Mon avis sur… Sky Wars T.1&2 de Ahndongshik

Sky Wars

Je me souviens avoir été très intrigué lors de l’annonce de la parution de Sky Wars chez Casterman, car les couvertures et l’univers m’avaient l’air très attirants. Je trouve qu’on sent dès ces visuels un parfum d’aventure et de fantasy qui personnellement, me parlent. Cependant, je n’ai pas acheté les deux premiers tomes, mais j’ai eu la chance de les trouver en médiathèque récemment, ce qui me permet de vous en parler, car je constate qu’il passe un peu en dessous des radars, et nous allons le voir, il mérite quand même qu’on s’y intéresse !
Avant d’entrer dans le vif du sujet, resituons rapidement le manga. Il s’agit d’une série terminée en 8 tomes, dont les deux premiers seulement sont sortis en France, ce qu’on doit à Ahn Dongshik, l’auteur de Renjoh Desperado (que je n’ai personnellement pas lu). Le troisième tome arrivera en France en janvier.

20 000 lieues dans les airs ! Dans le petit royaume d’Eldura, tenu d’une main de fer par le despote Ornissos, il n’existe pas de plus grave faute que le crime d’envol. Fendre les cieux, tel est pourtant le rêve de Knit, jeune berger dont le père a lui-même disparu après avoir créé une machine volante. Le monde de Knit bascule le jour où surgit à Eldura un inconnu chevauchant une monstrueuse créature dotée d’ailes.

On le sent dès le résumé, on est dans quelque chose d’assez classique dans l’idée, et finalement les influences sont plus à chercher dans la littérature d’aventure que dans le manga selon moi. Au-delà de la phrase d’accroche qui évoque directement Jules Verne, j’ai trouvé à la lecture de ces deux premiers tomes un très fort côté L’île au Trésor, le classique de Stevenson. Que ce soit dans la description de l’univers ou dans la relation entre le jeune Knit et Shark, l’homme qu’il rencontre au début du premier tome, j’ai rapidement été interpellé par la ressemblance avec le roman d’aventure mentionné.

Et ce lien se confirme lorsque l’on apprend que Shark et son équipage sont des pirates des airs, utilisant les Lindbergh (des créatures qui évoquent un peu les dragons) pour attaquer d’autres navires volants. Mais les influences ne sont pas que littéraires, les créatures étant équipées d’ailes faites par l’homme, évoquent beaucoup les avions de la première guerre mondiale, et jusque dans la traduction française du titre, l’influence d’un certain Star Wars se fait sentir (rien que dans le fait que le jeune héros orphelin souhaite devenir pilote).

Et de ce pot pourri de références découlent plusieurs choses, qui vont me permettre d’entrer dans le vif du sujet et de ce qui m’a plu et moins plu dans cette lecture. Car si on est face à un récit d’aventure somme toutes relativement classique, j’y trouve quand même plusieurs qualités, en particulier les fameux Lindberghs. Ces créatures dégagent une aura de mystère mais sont également porteuses de thématiques intéressantes sur le lien entre les hommes et les animaux, et ne peut de ce fait que me parler. Cependant, si des éléments sont déjà mis en avant, ils mériteront d’être davantage développés par la suite.

C’est d’ailleurs un problème que j’ai déjà avec cette histoire : l’auteur met en place un univers accrocheur et des personnages intéressants, mais il a déjà pris pour cela deux tomes sur les 8 que compte la série. Or, on ne peut pas dire qu’une réelle intrigue suivie ait été mise en place ici et je crains que les choses finissent par être un peu expédiées. Ce sera à voir sur la durée, mais je garde quelques réserves sur ce point pour le moment.

En dehors de ça, comme je l’ai dit, l’univers est accrocheur et pourrait être mis en valeur par l’esthétique. Je dis « pourrais », car j’ai eu un soucis dans ces deux premiers tomes concernant la mise en scène. Car si le mangaka a un style plaisant et nous offre de belles planches, la mise en scène est plutôt confuse et m’a beaucoup gêné, en particulier dans le premier tome. Ce premier tome offre d’ailleurs une introduction un peu laborieuse selon moi, qui aurait mérité à être un peu raccourcie pour la fluidifier.

Cependant, je dois avouer avoir nettement plus apprécié le second volume, qui développe un peu l’univers et surtout le personnage de Shark. C’est à ce moment-là que le côté L’île au trésor s’est fait le plus sentir, pour mon plus grand plaisir, et le personnage s’impose comme assez nuancé et intéressant. Mais l’enjeu mis en avant à la fin du volume me semble encore un peu timoré, alors qu’il faudrait qu’on entre vraiment de plein pied dans le vif du sujet. En fait, je serai tenté de penser que ce qui est raconté durant ces deux tomes aurait pu tenir en un seul, et que cela aurait peut-être rendu la lecture plus prenante. Quoi qu’il en soit, malgré ce portrait assez négatif que je semble dresser, je trouve que cette lecture n’est pas désagréable, mais manque cruellement d’un petit quelque chose pour être plus engageante. Mais comme je l’ai trouvée en médiathèque, je pense avoir la possibilité de continuer la série afin de voir s’il y a une amélioration, qui est pour moi souhaitable. Car on est ici dans une lecture correcte, soignée et qui veut bien faire, mais à laquelle il manque quelque chose pour me convaincre.

En résumé, je suis bien en peine face à cette lecture, qui présente un univers qui a du potentiel et quelques beaux personnages, avec des illustrations globalement réussies, mais qui dans le même temps pêche sur plusieurs points importants. La mise en scène est confuse et m’a perturbé dans la lecture, et l’intrigue n’est vraiment pas folle pour le moment. Je pense quand même me procurer les tomes suivants en médiathèque quand ils sortiront, en espérant que l’intrigue décolle afin de rendre la série plus attrayante. En l’état, c’est une lecture correcte, mais que je ne peux pas forcément recommander tant on peut trouver mieux facilement. À voir par la suite…

Sky Wars

4 commentaires

  1. Je comprend mais je te conseille de continuer… Car j’ai confiance si je me fie à Renjoh Desperado

    En effet je reconnais que ça met quasi 2 tomes à se mettre en place (mais c’est dense et fouillé) et c’est conclu en 8 tomes mais l’auteur est coutumier du fait et c’est même sa plus longue série^^

    Renjoh Desperado est conclu en 5 tomes et on peut dire qu’il « trainaille » sur 3. Pourtant même si la conclusion peut paraitre rapide, tu te rend compte que durant tout le récit, l’auteur a distillé des éléments, des questions, qui prennent sens qu’a la fin.
    Je trouve que la série a du potentiel et ce mélange rétro-futuriste, perclus de références j’ai trouvé ça bien foutu et original.Et je fait confiance à l’auteur pour pas bâcler le truc

    En plus Casterman n’est pas connu pour choisir ses titres au hasard et mise plutôt sur des trucs qualitatifs, ça fait 2 bons points pour moi :p

    Aimé par 1 personne

    • Oui, je comprends. Et comme je l’ai dit de toute façon, je les emprunte en médiathèque, donc ça ne me coûtera que du temps de continuer, donc je pense le faire. D’autant plus que même si je ne suis pas conquis, c’est pas mauvais pour autant et je reste intrigué par l’univers et l’intrigue. Donc je les prendrai en médiathèque au fur et à mesure, en espérant apprécier davantage par la suite.

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