20th Century Boys Perfect Edition T.1 & 2- Un Urasawa majeur dans un format idéal

20th CB

L’arrivée de la Perfect Edition de 20th Century Boys est surement à mes yeux un des plus importants événements manga de 2020, puisqu’il s’agit pour moi de l’occasion de découvrir le titre qui est souvent cité comme le plus important d’Urasawa, par ailleurs mon mangaka préféré. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette sortie, tout comme je ne pouvais pas vous proposer un article avis classique pour un titre de cet acabit. On va donc revenir en détails mais sans spoil sur tout ça, afin de voir l’intérêt de cette édition, et en quoi 20th Century Boys est un manga particulier dans la carrière de son auteur.

20th Century Boys, le chef d’oeuvre d’Urasawa ?

Naoki Urasawa n’est pas n’importe qui. Je pense que si vous avez l’habitude de me lire, vous aurez compris qu’à mes yeux, c’est non seulement un des plus grands mangakas en vie, mais également un monstre de travail et de talent, à la renommée internationale. Dans certaines éditions de ses mangas en France, on aime rappeler que c’est « l’auteur aux 100 millions de mangas vendus », ce qui est un chiffre qui force déjà le respect. En même temps, en près de 40 ans de carrière, il a sorti une belle quantité de séries devenues incontournables, parmi lesquelles Monster, Pluto et 20th Century Boys sont surement les trois les plus citées. Car si on se pose souvent la question dans le domaine du manga des auteurs d’un seul chef d’oeuvre, ou de ceux qui au contraire ont laissé une oeuvre riche, dans le cas d’Urasawa, il est évident qu’on a affaire à un auteur aux multiples pépites.

On retrouve dans ses œuvres en général le même souci de construction narrative complexe, avec beaucoup d’intrigues et de personnages qui s’entremêlent afin de toujours tisser des réseaux relationnels très riches. On surnomme souvent Urasawa « le maître du thriller » car il a exploré ce genre à de nombreuses reprises, et est à mes yeux surement un des mangakas les plus doués pour explorer la profondeur et la noirceur de l’âme humaine. Me concernant, il me reste encore quelques unes de ses séries à découvrir, sachant que si l’on se limite à ce qui est déjà disponible en France, seuls Master Keaton et 20th Century Boys sont encore manquants pour parfaite ma connaissance de l’auteur. Mais assez parlé de moi, on est ici pour parler de son manga.

20th Century Boys est un seinen prépublié dans le magazine Big Comic Spirit de 1999 à 2006. La fin nommée 21st Century Boys a quant à elle été prépubliée en 2007. La série compte au total 24 tomes au format poche classique, a connu plusieurs rééditions aussi bien au Japon qu’en France, et a également été adaptée en une trilogie de films en 2008 et 2009.
La série a eu plusieurs récompenses aussi bien au Japon (Prix Kodansha en 2001 et Shogakukan en 2003) qu’à l’étranger (Meilleure série à Angoulême 2004, Japan Expo Award 2008, et Eisner Award en 2011 et 2013 pour l’édition américaine).
Enfin, la série a eu droit à des guide books de toute sorte, comme souvent pour les mangas à succès, et Urasawa a proposé une nouvelle fin dans le cadre d’une réédition japonaise en 2016, comme s’il n’arrivait pas à dire au revoir à ce titre.

Ainsi, le titre, plus encore que les autres d’Urasawa, semble avoir une aura extrêmement forte. Le titre est très souvent cité parmi les mangas à lire absolument, souvent qualifié comme je l’ai déjà dit de meilleure série de son auteur. Pour faire simple, cette Perfect Edition semble déjà avoir tout de l’objet à côté duquel on ne peut pas passer si on aime Urasawa, ou tout simplement si on aime le manga.

Mais voyons donc ce que cette édition propose.

L’édition ultime de 20th Century Boys ?

Pour rappel, cette Perfect Edition est la troisième édition de la série à voir le jour en France, toujours chez Panini. L’édition poche française a été publiée entre 2002 et 2007, et est aujourd’hui introuvable en neuf (et les tomes s’arrachent parfois à prix d’or). Une édition Deluxe, grand format et en volumes doubles est sortie ensuite de 2014 à 2017 chez nous, et est encore trouvable sans souci dans n’importe quelle librairie un tant soit peu au fait de la question du manga (car oui, il en existe encore qui ne vendent que DBS et One Piece). Je ne peux pas me prononcer sur la question de la qualité de ces deux éditions, ne les ayant jamais feuilletées.

Ce qui est sur, c’est que beaucoup de fans déploraient que l’on n’ait pas droit à la version Perfect japonaise chez nous. Cette édition était parue en 2016 chez eux, et compilait l’intégrale de la série en 11 volumes doubles. C’est sur cette fameuse édition que se base la Perfect Edition de Panini qui sort aujourd’hui. Cette édition est également en grand format, les couvertures inédites reprennent toutes le visage d’un personnage du manga, avec en plus un vernis sélectif du plus bel effet qui crée un beau relief, à la fois sur le titre, mais surtout sur l’illustration de quatrième de couverture. Franchement, j’adore !

Nous aurons également droit aux pages couleurs qui étaient visiblement absentes des précédentes éditions, ainsi qu’une traduction retravaillée et surtout… Une fin inédite inspirée des films. Personnellement, n’ayant jamais lu le titre, je ne pourrai pas dire ce qu’il en est concernant ce changement. Mais je pense lire les deux fins afin de me faire un avis sur la question. Enfin, le papier est épais, plus que celui de l’édition deluxe de Happy ! par exemple, et l’impression est excellente. En bref, on est là face à un très bon travail de la part de Panini, qui avait conscience qu’ils ne pouvaient pas se rater sur un titre de cette ampleur. 

Pages couleurs

Ainsi, cette Perfect Edition sortira à un rythme d’un volume par mois jusqu’au tome 5, avant de passer à une parution plus calme avec un volume tous les deux mois, au prix de 16 euros par tome ce qui n’est clairement pas du vol compte tenu du fait que ce sont des volumes doubles (plus de 400 pages par tome). J’apprécie particulièrement cette parution rapide car je n’aurai pas à attendre longtemps avant de tout avoir, car je le répète, une série d’Urasawa, ça se lit d’une traite ! J’ai d’ailleurs pour ma part prévu d’emprunter rapidement le reste de la série en médiathèque pour tout lire au plus vite, et je me ferai une relecture de chaque volume de la Perfect à sa sortie.

Ceci étant dit, voyons un peu de quoi il en retourne en terme de contenu. N’ayez pas de crainte, je ne ferai pas de révélation importante, vous pouvez donc lire tranquillement même si comme moi, vous découvrez seulement cette série.

Une introduction magistrale et ultra ambitieuse

Je rappelle que ces deux premiers volumes correspondent aux tomes 1 à 4 de la série d’origine, ce qui permet de se faire une bonne idée de l’orientation globale du titre. Comme toujours avec Urasawa, il est compliqué de résumer le titre tant il s’annonce déjà ambitieux et tentaculaire. Mais je vais quand même m’y essayer.

AmiL’histoire se déroule sur plusieurs temporalités, la principale étant en 1997, où nous suivons un certain Kenji, trentenaire célibataire qui essaie tant bien que mal de garder son Convini à flot, tout en s’occupant du bébé de sa sœur, qu’elle a laissé à sa charge ainsi qu’à celle de sa mère. Dans le même temps, une sorte de secte menée par un certain Ami assassine des gens et semble responsable d’une épidémie qui touche d’abord San Francisco, avant de se répandre dans plusieurs autres villes. La secte dispose d’un symbole de ralliement, un œil sur un gant pointant l’index vers le haut, symbole que Kenji voit souvent. Enfin, Kenji apprend le suicide d’un de ses amis d’enfance, surnommé Donkey.

Le lien entre tout ceci ? Une boite que Kenji et ses amis ont enterré près de leur « Base secrète » en 1967, dans laquelle ils auraient écrit des prédictions qui semblent se réaliser. Ou plus précisément, que Ami, le meneur de la secte réalise. Qui est cet Ami qui semble connaitre Kenji ? Notre héros a-t-il eu un pouvoir prophétique ? La fin du monde annoncée pour 2000 va-t-elle survenir ? Beaucoup de questions que posent déjà ces premiers tomes ultra chargés narrativement, et pourtant maîtrisés de main de maître par un Urasawa au sommet de son art.

Et si le pitch de base est déjà dense, Naoki Urasawa n’est pas le genre à s’en contenter et pose déjà beaucoup d’éléments, centraux ou périphériques, qui viennent enrichir une histoire déjà fort copieuse.

Une temporalité complexe

J’en ai parlé à de nombreuses reprises, Naoki Urasawa aime les structures narratives complexes. Ici, comme dans Billy Bat qu’il écrira plus tard, il déroule son récit selon une temporalité complexe, car si le cœur de l’intrigue se passe (pour le moment) en 1997, il y a régulièrement des allers-retours entre ce présent et 1967, avec également quelques incursions dans les années 1970 et des effets d’annonces concernant les événements de 2000. Je me demande même si on ne va pas dépasser l’an 2000 et cette fameuse fin du monde prophétiser, mais là je ne fais que des suppositions. Quoi qu’il en soit, cette structure narrative est intéressante à plus d’un titre.

KenjiTout d’abord, elle permet à Urasawa de travailler le suspense comme il se doit, en créant des pauses dans une action pour faire des petits sauts temporels, visant à expliciter certaines choses, ou au contraire pour épaissir le mystère. Dans tous les cas, cela fait son petit effet en terme d’ambiance et de narration, et le découpage si spécifique de l’auteur permet une fois de plus de magnifier tout ça. La structure temporelle est ainsi ultra immersive, alors qu’elle pourrait au contraire nous perdre. C’est aussi à ça qu’on reconnait un titre d’Urasawa, il arrive à proposer une narration éclatée et complexe sans jamais nous perdre, et renforçant au contraire notre investissement émotionnel dans l’histoire.

Et ce travail sur la temporalité est important à la fois en terme de dramaturgie et pour l’intrigue en elle-même, avec son histoire de prophétisation de la fin du monde, mais aussi parce qu’elle met plusieurs notions en avant. Tout d’abord, il y a ce qu’on appelle « l’effet fin de siècle ». C’est quelque chose qui a été théorisé par des sociologues et autres professionnels et qui a vraiment été palpable à la veille des années 2000. Comme si le calendrier avait vraiment un effet sur les comportements collectifs. Les plus jeunes n’ont pas vécu ça, mais je me souviens qu’il y a vraiment eu des rumeurs et des craintes concernant certains phénomènes au passage à l’an 2000. J’ai surtout le souvenir du fameux « Grand bug de l’an 2000 » où certains avaient peur que tous les appareils informatiques se détraquent d’un coup. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas quelque chose de totalement fantaisiste, dans le sens où même si ces craintes n’avaient aucun fondement, elles ont quand même contribué à créer une ambiance particulière avant le changement de siècle. Et dès le titre du manga, on comprend que Naoki Urasawa a voulu jouer sur ça, avec cette fin du monde annoncée pour le passage au 21e siècle.

Mais ce qui est encore plus intéressant selon moi, c’est ce travail sur la figure de l’enfance, ses rêves, et ce qu’on devient en passant à l’âge adulte, qui est déjà très bien traitée avec le personnage de Kenji.

Le passage à l’âge adulte et la fin des rêves

La figure de l’enfance est centrale dans l’oeuvre d’Urasawa. On la retrouve dans tous ses titres sous une forme ou une autre, et elle a toujours droit à un traitement particulier. Que ce soit les frères et sœurs de Miyuki dans Happy !, Astro dans Pluto ou encore quelques figures de l’enfance là pour mettre en avant la notion de transmission dans Billy Bat, ils sont toujours particulièrement remarquables. Et 20th Century Boys ne déroge pas à la règle, d’autant plus que ces enfants semblent être le moteur des événements. Je vois en effet dans le fait que les choses que Kenji et ses amis ont imaginé se réalisent une mise en avant du pouvoir créateur de l’imaginaire enfantin.

Les enfants

Mais surtout, le fait que le récit fasse des allers-retours entre passé et présent contribue à créer un discours vis-à-vis de ce fameux passage à l’âge adulte, en particulier avec le personnage de Kenji. Au présent, il est un homme dont le travail n’est pas des plus passionnants, et semble se contenter d’essayer de gérer sa boutique (c’est déjà une sacré responsabilité), alors que plus jeune, il se voyait bien devenir rockeur, chose qui ne s’est jamais concrétisée et sur laquelle Urasawa insiste déjà pas mal (la musique ayant une place centrale dans le récit, jusqu’à son titre, en référence à une chanson de T-Rex).

De la même façon, une ancienne amie d’enfance, devenue douanière, ne cache pas sa déception en voyant celui qui était alors son héros devenir une personne insignifiante. Cependant, les choses pourraient être amenées à changer car on constate déjà que Kenji est un élément central des événements qui se passent, notamment car il semble avoir prophétisé l’avenir. Ainsi, il semblerait qu’une partie du récit se tourne vers le fait que le personnage soit amené à devenir le sauveur de l’humanité. C’est en tout cas quelque chose qui est teasé.

Et en plus de l’intérêt purement narratif de la chose, cela permet de traiter de la question du passage du temps, et des rêves d’enfance qui s’effondrent bien souvent face à la réalité de la vie. Kenji s’affirmait comme un enfant courageux et est devenu un adulte affreusement banal. Il rêvait d’être rockeur et a repris la boutique familiale (mais l’a transformé en Convini, comme s’il souhaitait se démarquer de son père tout en acceptant en partie son héritage). Les retours dans le temps contribuent grandement à cette tonalité particulière du récit, lui donnant déjà un petit côté doux-amer qui fonctionne très bien, tout en poussant à la réflexion.

Une riche galerie de personnages

En dehors de cet aspect, impossible de passer sous silence le grand nombre de personnages qu’Urasawa met déjà en scène. Dans la grande tradition narrative de l’auteur, il tisse un réseau relationnel complexe autour de Kenji afin d’étoffer l’intrigue. Et comme toujours avec Urasawa, chaque personnage est intéressant et directement identifiable, et le mangaka arrive une fois de plus à donner un sentiment de vie à chacun en dehors du cadre de l’histoire. Y compris chez les personnages qui ont un tout petit rôle ou qui meurent prématurément, je pense évidemment à Donkey dont on apprend la mort très tôt, mais aussi à un autre personnage en particulier, dont je ne révélerai pas l’identité mais sur lequel Urasawa s’attarde suffisamment pour que lorsque sa mort survient, on se sente vraiment triste.

DonkeyEt surtout, les personnages mis en avant ont déjà un fort potentiel. J’ai déjà évoqué Kenji, figure héroïque à la Urasawa que je trouve vraiment très réussi, avec le détail du bébé porté dans le dos quasiment en permanence qui fait mouche. Mais il est loin d’être le seul. Je pense à Donkey, qui bien que mort est omniprésent notamment grâce aux retours dans le temps, et qui se révèle de toute beauté dans une séquence en particulier du premier tome. YukijiMais il y a aussi Yukiji, la fameuse amie d’enfance de Kenji, présentée comme la fille la plus forte du monde, et qui devient une femme qui ne se plait pas dans son travail et dont on imagine déjà le rôle central. pour l’intrigue.
ShogunUn autre personnage qui m’a bien tapé dans l’œil, est celui surnommé Shogun. Bien qu’il soit de prime abord présenté de façon très mystérieuse, on en apprend rapidement beaucoup plus sur lui et ses liens avec l’intrigue. Et surtout, il charrie une vision du monde vraiment intéressante. C’est sans doute le personnage qui m’a le plus marqué pour le moment, devant Kenji. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien s’il est sur la couverture du second tome !
D’autres personnages s’imposent également, notamment un homme assez mystérieux qui risque d’avoir de l’importance. Certains sont plus anecdotiques, comme les amis d’enfance de Kenji ou certains membres de la secte, mais malgré le fait qu’on mette peu l’accent sur eux, ils arrivent à avoir une certaine densité et savent marquer pour certains. Enfin, impossible de ne pas parler de la figure de Ami, gourou masqué dont l’identité est un des enjeux du récit… En bon antagoniste (s’il en est bien un, on ne peut jurer de rien), il fascine et inquiète et son masque ainsi que l’inscription dessus sont tellement marquantes que je les connaissais déjà avant d’avoir lu ces premiers tomes.

Ami

En conclusion : une entrée en matière magistrale

Je pense être revenu sur les éléments principaux de ces deux premiers volumes, même si j’ai éludé de nombreuses choses volontairement, soit pour ne pas en dire trop, soit car j’attends d’en voir plus pour proposer une réflexion plus pertinente. Par exemple, j’ai à peine évoqué l’importance de la musique dans le récit, et c’est tout simplement car pour le moment c’est compliqué de savoir à quel point cela va jouer dans l’évolution de l’intrigue. Mais on sent bien qu’Urasawa tenait à intégrer sa deuxième passion à son histoire. Car non seulement le 20th Century Boy de T-Rex est évoqué, mais les enfants écoutent aussi Jumping Jack Flash, le tube des Rolling Stones. Cela permet de donner une coloration particulière à l’ambiance, la resituant en terme de temporalité tout en évoquant des sonorités connues (en tout cas connues des fans de rock dont je fais modestement partie).

Comme souvent avec Urasawa, malgré le temps passé à écrire ces lignes, j’ai l’impression d’avoir à peine esquissé la richesse de ces deux premiers tomes tant il y aurait de choses à dire. Ce qui est clair cependant, c’est que c’est une entrée en matière magistrale. J’ai déjà dit plusieurs fois que le tome 1 de Monster du même Urasawa est ma référence en matière d’introduction d’histoire. À la fois ultra riche, développant des questionnements qui dépassent largement le cadre du récit, tout en présentant de nombreux personnages sans oublier de travailler son ambiance à la perfection. Et force est de constater qu’avec le premier tome de 20th Century Boys, nous sommes dans un travail d’une qualité équivalente, avec en prime le plaisir de voir que ce qui suit est du même acabit.

Ce n’est pas donné à tout le monde de savoir proposer des intrigues aussi denses, aussi complexes et riches en questionnements et interprétations, tout en gardant une clarté totale dans le storytelling. La résultante de tout ceci est que ses œuvres sont en général de véritables page turner qu’on a envie d’enchaîner d’une traite. Et 20th Century Boys semble bien parti pour ne pas faire exception, tant ces deux premiers volumes doubles appellent à une relecture rapide, et mettent en appétit pour la suite des événements. S’il est trop tôt pour que je dise si je rejoins les adeptes du culte autour de 20th Century Boys, il est certain que ce titre est déjà devenu mon Ami… Et sera surement bien plus que ça en définitive. Inutile de préciser que c’est un titre indispensable.

29 commentaires

  1. Je l’ai lu cette année via ma médiathèque. J’avoue avoir été quelque peu déçue par la fin au vu de la densité de l’oeuvre. J’ai adoré le déroulement de l’histoire, les personnages, l’intrigue… mais la fin… Je n’ai pas lu les nouvelles fin dont tu parles. On en reparle quand tu arriveras à ce niveau du manga 🙂 .

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    • En principe je lis tout le reste le mois prochain, une fois le tome 3 sorti.
      Dans une mediatheque que je fréquente, ils ont l’édition poche mais ils ont perdu les 5 premiers tomes. Du coup je continuerai comme ça, et j’achèterai les tomes Perfecr au fur et à mesure.
      Beaucoup de gens semblent déçus de la fin, tu es loin d’être la seule.
      Mais je garde espoir car globalement, les gens sont déçus par les fins de ses mangas mais ça n’a jamais été mon cas.

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  2. Diantre, que ta passion est communicative! Jamais pris le temps de m’intéresser ni à l’auteur (que je ne connais pas) ni à ce titre que j’ai vu passer mais sans plus. Du coup ta description de l’intrigue me titille (comme le fait que Panini publie des manga… je tombe des nues!) et je me le note pour plus tard… Merci!

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    • Panini a un beau catalogue de mangas même, c’est simplement qu’ils ont de longs passages à vide mais depuis un an ils reviennent dans le game et font plutôt les choses bien. C’est grâce à Demon Slayer essentiellement, mais pour le coup ce titre m’a épuisé et c’est vers le reste qu’il faut se tourner pour vraiment voir les choses intéressantes qu’ils proposent.

      Et Urasawa, c’est le haut du panier en terme de manga. Je serai même tenté de dire que tous ceux qui saoulent sur les réseaux à tourner en boucle sur les mêmes shonen en mode « meilleurs mangas de tous les temps », j’ai envie de leur mettre un Urasawa dans les mains pour faire vaciller toutes leurs croyances 😅

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      • Panini est quand meme un éditeur tres… surprenant! Difficile de ne pas penser a une machine a cash mais les bouquins sont plutot bien foutus en general. Juste une com’, comment dire… indefinissable..🤔

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      • Oh même sur la qualité des bouquins, cest souvent critiquable. Je suis bien content qu’ils éditent plus DC Comics par exemple 😆

        Et niveau manga, ils sont ultra critiqués pour la qualité des bouquins et pour le suivi parfois désastreux. Mais depuis un an ça va beaucoup mieux et les titres que j’ai chez eux sont très bons je trouve. Déjà ils ont beaucoup de Tsukasa Hojo et de Urasawa (tous mes mangas Panini en sont sauf Demon Slayer, que je revends 😄).

        Et là ils reprennent plein de séries plus éditées et relancent aussi des titres en pause depuis des années. Clairement on voit qu’ils veulent redorer leur blason et ça semble porter ses fruits.

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  3. J’ai attendu de les avoir lu pour lire ton article… et commenter. J’adore, j’espère ne pas être déçue par la fin. Quel maître du thriller, n’empêche ! Il sait nous tenir en haleine, comme il l’a toujours fait… et comme il le fait dernièrement avec Asadora (le troisième tome, ce sera le mois prochain me concernant).

    Et je partage ton enthousiasme concernant Shogun, héhé.

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  4. J’avais déjà tellement envie de le lire et j’ai encore plus envie après cette lecture enflammée.
    Mais j’ai finalement du me résoudre à abandonner cet achat après moultes hésitations et moultes changements d’avis.
    Je suis vraiment dégoûté là

    Aimé par 1 personne

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