Mon avis sur… Freaks Café T.2 de Meika Arisaki

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Souvenez-vous, j’avais parlé du premier tome de Freaks Café, dans lequel j’évoquais la thématique principale, la paraphilie. je dois d’abord faire un petit Mea Culpa, car j’avais expliqué dans mon article avoir été étonné du côté malsain du manga, mais en réalité il semblerait que ce soit moi qui ait mal interprété ce qu’était les paraphilies. En effet, je pensais qu’il s’agissait de comportements sexuels qui sortaient des normes, tels que le BDSM ou autres, mais apparemment c’est plus compliqué que ça, et les paraphilies peuvent être assimilées à des troubles psychologiques. Ceci explique peut-être le fait que le manga ne présente finalement que des situations extrêmes et dont les conclusions sont en général terribles. Je reste prudent sur cela malgré tout, car je ne suis pas assez familier de la question pour vous expliquer en détails de quoi il en retourne, et je ne souhaite pas dire de bêtises.

Quoi qu’il en soit, voyons de quoi il en retourne avec ce second tome.

Après avoir dû gérer le nouveau dérapage de sa petite sœur, Hiro reprend son quotidien en tant que gérant du café Statice. Et il ne manquera pas de nouveaux clients ! Mais à force de côtoyer de trop nombreux paraphiles, ne risque-t-il pas lui-même de retomber dans de mauvaises habitudes ?

Je dois avouer que si j’avais été décontenancé par le premier tome, il m’avait malgré tout plu de par son aspect thriller et l’originalité de la thématique traitée. Cependant, on touche dès ce second volume aux limites de ce manga, je m’explique. Il est structuré exactement comme le premier, où chaque chapitre raconte un « cas » (c’est comme ça que les chapitres sont appelés) particulier. Ainsi, on aura une personne excitée sexuellement par l’idée d’être trompé, et autres paraphilies. Et si chaque chapitre est bien écrit et illustré avec talent, comprenant juste ce qu’il faut d’explicite pour qu’un petit sentiment de malaise apparaisse, j’ai constaté qu’une forme de lassitude était déjà apparue.

En effet, compte tenu du sujet et de la structure narrative du récit, on tombe dans un travers que l’on pouvait craindre, ce que je qualifierai d’ « effet catalogue ». C’est à dire que le récit ne semble être drivé que par le fait d’exposer une par une des pratiques déviantes. Car si on avait vu un début de développement de fil conducteur avec le personnage du propriétaire du café et sa sœur, ce point est ici totalement mis de côté. Le seul nouveau développement vient du fait qu’on découvre un élément troublant sur le personnage principal, mais qu’on voyait un peu venir, et qui n’est qu’évoqué et pas du tout approfondi ici. De ce fait, on a le sentiment d’un manque d’enjeux dans la lecture, bien que, encore une fois, cela soit plutôt maîtrisé.

C’est pourquoi je ne pense pas continuer la série. Je me dis qu’elle n’est simplement pas faite pour moi. Et si avec le premier tome, elle allait dans une direction qui n’était pas celle que j’avais imaginé, l’originalité m’avait fait apprécier l’expérience. Ce second tome souffre déjà d’une certaine monotonie qui a fait que je l’ai lu sans déplaisir, mais sans réellement m’intéresser. Et comme je l’ai dit plusieurs fois, dans un milieu du manga extrêmement concurrentiel, je ne peux pas me permettre le luxe de lire un titre qui ne me touche pas plus que ça.

En résumé, ce second tome de Freaks Café, s’il reste maîtrisé et pas déplaisant à lire, ne fait pas avancer assez les choses et souffre d’une structure trop redondante pour continuer à me satisfaire. De ce fait, je ne vais pas la continuer, même si je lui reconnait de réelles qualités en terme d’ambiance, d’esthétique et d’écriture. Mais ce manga n’est tout simplement pas fait pour moi.

10 commentaires

  1. Alors pour info je me suis renseignée aujourd’hui auprès d’une amie sexologue pour répondre à tes interrogations parce que ça m’interpellait. Elle m’explique que grosso modo, paraphilie c’est le nouveau terme politiquement correct pour parler des perversions. Donc en fait je pensais comme toi au début et j’avais totalement tort. C’est normal que le manga soit malsain et pas bienveillant, il met en scène des gens cliniquement pervers. C’est ce qui est considéré hors norme dans la société donnée et a plusieurs caractéristiques comme la souffrance d’autrui et / ou l’altération du fonctionnement social, familial ou professionnel. Donc voilà, j’espère que ça t’aide à y voir plus clair 🙂

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  2. Je suis ravie de lire ton avis sur le tome 2. Je viens justement de lire le premier tome et j’avais justement peur de cet effet « catalogue » et qu’il n’y ait pas de véritable histoire derrière..
    Je ne pense pas non plus continuer la série du coup.. à moins d’un véritable changement au tome 3, mais ça j’en doute.

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    • Effectivement, le seul fil conducteur semble être le personnage principal, et éventuellement sa relation à sa soeur. Mais dans le deuxième tome, cet élément est vraiment juste évoqué rapidement, et on ne peut pas dire qu’on a réellement d’élément important supplémentaire.

      Du coup pour le tome 3, je pense que ce sera sans moi, et donc il faudra trouver d’autres sources pour voir s’il y a un changement dans la structure narrative malheureusement.

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