Journal de bord du Capitaine Otaku : One Piece T.1 à 13

Cela faisait un moment que je me demandais comment écrire sur ma découverte de One Piece, car comme je l’avais expliqué dans un article dédié, 2020 est l’année où je me lance enfin dans l’aventure gargantuesque qu’est le manga d’Eiichiro Oda ! Je me demandais comment aborder la chose, et finalement la seule idée que j’ai eu, c’est de faire un « journal de bord » en mode corsaire (ou pirate selon le point de vue) pour proposer mes réflexions au fil de la lecture. Cela ne veut pas dire que je ferai du tome par tome, ce sera vraiment selon ce que je trouve à dire et les points remarquables pour moi. L’idée étant de constater un peu l’évolution de mon point de vue sur ce manga.

Je pensais attendre d’avoir lu une vingtaine de tomes pour proposer un premier article, sauf que le confinement est arrivé, et donc je ne peux plus en emprunter tant que les médiathèques ne rouvriront pas (et ce serait pas impossible qu’on ait encore quelques mois avant que ces structures en particulier ouvrent). De ce fait, je vais me focaliser dans un premier temps sur les tomes 1 à 13, dans l’ordre de lecture des événements. Cependant, il n’y aura vraiment pas de spoil majeur dans ce premier article, vous pouvez donc le lire en toute tranquillité !

Dernière précision, j’avoue avoir hésité à proposer cet article, car One Piece est un manga tellement hors normes, sa fanbase l’est aussi, et je dois avouer que je n’osais pas trop proposer un regard critique sur le début de l’aventure. J’entends par là que pour être parfaitement honnête, je n’ai pas été totalement conquis par ces 13 premiers tomes. J’ai trouvé ça très bon, c’est du nekketsu comme je l’aime, mais si je dois comparer avec mes références dans le genre, sur 13 tomes, je trouve que Dragon Ball, Naruto et Hunter X Hunter proposent plus de choses et me font davantage vibrer. C’est évidemment un avis totalement personnel, et je ne peux aucunement m’avancer sur la qualité globale de la série (surtout que compte tenu de la durée qu’elle va faire au final, il y a des chances que 13 tomes ne représentent que 10% du total), mais il fallait que je le précise : j’ai aimé ce début d’histoire, j’y trouve des fulgurances, mais je dois admettre que pour le moment, je ne suis pas totalement transporté.

Ceci étant dit, passons donc au journal de bord à proprement parler !

Luffy & Shanks

Tome 1 : Clairement, ce que je retiens le plus dans ce premier tome, c’est la qualité de son chapitre d’introduction. Comme pour la plupart des séries publiées dans le Weekly Shonen Jump, Oda a d’abord dû se faire la main avec une histoire courte auto-conclusive, intitulée à l’époque Romance Dawn si je ne dis pas de bêtise. Cette façon de faire dans le magazine permet à des jeunes auteurs de tenter de poser les bases d’un univers, afin de voir s’il parle aux lecteurs et lectrices. Et souvent, ces histoires courtes deviennent la base de la série, et prennent parfois bien logiquement la place du premier chapitre, en étant remanié au passage. Je le précise car cela explique que l’on se retrouve encore une fois avec un cas de chapitre introductif parfaitement ciselé, qui met brillamment en place les premières bribes de l’univers, son personnage principal (Luffy), et une péripétie qui va être importante pour sa caractérisation, tout en imposant un autre personnage marquant : Shanks le Roux. Je serai même tenté de dire que ce premier chapitre est vraiment une référence en la matière, du même ordre que le premier chapitre de Naruto (qui garde ma préférence car la relation du héros à Iruka me touche davantage). En bref, l’invitation à l’aventure pour Luffy et les lecteurs et lectrices est vraiment séduisante !

Autre élément remarquable de ce premier tome, Roronoa Zoro, le premier membre d’équipage que recrute Luffy, qui a un flow de dingue ! Pour le moment, c’est clairement le personnage qui me plait le plus dans l’équipage aux côtés de… Usopp ! (on y reviendra)

Tome 2 : Au-delà de l’affrontement avec la Bande à Baggy, je retiens en particulier le personnage de Chouchou, le petit chien attendant son maître devant sa boutique alors que ce dernier est mort, en référence à l’histoire vraie de Hatchi (j’ai écrit il y a quelques temps un article sur cette petite histoire en particulier).

Luffy et Chouchou

Tome 3 : J’ai adoré la toute petite histoire, qui se déroule sur un seul chapitre, où Luffy et ses camarades arrivent sur une île gardée par Gaimon, un homme coincé dans un coffre. Il garde les trésors de l’île avidement, alors que ceux-ci sont finalement vides, chose qu’il ignorait. Et quand il apprend la vérité et constate qu’il a perdu 20 ans à garder l’île, il se dit que finalement, il est content de ça et souhaite y rester car les animaux qui y vivent sont des espèces rares et chassées, et c’est selon lui le vrai trésor de l’île. J’ai beaucoup aimé cette petite histoire qui a une tonalité de fable, avec une belle morale. De plus, l’idée se rattache à une thématique développée depuis le début, où on nous explique que les trésors ne sont pas tous de l’argent, que ce soit la boutique pour Chouchou ou le chapeau de Luffy. Du coup ça ne m’étonnerait pas qu’au final le One Piece soit quelque chose de dérisoire mais très symbolique.

Tomes 3 à 5 : On attaque l’histoire d’Usopp qui finit par rejoindre l’équipage. Je vais faire vite, mais cette histoire m’a beaucoup plu car elle m’a rappelé mon enfance, où ma mère me disait d’arrêter de mentir tout le temps, car à force elle finirait par ne pas me croire s’il m’arrivait quelque chose de grave. Et l’histoire de Usopp résume totalement ça. Du coup, toute cette partie m’a bien plu.

Tomes 6 à 13 : N’ayant pas les tomes sous la main, puisque je les ai empruntés en médiathèque (pour les prochains articles, j’écrirai au fur et à mesure mes remarques histoire de ne pas me retrouver dans cette situation), je vais passer plus vite. Et de toute façon, les événements m’ont globalement moins marqué. Je voulais juste souligner que dans les médiathèques, ils ont un mélange de l’ancienne traduction et de celle actuelle. De ce fait, j’ai eu droit d’un tome à l’autre à des Pipo à la place d’Usopp, Sandi pour Sanji, ou encore « la route de tous les périls » pour « Grand Line ».
En dehors de ça, une grosse partie de ces tomes se centre sur le recrutement de Sanji, et ensuite sur l’histoire de Nami et son lien avec les hommes poissons. Et si les deux intrigues m’ont bien plu, avec des moments forts notamment lorsque Luffy défend ses camarades, on trouve là mon soucis principal qui empêche la série pour le moment de passer au stade supérieur (car j’apprécie la lecture, mais j’en veux plus pour une série qui a cette aura). À savoir que l’écriture est très très bavarde, et au final très classique. Aucun des deux points ne me dérangent, mais quand un manga est bavard, j’aime que ce soit pour proposer quelque chose de plus dense/poussé. Or pour le moment, on reste dans des rails de shonen nekketsu assez classique, et je pense vraiment que réduire un peu les dialogues et accélérer certaines péripéties aideraient, en tout cas me concernant. C’est aussi pour cela que je considère que certaines grandes séries du genre m’ont plus fait vibrer sur leurs 13 premiers tomes. À vrai dire, je pense qu’Oda aurait pu raconter tout ça sur « seulement » 10 tomes sans forcément sacrifier la qualité de son récit.

Mais ça ne m’empêche pas de prendre plaisir à la lecture, et de ce fait, je reste quand même assez impatient d’avancer, une fois que les médiathèques auront rouvert. Maintenant que nos héros sont bien lancés sur Grand Line, j’espère que le frisson de l’aventure va s’intensifier et que le monde qu’Oda a commencé à esquisser sera développé et densifié. En bref, je continue d’en attendre beaucoup, car ces 13 premiers tomes sont très bons, malgré les petits griefs que j’ai pu formuler, et j’ai donc envie de continuer à suivre l’équipage !

Moussaillons, levez l’ancre !

Vogue Merry

16 commentaires

  1. Oh effectivement, maintenant que j’y repense, malgré toutes les qualités que je retrouve dans la saga East Blue à chacun de ses arcs, ce n’est pas là que One Piece trouve son rôle de pilier à mes yeux.
    Je ne me suis jamais ennuyé une seule fois en lisant ces arcs contrairement à Marineford (j’adore bâcher cet arc) mais effectivement, c’est bien moins impactant que les autres séries que tu cite. Après, comme nous savons maintenant que c’est l’oeuvre la plus longue de toute, je lui accepte volontiers un démarrage plus long.

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  2. Ton idée d’article sous ce format est parfait pour les gens comme moi qui aimerait vraiment se lancer dans cette saga mais ont un peu peur à cause de la longueur. Ça permettra de voir presque arc par arc ce que ça donne ^^
    Merci d’avoir eu l’honnêteté de dire que toi aussi tu trouvais ce démarrage plus faible que d’autres shonens du même genre. Pour ma part, la longueur de la série ne l’excuse pas. Quand on est lecteur, on n’a pas à attendre 40 tomes avant que ça devienne vraiment excellent. Du coup, quand tu dis que c’est trop bavard, ça me fait peur, je crains que ce soit à cause de ça que la série est aussi longue et ça me freine clairement dans la découverte… Si je tombe sur un bibliothèque par chez moi qui fait la série ce sera pourquoi pas, mais je ne pense clairement pas investir maintenant.

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    • Oui, les bibliothèques sont la seule solution pour réussir à se lancer dans la serie de nos jours je trouve, sinon ça fait beaucoup trop de tomes. Surtout que comme je l’ai dit, je préfère garder mon argent pour des séries qui me font plus vibrer comme HxH par exemple.
      Je suis moins sévère que toi sur le démarrage un peu lent, mais j’avoue que c’est un point dommageable quand meme à mes yeux.
      Et si le manga finit par devenir une série que j’adore, ce début parfois poussif sera quand même un frein à une relecture. Mais on est encore loin d’en arriver là de toute façon.

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      • Salut

        J’ai aussi lu One Piece récemment. Certains Arcs sont géniaux mais d’autres m’ont saoulé. Et je trouve parfois l’action confuse. Par contre les personnages sont clairement le point fort du titre. Comment ne pas s’attacher à Sanji ou Luffy?

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  3. Moi qui n’est jamais voulu lire One piece, je trouve ce format parfait : je découvre la série avec des éléments de fond et des détails plus marquants sans … me farcir la tronche de cake des personnages d’Oda ! Peuhhh c’est fou ce que j’aime pas leurs expressions, ils ont toujours l’air de benets !
    Du coup, merci à toi pour cet article et j’espère pouvoir en lire au moins un autre avant fin 2020 (oui je croise les doigts pour que les médiathèques rouvrent rapidement, sans quoi je pense que je vais cambrioler la mienne ><)

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    • Pour le coup, les tronches des personnages ne me dérange pas, je trouve même que les styles très différents, avec de proportions improbables ont leur charme.
      Je t’avoue que je n’évoque vraiment que les éléments que jai retenu dans ces articles, sinon ce serait trop long, donc je ne sais pas si ça aide vraiment à s’en faire une bonne idée au final, mais c’est surtout la seule façon de parler de la serie que j’ai trouvé qui ne prenne pas trop de temps et ne soit pas trop lourde à lire.

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      • Tu connais mon amour pour Sasuke et son sourire légendaire, alors comment veux-tu que Luffy me plaise 🤣
        Plus sérieusement, outre l’apparence des personnages qui m’a toujours rebuté, je pense que c’est la longueur de la série qui me fait froid dans le dos. J’ai suivi Naruto depuis son commencement du coup je n’ai pas eu l’impression que la série était lonnnngue, mais là voir des nouveaux tomes encore et encore ça me glace !

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  4. Pour revenir sur le parallèle entre réalité et fiction que tu signales au sujet de l’histoire de Chouchou, je vais prendre un autre exemple d’influence concernant le début de « Beastars ».

    Et ce n’est pas par hasard que j’en parle. Car l’intrigue de la pièce « Adler » fait plus ou moins penser à celle de la nouvelle de Terry Pratchett « Mort » (« Mortimer » en français) dans laquelle l’apprenti de la Faucheuse empêche le décès d’une jeune fille, altérant ainsi le cours des évènements. (N’ayant pas lu la nouvelle en question, je ne peux que résumer les résultats de mes recherches.)

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      • En plus, ça fait également un peu « Docteur Who » vu que le personnage change d’incarnation. Toutefois on n’apprend jamais qui dans l’Histoire du Beastars-verse est censé avoir écrit la pièce. Et je trouve ça dommage.

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  5. Ayant commencé une relecture je partage assez ton avis. Y’a des longueurs, clairement moi qui l’ai découvert en animé ça m’a permis de mieux passer sur tout ça. C’est une saga qui gagne en qualité / profondeur avec le temps 🙂 j’aime bien ce format en tout cas !

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