Mon avis sur… Orient – Samurai Quest T.3 de Shinobu Ohtaka

Orient

Après deux tomes très réussis (voir mon avis ici), j’avais hâte de mettre la main sur le troisième volume d’Orient, d’autant plus que la fin du second tome introduisait une histoire très intéressante pour le personnage de Tsugumi, nouvelle recrue de nos héros. Encore une fois, je remercie Pika pour l’envoi de ce tome en avance, et vous rappele que le tome sortira chez nous le 2 septembre.

Mal préparés pour leur voyage, Musashi et Kojirô ont trouvé refuge au château Samidare grâce à Tsugumi, une jeune bushi malicieuse qui les y a conduits. Mais, alors qu’une gigantesque vague d’oni s’apprête à frapper l’endroit, le seigneur des lieux, Hideo Kosameda, refuse de battre en retraite, quitte à sacrifier les civils ! La seule en mesure de changer la donne est Tsugumi, sa fille adoptive. Néanmoins, après des années de servilité, impossible pour elle de lui tenir tête ! Pourtant, Musashi et Kojirô sont convaincus qu’elle en est capable et feront tout pour lui permettre de déployer ses ailes.

Petit retour sur les premiers tomes, qui introduisaient un univers singulier aussi bien dans son développement que dans son esthétique, entre Japon féodal traditionnel et modernité via des aspects sentaï notamment. On y faisait la rencontre des deux héros, Musashi et Kojirô, qui souhaitent devenir Bushi et détruire les Oni, des créatures asservissant les hommes. Mais dès les premiers volumes, les choses apparaissent comme bien plus complexes qu’on le pensait de prime abord. Et la péripétie lancée à la fin du second volume ne viendra pas contredire cet aspect, car on constate que certains Bushi ne sont pas franchement des gens très héroïques, avec la figure de Kasameda qui fait vivre son peuple dans la crainte et l’asservissement, bien représenté par le personnage de Tsugumi, jeune fille au fort potentiel mais incapable de prendre son envol car elle est sous le joug de cet homme.

Et si j’insiste sur elle, c’est parce que la fin du précédent tome nous laissait dans la perspective d’un changement chez elle, la permettant éventuellement de mettre fin à cette relation toxique. Et si j’insiste sur ce point, c’est parce que Tsugumi est après trois tomes le personnage qui s’illustre le plus et qui suscite le plus d’empathie chez moi. Cela vient bien entendu de son écriture et de la façon dont son histoire a été développée dans le tome précédent. Impossible de ne pas avoir de la peine pour cette jeune fille qui n’arrive pas à vivre pour elle-même à cause des mauvais traitements qu’elle a subi.

Mais comme on est dans un shonen nekketsu, sa rencontre avec nos héros va l’amener à se révéler aux autres et à elle-même et c’est bien dans ce troisième volume qu’elle va s’imposer, se libérer de ses chaînes et choisir sa voie… Le secret de MusashiQui est de suivre Kojirô et Musashi, mais c’est déjà bien qu’elle le décide de son propre chef ! Ceci étant, elle devient le troisième membre de notre équipe de héros dans la grande tradition du nekketsu, où le groupe de héros s’étoffe au fil des volumes.

Et si j’ai beaucoup insisté sur Tsugumi, qui est pour moi le cœur de ce volume (ce n’est pas pour rien qu’elle est sur la jaquette), elle n’est pas le seul intérêt de ce tome, qui continue de nous présenter son univers vaste et complexe, avec ici un focus mis sur les épées des Bushi. Car il va être temps pour nos héros de s’équiper comme il se doit et on nous explique rapidement le fonctionnement de ce type d’équipement… Avant de nous quitter sur un cliffhanger encore assez mystérieux.

En résulte un tome riche, dont la première partie est focalisée sur Tsugumi avant d’étoffer l’univers global, sans oublier une petite pause humoristique très bienvenue et originale en milieu de tome. De cette richesse découle un volume très agréable à lire, toujours aussi efficace dans l’esthétique et la mise en scène, et qui vient enrichir une histoire et un monde qui ne manquent pas de relief et de complexité, donnant envie de s’y plonger encore un peu plus.

11 commentaires

  1. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’on trouve des aspects sentai dans un manga. Il n’y a qu’à voir comment sont élaborés le commando Ginyu et le Germa 66, par exemple.

    Aimé par 1 personne

    • Je ne connaissais pas, et j’ai fait une rapide recherche google. Je suppose que je suis loin d’en être arrivé là dans One Piece, mais au vu des images en effet, avec le travail sur les couleurs et tout, l’inspiration semble évidente.

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