point qui est assez compliqué à aborder pour moi, car je manque clairement de vocabulaire pour vraiment décrire les choses. En général, je me contentes d’évoquer le découpage, la lisibilité globale et le « style » de l’auteur, s’il me plait ou non. Forcément, avec des termes toujours similaires, c’est compliqué de vraiment rendre compte des choses.

Le mieux étant de vous proposer quelques planches afin de vous faire une idée. Personnellement, j’aime beaucoup le character design et l’esthétique globale du titre, que j’ai évoqué quand j’ai abordé l’univers. Chaque personnage dégage vraiment quelque chose de particulier avec son look, et nous permet même d’avoir une idée de leur façon de se battre. Et en terme de combat justement, je suis très content de voir que Ohkubo fait le maximum pour toujours rendre ses planches dynamiques tout en restant parfaitement lisibles. On arrive bien à percevoir le mouvement dans le travail sur les postures et dans l’enchaînement des cases. Voyez vous mêmes !

En conclusion : le haut du panier en terme de shonen nekketsu

J’espère que cet article plus long qu’à l’accoutumée aura permis de rendre compte de la très très belle surprise que fut Fire Force pour moi. Comme je l’ai dit, j’ai de plus en plus de mal avec les nekketsu, surtout quand ils sont trop classiques dans leur approche. Or, cette série arrive à reprendre les codes que j’aime malgré tout, mais en les intégrant à un univers bien plus travaillé que dans la plupart de mes lectures du genre, avec une forte dose de symbolisme et de réflexion.

Si j’ai mis en avant les influences moyenâgeuses, notamment autour de la question de la religion, c’est parce que cela contribue grandement à l’ambiance et à la tonalité du récit, ainsi qu’à sa richesse thématique. De même, j’ai rapidement abordé la question du rapport à l’Histoire avec un grand H, trop rapidement car je ne voulais rien en dévoiler, mais c’est un élément central du récit qui le rend d’autant plus passionnant. Au stade où nous en sommes dans la parution (16 tomes sortis), il faut savoir que l’on est encore en train de découvrir des éléments de cet univers, on sort un peu de la zone de Tokyo pour développer un autre pan de ce monde.

Ce qui est clair, c’est que Ohkubo a déjà développé beaucoup de belles choses en 16 tomes, et en a encore clairement beaucoup sous la pédale. Avec 26 tomes parus au Japon, je ne sais pas quand l’auteur a prévu de s’arrêter, mais je trouve que son univers a le potentiel pour aller encore loin. D’autant plus qu’il ne prend pas des détours dans tous les sens mais qu’au contraire, sa narration reste précise et sait où elle va. Car c’est surement le point que je retiens le plus dans ce titre. Si beaucoup de nekketsu utilisent les affrontements comme des béquilles pour compenser une intrigue bateau voire faible, ici, Ohkubo est confiant en la force de son récit et dans la richesse de son intrigue, de ce fait, il peut parfois paraître avare en action, mais c’est surtout parce qu’il arrive à être toujours passionnant dans ce qu’il raconte et dans la façon de développer son univers.

En ça, je ne m’attendais pas à m’investir autant dans cette série, et pourtant, elle a réussi en 16 tomes à me conquérir totalement, et à devenir le nekketsu en cours dont j’attends les tomes avec le plus d’impatience. Alors que je cesse d’autres séries du genre, que j’en continue certaines par habitude, Fire Force réussit l’exploit de raviver la flamme. Et ça, c’est le signe d’un titre de très grande qualité à mes yeux.

24 commentaires

  1. Comme toi je suis lassée du nekketsu et je n’en lis quasiment plus. J’étais assez emballée par ce titre jusqu’à ce que tu abordes le fanservice et ce personnage qui se fait tripoter comme ça sans vraie raison 😅 c’est un truc qui me sort totalement de l’histoire. Je vais d’abord tenter en regardant l’animé du coup..

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    • Après comme je l’ai dit, le personnage de Tamaki est vraiment le seul élément de fan service, et elle est quand même ultra secondaire par rapport aux autres.

      Il me semble que les passages fan service avec elle se comptent pour le moment sur les doigts d’une main tant elle est en retrait. Donc même si c’est un point noir, il n’est pas non plus super important je trouve.

      Mais du reste, je trouve cet univers passionnant et c’est surtout super bien écrit. Sur plusieurs points il me rappelle Fullmetal Alchemist.

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      • Non, ça ne m’embête pas, j’ai même tendance à un peu trop le faire. Genre les séries d’Urasawa que j’ai lu en mediatheque, je commence à les acheter de mon côté, pareil pour Vinland Saga et j’ai bien envie de prendre Hikaru no Go en deluxe.
        Mais je ne le fais que pour les séries que j’aime vraiment beaucoup.

        Et dans le même temps je vais essayer de faire un peu de tri pour vendre certaines séries que je ne continue pas, ou d’autres que je ne relirai sûrement jamais.

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  2. Fire Force c’est vraiment un coup de coeur pour moi et ce, depuis le 1er tome. Et c’est toujours aussi bon ! L’anime est vraiment excellent et il est bien en avance par apport aux tomes sortis chez nous, je suis donc spoilé, mais ça se bonifie de plus en plus 😀

    Tamaki est le seul « point noir » du titre, je trouve lourdingue ce fan service et qui casse parfois le sérieux du moment. Et qui n’est franchement pas nécessaire.

    Je trouve que Fire Force va vite et bien et sans perdre son temps avec des passages inutiles, où des combats à rallonge. Les combats sont justes bien distillés pour permettre à l’intrigue d’avancer et c’est le point fort du titre: « l’intrigue ! » J’aime bien la thématique autour de l’église du St Soleil et les mystère et zones d’ombres autour de tout ça. Ca me conforte dans ma vision de la religion « Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir »

    Puis il y aussi bon nombres de personnages attachants 😀 J’aurais du mal à donner mon préféré, mais je penche plus sur Joker

    Encore un superbe article 😀

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    • Merci beaucoup à toi !

      Je vois qu’on se rejoint beaucoup sur les élements qui nous font aimer ce titre (et sur Tamaki également).

      Joker prend de plus en plus de relief dans le manga à ce stade. Si avant je ne l’aurai pas cité, il devient actuellement de plus en plus intéressant, c’est certain !

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    • C’est compliqué à dire…
      Je mettrai Hunter X Hunter et L’Attaque des Titans au sommet, ne serait-ce parce qu’ils s’éloignent vraiment des canons du genre et sont bien plus denses et profonds dans ce qu’ils racontent.
      Ensuite il y aurait Naruto, qui lui est totalement dans les codes du genre mais est celui qui m’a fait le plus vibrer, avec Dragon Ball.

      Après pour moi ça se bagarre entre plusieurs séries que je mets en dessous de ces 4 piliers. Mais dans les faits, j’ai beaucoup de carences dans le genre.
      Je decouvre FMA en manga avec la perfect edition, et je ne sais pas si c’est le fait de déjà connaitre l’histoire, mais je trouve qu’il y a un petit manque en terme de storytelling, dans le sens où Arakawa va parfois trop vite. Je trouve qu’elle maîtrise bien plus ses effets dans ses séries suivantes, mais son univers et ses personnages restent vraiment au top.

      Jojo’s Bizarre Adventure aussi, je découvre saison par saison et c’est top.

      Et pour le coup, Fire Force serait dans la liste, devant FMA pour le moment pour moi d’ailleurs. J’y trouve pas mal de points communs, mais une meilleure maîtrise narrative je trouve.

      Par contre le sacro saint One Piece, j’en suis à 13 tomes et je trouve ça trop mou pour vraiment être à fond (ça parle beaucoup trop pour ce que ça a à raconter). Et Demon Slayer qui pète tous les records est très fade à mes yeux passé les 3 premiers tomes excellents. Les suivants ont fait illusion sur moi pendant quelques tomes avant que je ne me rende à l’évidence que c’est vraiment vide (après, je n’ai lu que la moitié de la série, mais une première moitié vide, c’est déjà un réel problème).

      Du coup pour résumer :

      Hunter x Hunter et L’Attaque des Titans : indispensable (mais s’écarte des codes du genre)
      Naruto et DB : les codes sont appliqués scrupuleusement mais c’est génial (dernier arc faible dans les deux cas).

      Fire Force, haut du panier, si ça reste de ce niveau tout le long, il mériterait de devenir un classique.

      Mais encore une fois, j’ai des tonnes de séries à découvrir dans le genre.

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      • J’ai trouvé les trois premiers FMA longuets à démarrer mais le 4 m’a fortement accroché. J’avoue que je suis un peu nostalgique de mes débuts dans le manga avec les Akira et DB et j’ai beaucoup de mal à retrouver une telle qualité depuis pas mal d’années. L’attaque je crains vraiment les dessins, faudra peut-être que je re-tente et Naruto même si j’ai du mal à imaginer comment ça peut se démarquer de DB… Merci pour ces listes en tout cas.

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      • Naruto se démarque de DB par une narration sur le long terme bien plus dense essentiellement, et un travail plus complexe sur les relations entre personnages et le world building (même si on reste dans du nekketsu, qui n’est pas franchement le genre où la construction des univers et la plus dingue).
        Après, Kishimoto est loin d’avoir la virtuosité de Toriyama en terme de dessin (composition, postures, découpage, etc…) mais trace sa propre voie et va beaucoup beaucoup plus loin en terme narratif. Bien aidé par les années d’évolution du genre qu’il y a eu entre temps.

        L’Attaque des Titans, pour ce qui est du dessin, ça peut être compliqué de prime abord en effet, même s’ils ont le mérite d’avoir beaucoup de personnalité, mais l’amélioration est vraiment folle au fil du temps et Isayama a vraiment atteint la pleine maîtrise de son style. Mais l’anime est sur Netflix au pire, j’avais commencé comme ça moi et il est vraiment d’une grande qualité. Un des rares animes que je regarde en parallèle de ma lecture du manga.

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  3. T’as tout dit !

    Fire Force ça parle de mort, de deuil, d’acceptation de soi et des autres mais aussi de religions, de fanatismes et d’extrémismes et de pleins de trucs plutot profond…

    Mais malheureusement ce que retiennent la plupart des gens c’est que Tamaki fini a poil en mode running-gag .
    Alors Ok c’est pas toujours très fin a ce niveau mais ça reste du Shōnen et du Nekketsu en particulier et la cible c’est les ados, qui ne crachent pas dessus…

    Par contre aucune mention au Atsushi bar, là ou les pires racailles de l’humanité se croisent :/

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