Boruto, Dragon Ball Super… Mon problème avec les suites de mangas

Cet article n’aura pas vocation à être une critique à proprement parler des séries mentionnées dans le titre, mais plutôt une réflexion sur la notion de suite dans le cadre de séries à succès et à rallonge (mais qui peuvent être élargies à la question des suites en général). Ainsi, je ne vais pas m’amuser à démonter les deux séries, quand bien même je trouve que Dragon Ball Super oscille entre le honteux et le tout juste acceptable, et Boruto, qui s’en sort bien mieux pour moi, varie de correct à pas mal du tout. Je ne souhaite pas gâcher le plaisir des gens, et si vous aimez ces séries, c’est tout à fait votre droit, ce qui compte c’est d’y trouver son bonheur, ce n’est pas le cas pour moi, mais il y a suffisamment d’autres mangas dans tous les genres pour que je n’ai pas besoin de me prendre la tête avec ce que je n’aime pas.

Cependant, je trouve la question des suites suffisamment intéressantes pour prendre ces deux titres en exemple, on pourrait le faire avec d’autres mais je parle de ce que je connais, n’ayant par exemple pas lu Fairy Tail et sa suite. Et comme je l’indique dans le titre, si j’en parle c’est parce que j’ai un soucis assez fréquent avec les suites, et c’est ceci qu’on va développer ensemble.

Des impératifs commerciaux et créatifs

Avant de réellement aborder la question des points problématiques, je vais resituer un peu tout cela. Si je me base sur les deux séries mentionnées dans le titre de l’article, c’est d’abord parce que ce sont des cas que je connais (des suites que je lis, de séries que j’aime beaucoup), mais aussi parce qu’ils me semblent assez représentatifs de la question, au moins concernant le shonen nekketsu. Car si le phénomène des suites de séries à succès déborde du cadre de ce genre spécifique, on ne peut pas nier qu’il est quand même un gros pourvoyeurs de suites, pour la simple est bonne raison qu’il est le genre le plus important du point de vue commercial, donnant lieu à des succès sur le long terme, que les éditeurs ont bien du mal à laisser partir. Car après 42 tomes dans un cas et 72 dans l’autre, on peut considérer qu’on a fait le tour de la question, mais la rentabilité est telle qu’on a quand même envie d’y revenir lorsque l’on est l’ayant droit. Cette remarque peut sembler un peu cynique, mais ça me semblait important de le rappeler car cela fait une différence énorme entre l’oeuvre d’origine et sa suite.

Le manga de base vient de nulle part (plus ou moins), et s’il y a évidemment un regard porté dessus et des contraintes imposées aux auteurs d’emblée, on peut supposer qu’on est dans une situation toute autre dans le cas d’une suite où l’on souhaite en faire d’emblée un succès, en capitalisant sur une licence qui a fait ses preuves. Ceci explique notamment le recours fréquent à des éléments de fan service (le retour de Freezer dans DBS par exemple), mais même sans cela, on perd forcément de la fraîcheur et de la spontanéité qu’à l’oeuvre première.

Et pour finir sur la question du nekketsu plus particulièrement, le fait de me baser sur deux séries venant de ce genre n’est pas anodin puisque, vous allez le voir, mes deux griefs principaux sont intrinsèquement liés à des éléments constitutifs du genre, qui sont le world building et l’impératif de montée en puissance constante. Car si d’autres genres de manga ont donné lieu à des suites, le fait de ne pas avoir à répondre à ces deux impératifs a clairement pu jouer en leur faveur. Quoi qu’il en soit, commençons avec la difficile question du traitement de l’univers, en regardant plus particulièrement le cas de Dragon Ball Super.

Repenser un univers connu, un exercice périlleux

Un des problèmes qui m’a sauté aux yeux à la lecture de Dragon Ball Super vient du fait que, alors qu’on est face à ce qui est une véritable suite canonique (comprenez qui appartient à l’intrigue réelle, qui n’est pas une histoire dans une vision parallèle de l’univers), le concept de base est trop gros et vient trop remettre en question l’univers pour que je puisse voir cela comme une réelle suite.

Car dans le cas de Dragon Ball Super, on nous apprend que l’univers que l’on connaissait depuis plus de 30 ans n’est en fait pas du tout ce que l’on croyait, et qu’il n’est qu’un petit fragment d’un univers bien plus vaste, dans lequel on trouve des Dieux de la destruction et autres. Alors Dragon Ball n’est clairement pas le manga qui s’embarrasse le plus de la cohérence pour ce qui est du world building, mais il y a des limites quand même. Qu’on nous dise que Sangoku est en fait un extra-terrestre et amener des enjeux galactiques en lien avec nos personnages (les namek, les saiyens, etc…), étant donné que c’était amené de façon brutale mais crédible par rapport à l’univers en lui-même, ça passait tout à fait. D’autant plus que l’on était à moins de la moitié de la série.

Univers
Alors en fait vous le saviez pas mais il existe plein d’univers parallèles et finalement vous êtes des branquignoles. Mais si vous voulez vous pouvez encore vous transformer comme ça, juste parce qu’on vous l’a dit, bisou !

Mais là, on nous explique que cet univers connu depuis longtemps n’est en fait pas du tout ce qu’on pensait, et que des univers parallèles et jumeaux existent. Alors au-delà du fait que ça sente davantage la fan-fiction que le véritable univers pensé, et qu’on comprenne rapidement que le but est surtout de multiplier les clins d’œils, la remise en question de l’univers en lui-même est vraiment trop importante pour que je puisse y adhérer comme ça. Ainsi, dès le départ, je n’arrive tout simplement pas à y croire et à considérer cette suite comme autre chose qu’un délire totalement déconnecté de l’histoire que je connais et qui s’est conclue après 42 tomes.

Et il y a un autre problème de taille que je rencontre avec ce manga se retrouve aussi dans Boruto. Car dans les deux cas, on nous présente la suite d’une histoire dans laquelle des enjeux colossaux ont été résolus, et où les personnages principaux ont atteint un niveau de puissance tel que cela semble impossible de faire intervenir de nouvelles menaces… Et pourtant, les codes du genre font que ça va arriver, mais à quel prix ?

Casser l’image de nos héros

Le second problème que j’ai avec ces suites, et qui est certainement encore plus important pour moi : la nécessité d’amener de nouveaux enjeux et antagonismes fait que l’on vient totalement casser ce qui a été créé auparavant. Dans le cas de Dragon Ball Super, ça va très loin puisque nos héros se révèlent finalement bien faibles malgré les 42 tomes de combat, d’entrainement et d’évolution qu’on a connu. Et je vais éviter de parler des power up de DBS que, personnellement, je trouve insupportables, mais ce n’est pas tout à fait le sujet même si ça casse aussi l’importance de l’effort qui avait toujours été mise en avant dans la série.

Boruto film
Voir Naruto le genou au sol et son fils au top, c’est dur…

Mais nos héros ne sont pas les seuls à tomber de leur piédestal, c’est aussi le cas des antagonistes. Puisqu’en découvrant de nouveaux personnages surpuissants, on se dit que même Boo était finalement une lavette au sein de cet univers global… Et personnellement, je ne supporte pas cette façon de venir briser tout ce que je considérais comme icônique.

Et dans le cas de Boruto, on est dans une idée similaire, au détail près qu’ici, le héros n’est plus Naruto. Car au moins, dans DBS, les héros restent les mêmes et bien qu’ils semblent finalement très faibles par rapport aux Dieux tels que Beerus, et qu’on en vient du coup à se demander à quoi les 42 tomes qu’on a lu avant ont bien pu servir, ils restent les héros. Dans Boruto, on nous le dit d’emblée, ce n’est plus Naruto le héros. De là découle quelque chose qui m’a vraiment fait mal dès les premiers tomes : si le hokage est très présent au début de l’histoire, il faut trouver des pirouettes scénaristiques pour imposer son fils en tant que héros.

De ce fait, on va découvrir un nouvel adversaire très dangereux, chose à laquelle je ne peux pas croire un instant compte tenu du level atteint par Naruto et ses camarades à la fin de l’histoire d’origine, mais soit. Les auteurs nous trouvent donc une excuse pour faire en sorte que Naruto ne soit pas de taille face à l’adversaire, mais son fils si. Alors certes, ça ne veut pas dire que Boruto est plus puissant que son père, et que ces nouveaux ennemis dépassent le niveau de Madara et compagnie (encore heureux), mais cela vient quand même considérablement écorner l’image d’un héros qu’on a suivi pendant très longtemps, qu’en principe on adore si on lit la suite, et qui a fini par acquérir l’image d’une personne invincible (ce qu’il est plus ou moins à la fin de Naruto, puisque les adversaires les plus dangereux sont morts pour de bon et que je ne vois pas qui à ce stade peut rivaliser avec Naruto).

Et pour moi, quelles que soient les justifications que l’on donne et les pirouettes utilisées, le fait de nous dire qu’il existe finalement des êtres plus puissants ou au minimum capable de mettre en difficultés des héros pareils ne passe pas. Car au-delà du fait que je tiens à garder l’image d’accomplissement qu’on a en fin d’histoire, et qui vient se faire briser ici, il y a aussi l’idée que finalement, ça pourrait ne jamais s’arrêter, et que ça n’a donc pas spécialement de sens puisqu’on aura toujours des adversaires plus puissants que les précédents. C’est un des codes du nekketsu, mais quand on a fini l’histoire, je n’ai pas envie qu’on me sorte une suite dans laquelle on vient nous dire qu’en fait, les méchants les plus méchants c’était finalement pas les plus méchants et qu’on en a des encore plus méchants.

Cela donne un sentiment de répétition à l’infini et casse l’idée de complétude de la fin de la série d’origine. Alors qu’on était arrivé à une véritable finalité dans le parcours des héros, mais aussi dans l’univers qui finit en paix, on a l’impression avec ces suites que la paix ne durera jamais. Et si cela peut être une idée narrative intéressante, il faut encore que la chose soit traitée comme tel, et que ce ne soit pas un prétexte à faire de nouveaux enjeux artificiels.

En conclusion : est-ce que c’est possible d’avoir de bonnes suites ?

Cette question que je pose en conclusion est, je dois l’avouer, un peu bête. Évidemment que de bonnes suites sont possibles, et je suis d’ailleurs certain que les deux cas que j’ai évoqué plaisent à un certain nombre de gens. Mais j’ai relevé des points problématiques de mon point de vue. De ce fait, il suffirait déjà d’éviter ces écueils pour être dans le cadre d’une suite qui m’intéresserait davantage.

Onizuka
« Ma suite, elle est réussie ! »

De plus, j’ai parlé d’un cas bien spécifique, à savoir les shonen nekketsu qui ont parmi leurs codes le fait qu’il faille une montée en puissance constante des personnages. C’est en partie cette notion qui amène aux soucis que j’ai évoqué. Mais de nombreux mangas à succès ont connu des suites, et certaines sont parfois d’excellente qualité. Un des exemples les plus frappants pour moi vient d’un manga dont la suite a eu plus d’impact que l’oeuvre d’origine : GTO. Car on l’ignore parfois (c’était mon cas avant de commencer la série), mais GTO est en réalité la suite de Shōnan jun’ai gumi (connu en France sous le titre Young GTO, ce qui donne l’impression d’une prequel alors que c’est bel et bien ce titre qui a été publié en premier). Et cette suite est un parfait exemple de suite réussie : le manga peut se lire de façon autonome, mais on y retrouve des personnages communs et des clins d’œils tout en trouvant sa propre identité, bien que les origines Furyo de la saga transparaissent.

Idéalement, je souhaiterai donc que les suites de mangas de ce genre stoppent la course à la puissance et aux enjeux démesurés, qu’ils trouvent une voie autre que celle du « en fait le méchant ultime était pas si ultime », qu’on respecte l’univers d’origine tel qu’il était et que si on décide de l’enrichir, que ce soit fait avec soin et intelligence et qu’on ne nous balance pas des éléments énormes qui remettent tout en question. Et enfin, qu’on ne vienne pas écorner l’image des héros qui en ont bavé pour atteindre une forme d’idéal qui est directement remise en question.

Tous ces éléments me font dire que des suites s’éloignant un peu de l’histoire de base seraient souhaitables, avec pourquoi pas de nouveaux personnages, et des enjeux peut-être plus petits (de toute façon, ils paraîtront toujours plus petit par rapport à la série d’origine, quand bien même on fait tout pour les rendre démesurés). En l’occurrence, ces éléments que j’évoque se retrouvent dans une autre forme d’extension d’univers, qui pour le coup me parle bien plus que les suites, tout du moins dans l’idée, c’est à dire dans les spin-off, qui sont des récits dérivés d’une série principale et qui en développent un personnage secondaire, un événement spécifique ou que sais-je, sans réellement interférer sur l’intrigue principale. Je vous donne donc rendez-vous dans un prochain article pour évoquer ce sujet à travers un manga spécifique qui connaît actuellement un spin-off plutôt intéressant !

43 commentaires

  1. Oh, un mon problème avec, c’est très cool ces articles ! Et la prochaine fois un spin off réussi 👀
    Pour ce qui est des suite, je n’avais jamais réussi à mettre le doigt sur ce qui me gênait mais Fairy tail 100 YQ et DBs m’indifférent et je ne me suis jamais intéressé à Boruto. Donc merci pour cette réflexion qui doit ressembler à ce que je reproche. Par contre, j’ai limite envie de m’intéresser à Boruto pour l’instant car ça me gênera moins je pense.
    Dans tous les cas, les suites ne sont pas à détruire selon moi. Parce que j’ai besoin de voir la suite de Seven Deadly sins. Pire méthode puisqu’il va s’agir de répondre aux questions (nombreuses) en suspens je l’espère.

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    • Oui, comme je le dis à la fin, une suite réussie et qui me plairait, ça peut tout à fait exister.
      Mon problème vient des points que j’ai évoqués qui font que ça casse un peu le manga d’origine, au point où je lis ces suites comme si c’était finalement des fanfics ou des « what if »

      Tu verras, le spin off dont je vais parler, tu le lis 😉

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  2. Quel teaser pour le prochain article 😉
    Plus sérieusement, je partage ton sentiment. Je n’ai pas réussi à dépasser le premier tome de DBS. Je trouvais déjà que l’arc sur Boo était exagéré dans DB et qu’après le très beau passage de témoin face à Cell ça suffisait.
    Concernant Naruto/Boruto, ça passe encore moins. Effectivement dur dur de nous faire avaler que Naruto est impuissant ici mais que son fils peut agir. J’essaie de faire abstraction de la saga d’origine pour me concentrer uniquement sur la nouvelle génération et les apports de l’auteur à l’univers (tout ce qui tourne autour de la technologie) mais c’est dur…

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    • Je préfère quand même Boruto à DBS, mais dans les deux cas je trouve qu’on a tellement de séries de qualité que je ne vais pas m’embarrasser avécu ces deux là.
      Je les lis en médiathèque mais c’est clairement pas des priorités.

      Moi j’essaie de voir ça comme des fanfics et dans mon esprit, les deux séries sont terminées et puis c’est tout.

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    • Pour compléter ma réponse, je pense un jour (mais dans longtemps) écrire sur City Hunter dans sa globalité. Parce que c’est un univers complexe qui fait la totale, avec ses suites, spin off, crossover et what if, c’est quasiment un catalogue de tout ce qui est possible de faire en développement de serie niveau manga.
      GTO est d’ailleurs aussi un peu dans ce cas.

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      • C’est vrai. Car si j’arrive à comprendre que « Angel Heart » et « Cat’s Ai » se passent dans un autre endroit du City Hunter-verse, je vois mal comment inclure « Rash!! » dans la partie centrale regroupant « City Hunter » et « Cat’s Eye ».

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      • À la limite pour Rash on peut se dire que comme Family Compo, ça se passe dans le même monde même s’il n’y a pas de connexion.
        Parce que dans le premier tome de Family Compo on voit passer Ryo, et au-delà du clin d’oeil je me suis dit que c’était pour ancrer toutes ses œuvres dans le même monde, même si elles ne sont pas connectées. Un peu comme fait Tarantino avec ses films qui se passent en principe dans le même univers alors qu’ils n’ont aucun lien.

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  3. Les suites ne m’ont jamais intéressées, parce que j’ai peur d’être déçue, de ne pas trouver les personnages aussi forts (dans le sens de complexité, de sentiments, etc., auxquels on s’attache… pas forcément de force physique). C’est donc intéressant de lire ton article et découvrir d’autres problèmes liés aux suites.

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    • Me concernant, je ne lis que celles que je trouve en médiathèque car j’ai aussi ce sentiment que souvent on est dans quelque chose de beaucoup moins fort, et comme j’ai essayé de l’expliquer, en plus il y a souvent des points qui me posent vraiment problème.q

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      • En effet, et à la lecture de ton article, je comprends très bien en quoi ces points te posent problème – et je pense qu’ils me poseraient également problème. Je veux bien accepter des choses un petit peu invraisemblables mais, au bout d’un moment, on se retrouve dans une surenchère pour tenter de créer une cohérence qui, finalement, ne tient pas debout (par exemple le nouveau super méchant dont personne n’a jamais entendu parler ; on dit qu’il vient d’un pays lointain, mais personne n’en a jamais entendu parler dans le manga. Admettons. Et puis il va tenir ses pouvoirs d’une pierre magique dont personne n’en a jamais entendu parler, etc. J’invente et j’exagère un peu mais bon, voilà, c’est souvent assez gros de ce que j’ai entendu pour certaines séries).

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  4. Tres bon article! Je ne parlerais que de DBS et sur ta formule: oui c’est un gros fan service en mode wtf et auto derision. Je trouve que c’est assez assumé et malgré l’arc sur goku noir et la necessité de raccrocher les wagon des anime ca reste tres correcte et respecte le lecteur. Il ne fait absolument pas rechercher une suite « serieuse ». La principale question c’est quand arreter. Avec de multiples arcs chaque lecteur doit determiner quand il en a assez. Moi je me larre bien et ca permet aussi de faire decouvrir a ses enfants!

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    • Je t’avoue que je ne serai pas aussi sympa que toi avec DBS, car au-delà du fait que je n’aime vraiment pas (je trouve ça moche et très mal écrit) j’ai justement ce sentiment qu’on se moque de moi et qu’on se moque de l’univers investi.
      C’est un point de vue personnel, évidemment, mais je ne peux pas m’empêcher de le ressentir comme ça.

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  5. Boruto a le mérite d’être une suite directe de Naruto, donc on a une nouvelle génération, de nouveaux enjeux, il y a une cohérence sur ce point.
    Mais Dragon Ball Super n’est pas une suite directe, ça se place des mois après la bataille contre Buu, donc ça veut dire qu’au moment du 28ème tournoi Goku aura ses nouveaux niveaux, alors où sera son envie d’affronter Uub qui devait être son nouveau challenge ?

    Quand à la question des nouveaux personnages qui en font passer d’autres pour des faibles, c’est pas dérangeant quand c’est bien fait, comme tu dis ça fait partie des codes du genre. Mais avec Dragon Ball Super, ce n’est pas bien fait.

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    • Oui, malgré les écueils que je souligne, je trouve que Boruto a des qualités et s’en sort pas trop mal.
      Mais les problèmes que j’ai me gâchent un peu la lecture.

      Pour DBS, au-delà de la filiation avec Dragon Ball, je considère que c’est surtout un manga assez mauvais.

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    • C’est déjà très bien comme remarque, car ça me fait très plaisir ! Je te remercie vivement.

      Mais je me demande si je ne vais pas l’étoffer un peu sur certains points. Je l’ai déjà retouché suite à un commentaire et les remarques qu’on m’a fait me donnent envie de retravailler l’intro et quelques points du développement.

      Quoi qu’il en soit, merci encore à toi, ça me fait plaisir !

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  6. L’autre point capital à prendre en compte au sujet de « DBS », c’est que le manga est une adaptation de l’anime homonyme.

    Et donc, qu’il faut mettre la continuité du manga « Dragon Ball » dans laquelle s’inscrit le manga « Dragon Ball Super » à l’écart de l’anime originel « Dragon Ball » dont la version animée de « DBS » fait suite à la partie « Z », contrairement à « Dragon Ball GT ».

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  7. J’aime beaucoup ton article et je le trouve très intéressant ! Je partage totalement ton opinion. Quand j’ai entendu parler de Boruto je ne comprenais pas sur quelle base allait se développer le manga puisque tout est résolu dans Naruto Shippuden. Quand les ennemis ont commencé à arriver j’ai tout simplement arrêté de regarder l’animé. C’est l’aspect nostalgie qui m’a fait tenir une trentaine d’épisodes. Pourtant en soi ce n’est pas un mauvais manga et il aborde des thèmes intéressants ! Mais j’aurais préféré qu’on respecte davantage l’univers.
    Money Money Money 🙂

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    • Merci pour ton commentaire. Je ne savais pas si cette façon de voir les choses était partagée mais j’ai l’impression que finalement pas mal de monde voit les choses d’une façon similaire.

      Mais comme tu dis, c’est pas mauvais en soi Boruto, mais le fait que ça casse un peu la fin de Naruto m’embête.

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      • Vouloir des suites s’éloignant un peu de l’histoire de base c’est normal de la part du public. Néanmoins, cela peut lui faire oublier un principe élémentaire de continuité dans la fiction : « structure identique ≠ intrigue identique »

        Il y a un film sorti en 2018 qui montre très bien ça, c’est « Le Retour de Mary Poppins ». Parce que l’on y retrouve certes le même genre de scènes que dans celui de 1964, dans le même ordre, mais l’intrigue de la suite diffère énormément de celle du premier.

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  8. Article super intéressant encore une fois 🙂
    Je ne vais pas parler des choses que je ne connais pas.
    Simplement, que j’ai découvert Dragon Ball en « dessins animés », à la TV, quand j’étais enfant (à cause d’un frère de 5 ans mon aîné) et je n’ai jamais réellement accroché. Quand j’ai découvert la suite, toujours à la télé, j’étais complètement perdue.
    J’ai toujours pensé que les suites des films étaient souvent (souvent, pas toujours) moins bons.
    Dans les romans, j’en ai lu des suites. J’ai abandonné « la guerre des clans » après +/- 21 livres (6 par « saison » + au moins 3 HS). De la même autrice, ou du même groupe, j’ai arrêté « la quête des ours » après avoir fini la première saison composée elle aussi de 6 livres. Je n’ai pas accroché au même genre, nouvelle série avec des chiens, du même groupe d’auteurs.
    Par contre, j’ai lu deux séries complètes de Kathtryn Lasky : Les gardiens de Ga’Hoole et Le Royaume des loups, composés respectivement de 15 et 6 livres qui font des séries entières, terminées. Et j’ai adoré. Je relis celle sur les loups à voix haute à mes enfants…

    Je comprends ton point de vue, qu’après un certains nombre d’épisodes, de tomes, on a fait le tour de l’univers et des personnages. Il est malheureux de constater que l’argent fait faire tout et n’importe quoi.

    Concernant une BD européenne, celle dont je fais la « collection » dans le sens où j’ai tous les titres et quelques hors série, soit quelques 300 livres !, j’ai décidé dernièrement de ne plus acheter les nouveaux titres qui paraissent quand même toujours tous les 3 à 4 mois ! Quelle productivité, hein ! J’ai fait ce choix, car les personnages ont évolué graphiquement, grandis. D’enfants de 9 à 11 ans, ils sont passé à 15-17 ans. La BD a pris quelques centimètres (bd souple) et l’agencement, l’encrage et la disposition des planches a changé un peu aussi. Ces dernières modifications sont les seules que j’apprécie tout en regrettant qu’ils n’aient pas carrément opté pour une impression en carton dur comme toutes les autres BD et comme le dernier HS que je viens d’acquérir (acheté, car oui, allez comprendre, ce titre est encore dessiné comme autrefois, comme j’aime !).
    De ces personnages, il existe pléthore de produits dérivés. Je suis membre de l’extraordinaire club francophone (car à l’origine et même encore maintenant, l’auteur de départ était néerlandophone). Et je découvre que je ne peux pas dire que je sois une collectionneuse quand je vois ce que certains ont chez eux !! C’est impressionnant. Mais ça me fait dire qu’on n’a jamais fini dans ce cas-ci… Moi, je me limite dans les livres et certains objets (puzzles, jeux de cartes, figurines). Il y en a qui pourraient ouvrir un musée tellement ils ont d’objets 🙂

    Je vais terminer ma tartine du jour en disant qu’il faut parfois savoir mettre une véritable fin à une histoire, à des personnages, à une série, à un univers. A force de vouloir faire trop, ça en devient parfois indigeste (pour moi). Et il vaut mieux terminer sur une bonne note plutôt que sur une déception.

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    • Merci pour ce commentaire très riche.
      Je ne sais pas si je suis en mesure de rebondir sur tour ce que tu as dit par contre.

      Pour Dragon Ball, j’étais fan de l’anime quand j’étais enfant mais je le trouve aujourd’hui irregardable en terme de rythme. Mais le manga fait toujours partie de mes séries de chevet, même si avec le temps les mangas qui le détronent dans mon coeur se multiplient, mais c’est dans l’ordre des choses. Je pense attaquer ce sujet prochainement.

      Sur les sagas littéraires que tu évoque, je n’en ai lu aucune mais je les connais toutes quand meme, soit parce qu’on les a en médiathèques, soit parce que j’ai vu l’adaptation (concernant Ga Hoole).

      Je me souviens que tu avais parlé de cette fameuse série de BD de plus de 300 tomes. C’est quand même dingue une telle productivité ! Après je trouve ça intéressant aussi l’idée de faire une œuvre durant toute sa vie, il faut juste savoir rester pertinent et ne pas trahir l’univers.
      Je collectionnais un peu avant mais j’ai arrêté. Aujourd’hui je n’achète quasiment plus de dvd, be revends les jeux vidéo au fur et à mesure. Seuls les livres restent pour de bon et se multiplient chez moi. Mais je n’achète plus de produits dérivés ou autre.

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      • Idem : il n’y a que les livres que je garde et que j’accumule. Les produits dérivés, je les reçois en cadeau. Le plus fou ici, c’est qu’il y a eu et qu’il y a encore des rééditions… avec des couvertures de couleur différente ! Tout ce qui m’importe,à moi, c’est d’avoir des livres en bon état et peu importe la date d’impression ou l’année d’édition. Vu la souplesse de ces livres, j’en ai quelques-uns à remplacer… un jour ^^
        Ce que j’ai apprécié et que je continue à découvrir, grâce au club « le petit monde magique de Willy Vandersteen », ce sont les dédicaces de croquis et les albums « en hommage » du père de cette BD, ainsi que tous les échanges avec ces passionnés. Cet artiste décédé dans les années ’90 était le « papa » d’un nombre incroyable de titres de série BD, parues au départ dans le magazine Tintin.

        Pour en revenir aux mangas et aux animes, même période de DB, les chevaliers du zodiaque, Ranma 1/2 (je pense emprunter ces mangas à ma biblio) et j’en oublie d’autres.

        Rien à voir : hier, nous avons acquis les 3 premiers tomes de Bakuman, en occasion. Ma fille les a déjà lus !! Y a plus qu’à pour moi 😅

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      • Ah super ! J’ai hâte de connaitre vos avis sur ces premiers tomes !

        Je regardais Ranma quand j’étais petit et je m’étais convaincu que Ranma était une fille car je la trouvais trop belle 😅

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      • J’ai commencé le 1er tome : j’adore !!
        De très bonnes infos déjà sur la vie des étudiants, sur cette question qu’on leur pose sans cesse : « que veux-tu devenir plus tard ? ». Et puis du vocabulaire riche dans ce thème. De l’humour, du sérieux, de l’amoouuur 😁👍

        Pour Ranma, je plussoie 😆 moi je me demandais comment je pourrais faire pour me changer en garçon 🤪 avec les cheveux courts on m’a appelé « jeune homme » jusqu’à mes 19 ans… un vrai garçon manqué que j’étais 🙃

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      • On m’appelait « Voix de fille » au collège jusqu’à ce que je mue enfin. Je n’ai toujours pas une voix super grave mais en principe on ne peut plus vraiment faire l’erreur 😁

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  9. Le problème aujourd’hui semble venir de la frilosité des producteurs de donner la chance à de nouvelles histoires, de nouveaux héros donc on reprend les bonnes vieilles recettes qui ont fait leurs preuves. Malheureusement je trouve que cela affaiblit l’oeuvre originelle voir même la rend indigeste quand la ficelle commerciale est tirée jusqu’au point de rupture. En fait : trop, c’est trop. C’est dommage.

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  10. Je suis d’accord avec DBS qui est une fan fiction avec une puissance mal gérée et des personnages qui n’évoluent pas ou bien qui régresse comme Gohan. De plus, les dessins me font parfois mal aux yeux avec Toyotaro.

    Par contre, je ne suis pas d’accord avec Boruto. L’univers évolue où on de retrouve dans une période de paix. Ils ont donné un vent de fraîcheur en s’intéressant à la nouvelle génération et en laissant en retrait ce qu’on a suivi contrairement à DBS qui continue avec les mêmes. Je ne vois pas en quoi Naruto paraît plus faible. L’accomplissement de Naruto à la fin de l’œuvre n’est pas écorché puisqu’il a ramener la paix. Les méchants ne sont pas juste méchants car dans un premier temps, la première intrigue de Boruto suit la fin de Naruto avec les Ôtsutsuki. Il y a une certaine cohérence.

    En conclusion, DBS n’avance en rien et ne respecte pas l’évolution des protagonistes.
    Boruto garde une cohérence avec l’œuvre d’origine. Naruto et nos aventuriers ont cherché à mettre fin à une guerre et une période instable tandis que la nouvelle génération cherche à maintenir la paix durement gagné.

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    • En fait je ne voulais pas dire que Boruto était incohérent. Je trouve même que la série s’en sort pas trop mal sur ce point et va vers des thématiques différentes assez bien gérées.
      Mais mon soucis vient du fait qu’on se retrouve contraint de donner le sentiment que les héros ne sont pas si forts, et que des méchants encore plus puissants que les plus puissants se planquaient on ne sait où en attendant.
      Je ne sais pas si je suis clair, mais par exemple le fait que Naruto se fasse avoir pas le premier gros bad guy pour que Boruto puisse briller, ça m’embête.

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      • Pour la fin de ton commentaire, Naruto se fait capturé en sauvant son fils et Konoha des Ôtsutsuki donc il montre sa figure héroïque. Ensuite Boruto bat les Ôtsutsuki grâce à une construction en amont où il comprend ce que représente un Hokage et Boruto se sent ridicule de l’avoir repoussé durant toutes ces années. La scène finale où ensemble, ils préparent un Rasengan géant montre la première union, relation père-fils entre les deux. Les méchants (Ôtsutsuki) sont en lien avec la dernière partie de Naruto et Kaguya Ôtsutsuki donc ils ne se planquent pas.

        Dans DBS, ton argument fonctionne complètement avec des dieux, des univers et encore plus de personnages aussi puissant que des dieux.. On ne prend plus le temps d’écrire les persos mais on fait juste des combats de puissances sans but précis.

        Le but de Boruto à l’origine c’est une œuvre qui doit ramener un nouveau public et donc, ils doivent s’émanciper d’où une nouvelle génération. Puis, en réalité, il n’y a plus grand chose à raconter avec eux et ils doivent rester à leurs places. Naruto gère très bien sa position d’Hokage, je le trouve fort.

        Après, DBS est beaucoup plus avancé que Boruto. Ce dernier n’a qu’un vrai arc (arc du film) dans le manga et le deuxième est en cours avec l’organisation Kara et Kawaki.

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      • Oui, je ne peux vraiment pas te contredire concernant Boruto. C’est pour ça que je dis que c’est un problème qui est vraiment personnel pour moi, et je n’en fais pas une vérité générale.

        Pour DBS par contre je serai en effet plus catégorique.
        Apres comme je l’ai dit, j’ai été plutôt agréablement surpris par Boruto quand j’ai commencé la série. Mais malgré tout, le concept en lui-même me pose problème. Mais comme je l’ai dit, c’est une vision vraiment personnelle de la chose.

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