20 ans de Pokémon en France : mes anecdotes d’époque !

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Cela fait un moment que je souhaitais ressusciter ma section « Jeux vidéo » sur le blog (car oui, au début j’ai écrit quelques articles, mais avec le recul, je les trouvais tout simplement nuls donc je les ai supprimés), et en voyant sur Twitter qu’on arrivait aux 20 ans de la licence en France, je me suis dit que c’était l’occasion de parler enfin de jeux vidéo d’une façon qui me convienne !

Ainsi, ce premier article sera surement amené à devenir un rendez-vous régulier, dans lequel je parlerai un peu de mes expériences vidéoludiques au gré de l’actualité, mais en revenant vers le passé. Par exemple, j’aurai quelques anecdotes amusantes concernant Final Fantasy VII qui pourraient se dévoiler lors de la sortie du remake en mars 2020 ! Mais aujourd’hui, je vais vous parler un peu de Pokémon.

Il faut savoir que les versions rouge et bleues étaient très attendues en France car la licence était déjà devenu un gros phénomène au Japon, et je me souviens que dans les magazines et sur Game One, on parlait vraiment beaucoup de ce nouveau JRPG (jeu de rôle japonais) révolutionnaire ! Le concept de capture et de collection de petites créatures faisait rêver de nombreux joueurs et joueuses. Et faisant partie des petits privilégiés qui avaient un abonnement à Canal +, j’ai pu découvrir l’anime en avance sur beaucoup de monde sur la chaîne Fox Kids (bien avant la diffusion sur TF1). Ce point est particulièrement important car de ce fait, j’ai découvert d’abord l’adaptation animée avant de jouer au jeu, ce qui a eu quelques conséquences sur ma façon d’appréhender ce dernier, comme nous allons le voir tout de suite.

Les stratégies bidon de Sacha qui ne fonctionnent pas…

Sacha

Comme beaucoup d’enfants qui ont commencé en visionnant l’anime, je me suis vite pris d’affection pour Pikachu, le pokémon de Sacha qui refusait d’entrer dans sa pokéball. Il est mignon, stylé, on se a beaucoup d’empathie pour lui et en plus, dans l’anime, il est plutôt puissant ! De ce fait, en jouant au jeu, après avoir choisi mon starter (Salamèche RPZ) et fait un tour dans la forêt de Jade, quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer un Pikachu entre les Aspicot et Chenipan (d’ailleurs, j’ai évidemment voulu faire comme Sacha, j’ai donc capturé un Chenipan dans l’espoir de le faire évoluer en Papilusion). Le premier soucis étant que le Pikachu en question, que je comptais bien capturer, s’est fait désosser en une attaque griffe par mon Salamèche… Ça aurait déjà dû me mettre la puce à l’oreille concernant la nullité du pokémon en question, mais que voulez-vous, je n’étais qu’un enfant…

Je passe donc un temps fou à faire des tours dans les hautes herbes dans l’espoir d’en recroiser un, jusqu’à ce qu’enfin, un nouveau apparaisse. Cette fois, j’utilise un pokémon minable pour un combat homérique à base d’attaques bidons, pour finalement le capturer. Ce fut un grand bonheur et le début de l’entrainement pour faire de lui une machine de guerre.

Quelques niveaux plus tard, fier de mon guerrier, je me dis qu’il est temps d’aller croiser le fer contre Pierre, exactement comme dans l’anime. Souvenez-vous, c’est à ce moment-là qu’on a pu constater le potentiel du Pikachu de Sacha qui a totalement cramé le Onyx de son adversaire par temps de pluie. J’arrive donc sur de moi, me disant qu’il ne va rien comprendre à ce qui lui arrive. Il envoie son Racaillou misérable, qui n’a évidemment aucune chance face à mon Pikachu des familles. Hop, attaque éclair et là… Aucun effet sur un pokémon de type roche ! M’aurait-on menti ? En effet, cette vieille daube de Pikachu se fait donc gentiment rétamer, et mon Reptincel ne performe guère plus et je me fais démonter comme il se doit, perdant au passage la moitié de ma bourse (car dans l’univers Pokémon, le perdant se fait racketter, c’est la règle !).

Pikachu VS Onyx
Toi, tu vas déguster !

C’est à cet instant précis que j’ai compris que les conneries de Sacha, il valait mieux éviter de les répéter. Entre son Pikachu de mort qui désintègre les pokémon roche alors que c’est impossible, son Bulbizarre qu’il ne fait pas évoluer (le guignol !) et les pokémon surpuissants qu’il relâche, on se demande comment le mec arrive à s’en sortir tant il fait n’importe quoi. Et seul son Dracaufeu semble avoir saisi l’étendue de sa pignoufferie et refuse de lui obéir (du moins, pendant un temps). En bref, Sacha craint vraiment, et je l’ai appris à mes dépends. Mais ce n’est pas la seule chose que j’ai appris à mes dépends…

3 sauvegardes dans Zelda, une seule dans Pokémon !

Je pense que ce que je vais raconter là est arrivé à pas mal d’enfants. Dans un premier temps, j’étais le seul privilégié de la famille à avoir ma cartouche de Pokémon, et le concept de sauvegarde unique m’était un peu étranger. Pour moi, il y avait soit les jeux sur cartouche avec 3 sauvegardes (genre les Zelda), soit les cartes mémoire de Playstation, avec ses 15 blocs de sauvegarde (Diablo en prenant un truc comme 9 à l’époque, je me demande bien comment on s’en sortait avec juste une carte mémoire…). De ce fait, lorsque j’enregistrais dans Pokémon et qu’on ne me demandait pas quelle partie écraser, je trouvais ça louche, mais l’idée qu’on ne puisse en enregistrer qu’une n’était pas pensable.

C’est ainsi qu’un jour, mon grand frère me demanda s’il pouvait faire une partie sur ma cartouche, en plus de la mienne. En bon petit frère, j’ai accepté sans soucis. Et quelle ne fut pas ma joie de voir qu’en voulant relancer le jeu, en lieu et place de mon Sacha, 10 ans, dresseur d’un Reptincel au top, je me retrouve avec Untel, 10 ans, et son Bulbizarre de mort… Ce fut un grand bonheur de comprendre de ce fait qu’une cartouche signifiait une partie !

À l’époque, ça nous faisait péter des câbles, mais maintenant je comprends la logique derrière et compte tenu du concept du jeu, cela fait parfaitement sens. Le but étant d’avoir chacun sa cartouche qui est de ce fait unique, afin de susciter les échanges et le partage… Et échanges et partages il y a eu avec mes frères !

Comment nous avons grugé le game et choppé les 150 pokémon !

Pokémon Stadium

Selon moi, il y avait deux moyens principaux de gruger le jeu pour avoir les 150 pokémon plus facilement, les deux demandant des frères (ou des amis proches) et de l’équipement. La première nécessite du temps, au moins 2 game boy et deux cartouches (la Rouge et la Bleue), la seconde nécessite Pokémon Stadium sur N64 !

Sushi Gif
Le mini-jeu des sushi, la plus grosse qualité du jeu !

Si vous n’avez pas eu la chance de connaitre Pokémon Stadium, dites-vous que c’est la parfaite représentation de l’idée qu’une licence qui devient un phénomène permet de vendre n’importe quelle saloperie. Ce jeu était nullissime, puisqu’il s’agissait simplement de combats, sans gain d’expérience, avec une gestion des niveaux bidon (en gros, TOUS les pokémon adverses avaient le même niveau, qui était tout simplement l’équivalent du niveau le plus élevé de votre team), agrémenté de mini jeux sympathiques pour le coup. Mais le jeu se vendait sur le fait qu’on pouvait avoir des combats en 3D de toute beauté (pour l’époque, en réalité c’était moche comme tout). Et on avait droit à un commentateur en français horrible qui nous sortait des répliques affligeantes, du style « En plein dans le point faible ! ».

Pokemon Stadium 2
Les enfants de la fin des années 90 vivaient un rêve éveillé !

Mais ce jeu avait deux qualités pour les possesseurs des jeux Game Boy. La première était de permettre avec un accessoire fourni avec de jouer sur télé au jeu d’origine, avec possibilité de multiplier la vitesse par 2 ou 3 (comme dans les remaster des Final Fantasy PS1), ce qui était une bénédiction pour tout ce qui est leveling, ou même pour refaire le jeu qu’on finissait par connaitre par cœur. Deuxième gros avantage de Pokémon Stadium : on pouvait gagner des pokémon selon certaines conditions (que j’ai totalement oubliées) pour les transférer dans notre cartouche du jeu game boy. Et en l’occurrence, c’était tous les pokémon chiants à avoir, du genre les starters, Evoli ou les pokémon fossiles. Ceci permettant de facilement compléter sa collection, sans passer par des échanges fastidieux.

Et l’autre solution, qu’on avait adopté dans un premier temps avec mes frères, puisque l’on n’a pas eu tout de suite Pokémon Stadium, était de gruger en recommençant des parties plein de fois, afin d’échanger dès que possible notre starter contre une saleté type Ratata, afin que l’autre stocke un maximum de starters qu’on se redistribuait ensuite. C’était encore une belle façon de gruger le jeu, tout en restant dans les règles imposées finalement (parce qu’on pouvait aussi cloner des pokémon en exploitant un bug, mais on ne l’a jamais tenté).

Mais au-delà de ça, il nous aura quand même fallu énormément de temps et d’effort pour les attraper tous, et avoir le fameux diplôme qui ne sert à rien donné par un mec dans un immeuble, un autre grand moment de rage partagé par de nombreux enfants je pense !

 

C’est tout pour mes anecdotes concernant Pokémon, il est possible que j’ai oublié d’autres choses croustillantes après 20 ans. J’espère en tout cas qu’elles vous auront un peu amusé et/ou intéressé. J’imagine que pas mal de monde a vécu un peu la même chose avec ces jeux, et finalement, ça fait aussi partie de leur qualité, d’avoir fait vivre une expérience similaire à plein de gens à travers le monde. Et je trouve que l’aspect partage et communautaire a justement été pensé aussi pour ça. J’ai d’ailleurs pris grand plaisir il y a quelques années à faire Pokémon Soleil et Lune avec ma femme, qui faisait pour l’occasion son premier épisode de la série. Je ne sais pas si on va pouvoir faire conjointement Épée et Bouclier par contre, pour la simple et bonne raison qu’un petit bébé arrivera en même temps que cette nouvelle génération… Mais qui sait, peut-être pourra-t-on aussi partager ça avec notre fille dans quelques années !

(Et maintenant, ce qui me ferait très plaisir, ce serait que vous me partagiez vos anecdotes croustillantes en lien avec cette saga unique !)

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8 commentaires

  1. Je partagerais bien des anecdotes, mais le truc c’est que … j’ai jamais joué à Pokémon. Jamais. Ni sur console, ni avec les vieilles cartes dans la cour de récréation.
    Ma seule expérience fut lors du raz-de-marée sur portable, où j’ai marché des kilomètres et des kilomètres pour faire évoluer des pokémon dont j’ignorais les formes suivantes >.<

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  2. Boh le coup de vieux dans la face !
    Anecdote perso : face à face avec Mewtwo (grand moment), je le bute sans faire exprès mais je me dis « bah pas grave, je redémarrerai plus tard, je vais continuer et essayer de trouver la sortie de cette grotte pour aller plus vite la prochaine fois ».
    Et là, le drame, combat avec un pokémon bidon que je n’avais pas (genre Rhinocorne). Je le capture et tout fier, je m’empresse de… sauvegarder.
    Je revois encore ma tête d’ahuri quand je m’en suis rendu compte.

    En tout cas, hâte de redécouvrir d’autres anecdotes sur les jeux d’antan.
    A la prochaine

    Aimé par 1 personne

    • J’imagine la souffrance !
      Les oiseaux légendaires m’ont fait des coups dans le style. Alors qu’aujourd’hui, je capture toujours les légendaires sans Master Ball (que je n’utilise jamais au final…).

      La semaine prochaine, nouvelle anecdote de jeunesse à l’occasion de la sortie d’un nouveau jeu d’une saga importante avec un petit monsieur habillé en vert !

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  3. Hahaha j’adore cet article et tes anecdotes ! Moi ma première cartouche pokemon c’était la version jaune où tu commençais avec un pikachu qui te suivait en dehors de ta pokeball du coup tu t’amusais super bien à la première arène (lol.)!
    Je me souviens dans la cour d’école on avait tous des games boys et des câbles pour échanger c’était toute une économie parallèle un truc de dingue, sans compter les pokémons qui n’évoluaient QUE lors des échanges… C’était génial, j’en garde de bons souvenirs 🙂 merci pour l’instant nostalgie !

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