Mon avis sur… Aria – The Masterpiece T.2 de Kozue Amano

Aria 2

Plus je lis des mangas, plus je me questionne sur les genres que j’aime le plus, et force est de constater que si j’aime varier les plaisirs, les mangas tranche de vie qui dégagent une certaine douceur et sérénité me plaisent particulièrement. Je pense que mon naturel de personne très stressée a besoin de petites soupapes de décompression comme cela. Et dans le domaine, la série Aria que Ki-oon nous propose en volume double de très belle qualité sous-titrée à juste titre « The Masterpiece » remplit vraiment bien ce rôle. Mettons nous donc ensemble dans un mood détendu, laissons nous porter au gré du courant par cette belle série et voyons en quoi c’est une lecture qui fait du bien !

Akari se familiarise petit à petit avec sa nouvelle vie sur Aqua. Arrivée au printemps, la jeune fille a entamé sa formation chez ARIA et a même réussi avec brio l’examen pour devenir aspirante ondine ! Elle a désormais le droit d’accueillir des clients sur sa gondole, à condition d’être accompagnée de son mentor…

Et voilà justement qu’apparaît son premier passager : Akatsuki, salamandre en apprentissage qui vit sur l’île suspendue, a besoin de rentrer au plus vite chez lui. La demoiselle déploie alors tout son talent pour atteindre le téléphérique à temps ! Mais l’aventure ne s’arrête pas là… À la fin de l’été, elle monte à son tour jusqu’à la cité dans les airs, d’où elle peut admirer un vrai feu d’artifice ! Quelles autres jolies surprises lui réservera l’automne ?

J’avais situé un peu l’univers de la série dans mon article sur le premier tome, qui dégage un sentiment de familiarité en même temps que de dépaysement, le cadre science-fictionnel et spatial étant contrebalancé par le fait que la ville de Néo-Venise soit clairement inspirée de la fameuse ville italienne, qui fait finalement partie d’une forme d’inconscient collectif donnant l’impression de la connaitre quand bien même on n’y est jamais allé (ce qui est notamment mon cas). Ainsi, entre l’architecture spécifique et les gondoles, on se retrouve dans une forme de folklore familier, rendu néanmoins dépaysant par certains éléments purement science-fictionnels. Le mélange fonctionne parfaitement et donne déjà un cadre de toute beauté à l’histoire qui se déploie.

Et concernant l’histoire, j’avais expliqué dans mon précédent article qu’il n’y avait pas de réelle trame qui se dégageait, mais plutôt des moments de vie capturés au gré de chapitres indépendants, quand bien même l’apprentissage du métier d’Ondine par Akari est au cœur de l’histoire. Après m’être renseigné, il semblerait que toute la série suive cette structure narrative. Je le précise car je sais qu’on peut être allergique à cela. Me concernant, je ne suis pas contre en fonction des cas, et je dois dire que dans Aria, cette structure narrative me convient vraiment bien, car cela participe au côté tranche de vie, contemplatif du titre.

En effet, les chapitres se focalisent parfois sur des moments de la vie professionnelle de nos personnages, ou au contraire des moments de pause et de battement, mais dans tous les cas, il y a un vrai côté « on profite au maximum du moment présent », et en cela, la lecture fait du bien. Car il y a une vraie invitation à contempler la beauté de cet univers, ce qu’il a de spécifique par rapport à Man Home (l’autre nom donné à la Terre), et ce faisant, nous partageons le point de vue et le plaisir d’Akari.

Un élément que je n’avais d’ailleurs pas évoqué lorsque j’ai parlé du premier tome, le patron d’Akari, qui est un chat, est au centre de plusieurs chapitres et je dois avouer que c’est surement mes moments préférés. C’est souvent drôle mais en même temps, il y a une ambiance vraiment particulière, avec un côté très spirituel notamment via la figure du Cait Sith (le roi des chats), personnage évanescent qui semble aller et venir et apporter une tonalité particulière à ces moments.

Et pour mettre l’univers et ces moments de vie en valeur, tout comme dans le premier volume, l’esthétique de grande qualité contribue évidemment à l’ambiance et au plaisir de lecture, le tout encore une fois supporté par une édition impeccable de la part de Ki-oon. Ce second tome est un peu plus épais que le premier (il fait plus de 370 pages), et de ce fait, le prix de 15€ pour ce volume double en grand format n’est clairement pas déconnant selon moi.

En résulte une lecture toujours aussi agréable, si tant est que l’on soit sensible aux œuvres contemplatives. Je me rend compte qu’à la lecture de cette série, c’est clairement mon truc, et je me demande d’ailleurs si je ne devrais pas mettre un peu plus le nez dans le catalogue de Ki-oon, qui semble regorger de petites pépites dans le genre. Je pense évidemment à Amanchu de la même Kozue Amano, mais une série comme Barakamon me fait aussi pas mal de l’œil. Mais avant cela, je vais continuer avec grand plaisir de suite le parcours d’Akari et ses ami(e)s dans cet univers si reposant et enveloppant !

Aria

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