Comment Evangelion m’a fait exploser le cerveau

Evangelion

Evangelion (ou Neon Genesis Evangelion de son nom complet) tient il me semble une place à part dans l’histoire de l’anime et de l’otakisme. J’ai l’impression que son aura est assez unique de par l’ampleur de la fanbase qu’il a, ou en tout cas, de la force de conviction des fans de cet anime. Et je dois dire que je m’inclus dans cette fanbase, quand bien même je n’ai pas revu l’anime depuis mon premier visionnage il y a une dizaine d’années. Et si vous lisez cet article, je pense que vous n’avez pas pu passer à côté de l’information concernant son arrivée dans le catalogue de Netflix le 21 juin. Le simple fait qu’un anime vieux de plus de 20 ans suscite autant de réactions pour sa simple arrivée sur un service de streaming en ligne me semble déjà révélateur de la passion qu’il déchaîne. Ainsi, j’ai eu envie de partager dans cet article mon ressenti personnel sur ma découverte de cet anime, sans spoilers, afin que les fans et les nouveaux venus puissent y trouver leur compte. Je ne vais donc pas parler en détails de l’intrigue, mais plutôt de comment l’anime a réussi à susciter chez moi une sorte de vertige intellectuel. Vous allez comprendre en lisant la suite. Mais tout d’abord, resituons ce qu’est cet anime si particulier.

Neon Genesis Evangelion est un anime en 26 épisodes, produit par le studio Gainax a qui on devait déjà plusieurs animes incontournables tels que Gunbuster et Nadia et le secret de l’eau bleue, et surtout, réalisé par le grand Hideaki Anno. Cette précision est importante car, on le verra, parmi tous les éléments qui concourent à rendre cet anime si important, il y a indubitablement le fait que son auteur y ait mis énormément de lui-même. L’anime est sorti en 1995 au Japon et en 1996 en France, et a semble-t-il déclenché un raz de marée (je dis « semble-t-il » car j’étais bien trop jeune à l’époque pour appréhender tout ça). Parmi les raisons de son succès, il y a évidemment le fait qu’il s’inscrive dans un des genres rois au Japon, la SF de Mécha (ou robots géants), une qualité d’animation apparemment inédite pour l’époque (et qui vieillit vraiment très bien) et surtout, une richesse thématique inattendue et qui a mis en branle une forme d’intelligence collective pour percer à jour cette fameuse richesse. C’est-à-dire que face à la complexité thématique de l’œuvre, les fans ont eu le réflexe de se regrouper et d’échanger autour de l’anime afin de comprendre ce qui pourrait être le sens profond d’Evangelion. Ainsi, le cœur de mon article s’attardera sur comment, selon moi, l’anime a réussi à créer ce que j’appelle un « vertige intellectuel », où l’on sent que quelque chose d’une grande densité se cache sous la surface.

Une œuvre aux nombreuses ramifications :

Avant cela, un petit mot sur l’œuvre dans sa globalité. Car j’ai évoqué les 26 épisodes de l’anime, mais Evangelion dépasse largement ce cadre. Sans évoquer la kyrielle de produits dérivés que l’on retrouve systématiquement dans le cas d’œuvres à succès, Evangelion c’est aussi une adaptation en manga en 14 tomes, prépubliée entre 1995 et 2013, mais surtout deux films sortis dans les salles japonaises en 1997. Tout d’abord, Death and Rebirth, qui compile les épisodes de l’anime en un film de 1h40. Ensuite, The End of Evangelion, qui offre une fin à l’intrigue de l’anime (car sans trop spoiler, les deux derniers épisodes laissent en suspens de très nombreuses choses).

Enfin, il faut savoir que depuis 2007, Anno a repris en main son œuvre afin d’en proposer une nouvelle version par le biais de quatre films d’animation. Ce projet se nomme Rebuilt of Evangelion et compte déjà trois films sortis sur les quatre prévus : Evangelion 1.0 : You are (not) alone ; Evangelion 2.0 : You can (not) advance ; Evangelion 3.0 : You can (not) redo. Si ces films sont parfois présentés comme une version réactualisée de l’anime, avec des séquences d’action refaites grâce aux techniques actuelles, le projet va finalement bien plus loin que cela. En effet, si le premier film est très fidèle à l’anime, dès le second, de nombreuses différences se font sentir, et le troisième film est même totalement inédit. Ainsi, Anno et ses équipes nous proposent carrément une version alternative d’Evangelion, en conservant l’univers et les personnages d’origine. Ce projet vient ainsi revivifier et réactualiser une œuvre qui n’a jamais cessé d’être dans le cœur des fans, tout en l’enrichissant considérablement. De ce fait, je ne peux que vous recommander l’anime, mais également cette nouvelle version de l’univers d’Evangelion, en sachant que le dernier film semble prévu pour 2020.

Ceci étant posé, je vais maintenant parler davantage de mon rapport à cet anime et à comment il a créé ce fameux vertige intellectuel dont j’ai parlé déjà plusieurs fois.

De l’art de créer des passerelles au sein d’une œuvre :

Me concernant, Evangelion tient une place vraiment à part dans ma culture fictionnelle personnelle. Cet anime se trouve dans un coin particulier de mon esprit, dans lequel pour le moment aucun autre anime ne se trouve. Il partage en réalité un espace spécifique avec seulement deux autres oeuvres pour le moment, qui viennent de médias différents, à savoir la trilogie Matrix, et la saga Metal Gear Solid. Si je mets ces trois œuvres ensemble, ce n’est pas tant du fait d’une parenté de genre voire thématique (la SF matinée d’anticipation, avec une dose de mécha par dessus), mais parce que ces trois œuvres partagent de nombreux éléments qui amènent dans les trois cas au vertige intellectuel chez moi. Ces trois œuvres ont en commun une grande complexité dans l’intrigue, et posent de nombreuses questions auxquelles on n’a pas forcément de réponses. Mais malgré toute cette complexité, aucune de ces œuvres n’oublie l’implication émotionnelle du spectateur/joueur (ou spectatrice/joueuse, il n’y a pas de raison !), élément impératif selon moi pour que l’implication intellectuelle suive.

C’est quelque chose dont je ne vais pas vraiment parler, mais c’est effectivement central quand même : pour qu’une œuvre nous invite à la réflexion et nous accompagne même une fois celle-ci finie, il faut évidemment qu’elle nous ait impliqué émotionnellement et qu’elle nous ait fait ressentir des choses. Concernant Evangelion, le travail sur les personnages, l’univers et la mise en scène avec des séquences d’action dantesques et des enjeux de taille remplissent ce rôle, chaque élément agissant à son niveau propre pour que l’on passe avant toute chose un super moment. Ce qui est également le cas avec Matrix et Metal Gear Solid, qui nous proposent des œuvres d’action d’un niveau de virtuosité et d’originalité assez inédit.

Pour en revenir au sujet, si je cite ces trois œuvres en particulier, c’est parce que les trois ont réussi à intégrer de façon harmonieuse un nombre absolument vertigineux de passerelles vers d’autres œuvres, vers des notions scientifiques, religieuses, et autres… Comme je l’ai dit, le pré-requis pour s’impliquer dans tout ceci est le fait d’avoir pris plaisir devant l’œuvre, mais aussi qu’elle présente une complexité dans son intrigue et son univers qui invite à se dire qu’il y a quelque chose au-delà de ce qu’on pense voir de prime abord. Cet élément me semble très compliqué à mettre en œuvre car cela implique de perdre le récepteur, sans le perdre totalement. Par exemple, dans le cas de Matrix, le jeu sur la réalité mis en place par les Wachowski est un excellent moyen de faire comprendre qu’il y a quelque chose qui dépasse le cadre de l’œuvre. Ceci est d’autant plus vrai avec les révélations à la fin de Matrix Reloaded qui viennent remettre en question ce que l’on pensait pour acquis. Hideo Kojima fait d’ailleurs une chose similaire dans Metal Gear Solid où chaque épisode se termine sur un twist qui vient remettre en question ce qu’on a fait durant le jeu (par ailleurs, Matrix Reloaded et Metal Gear Solid 2 sont selon moi des œuvres jumelles, mais involontaires puisque les deux ont été produites en même temps, et n’ont donc pas pu s’influencer l’une et l’autre).

Pour en revenir à Evangelion, Anno utilise plusieurs moyens pour nous amener à nous questionner sur les événements. Tout d’abord, tous les personnages sont quand même très particuliers dans cet anime, en s’écartant de la plupart des archétypes auxquels on pourrait s’attendre, si bien qu’on se questionne beaucoup sur leur façon d’être et de penser. Ensuite, la NERV me semble une organisation assez nébuleuse, et l’histoire du plan de complémentarité de l’homme l’est tout autant. De ce fait, on s’interroge vraiment beaucoup au fil du récit sur tout ça. Enfin, et c’est surement le point le plus important, les deux derniers épisodes ne répondent pas aux questions posées. Si vous n’avez pas vu l’anime, je ne vais pas en dire plus pour ne pas vous spoiler, mais la fin d’Evangelion a apparemment divisé à l’époque, chose qu’il est très facile à comprendre compte tenu du très grand nombre de choses laissées sans réponse. De ce point de vue, cela me fait penser à la fin de Twin Peaks, qui est en l’occurrence une des premières œuvres à avoir suscité l’élaboration spontanée d’une intelligence collective par le biais des communautés en ligne aux États-Unis (si vous êtes intéressé(e)s par la question de l’intelligence collective, des communautés de fans, et des œuvres complexes, le chercheur américain Henry Jenkins est une pointure dans le domaine, mais la plupart de ses bouquins sont en anglais).

Sur ce point, j’ai d’ailleurs une petite anecdote, afin de faire comprendre que malgré tout, ça ne fonctionne pas auprès de tout le monde ce genre de démarche. Comme je l’ai dit, le film The End of Evangelion offre une fin à l’histoire que l’on n’a pas eu dans l’anime (apparemment pour des raisons de censure et de budget). Le soucis que l’on peut avoir (et que j’ai eu), est qu’au-delà de la violence assez traumatisante de ce film, les réponses qu’on nous donne sont assez complexes, pour ne pas dire clairement absconses. Et je me souviens avoir à l’époque prêté le DVD du film à un ami qui aimait beaucoup Evangelion, et il a eu un réflexe de rejet total concernant ce film, expliquant que c’était incompréhensible et que pour lui, cela relevait carrément du troll. Me concernant, ma réaction avait été opposée, puisque je me suis dit (et je pense toujours cela) que le côté abscons venait du fait que je ne disposait pas du bagage culturel pour comprendre ce film.

Et j’ai pu me faire cette réflexion car j’avais déjà constaté dans l’anime que de nombreuses notions étaient floues pour moi et m’obligeaient à aller chercher des réponses sur Internet. C’est par ailleurs un exercice que j’ai poussé loin, mais avec l’univers Matrix car durant mes études en cinéma, j’ai fait un mémoire de recherche focalisé sur cette saga et sur la façon dont les Wachowski avaient créé des passerelles afin de mettre en branle une forme d’intelligence collective, pour impliquer au maximum les fans. Et vous n’imaginez pas le nombre de petits cailloux posés que les cinéastes nous invitent à suivre !

Et en l’occurrence, Anno a fait de la même façon dans Evangelion, de façon consciente ou non. C’est à dire qu’il a mis dans son œuvre un grand nombre d’indices, sous formes de renvois à des notions, des courants de pensées etc… dont le but est de nous faire comprendre que du sens doit émerger de là. Cela peut aller des exemples les plus simples aux plus complexes. Par exemple, le titre même de l’œuvre, qui pourrait se traduite par L’Évangile de la Nouvelle Genèse, est déjà porteur de sens, avec une forte connotation religieuse. Et cette référence religieuse est filée dans toute l’œuvre, par le biais de noms tels que les Eva, la lance de Longinus (la lance qui aurait transpercé le Chris) et le fait que les antagonistes soient appelés les Anges (et que parmi eux, il y ait des noms tels que Adam ou Lilith). Ainsi, ces simples évocations permettent de comprendre qu’il faut aller voir du côté des symboles religieux pour faire émerger du sens dans l’œuvre. Mais la religion, bien que beaucoup évoquée, n’est pas la seule source permettant d’offrir une grille de lecture à Evangelion, Anno ayant aussi beaucoup puisé du côté des œuvres majeures de science-fiction, ou encore dans la psychologie et la psychanalyse (avec notamment le Dilemme du hérisson). Ainsi, tous ses éléments fonctionnent de concert comme autant de perches tendues qu’il appartient aux spectateurs et spectatrices de saisir afin de s’approprier l’œuvre et d’en saisir la complexité. Un autre élément d’importance permettant de faire émerger du sens de l’œuvre venant de la personnalité même de son auteur, qu’il convient d’étudier si l’on souhaite mieux comprendre sa démarche.

Un anime qui porte la trace de son auteur :

C’est après avoir vu Evangelion et en me renseignant sur le sens profond de l’œuvre que j’en suis venu à découvrir que très souvent, les gens parlaient de la personnalité particulière de son auteur, Hideaki Anno, pour analyser l’anime. Avant de parler plus en détails de ceci, je vais rapidement resituer qui est Anno, puisqu’il me semble être une personnalité majeure de l’histoire de l’animation récente. Il faut savoir qu’il a fondé le studio Gainax en 1984 afin de produire des séries et des longs métrages d’animation. Sa première réalisation est Gunbuster, en 1988, une série d’OAV de Méchas qui est selon moi à voir absolument. Il a ensuite enchaîné avec l’anime Nadia et le secret de l’eau bleue entre 1990 et 1991. C’est pendant cette période qu’Anno sombre et fait plusieurs tentatives de suicide, dues notamment à des troubles borderline (n’ayant pas les compétences pour ça, je me vois mal vous décrire ces troubles psy). Il reprendra quelques années plus tard le travail pour finalement sortir entre 1995 et 1996 Evangelion.

S’il est indispensable de parler des troubles borderline d’Anno, c’est tout simplement car cela a influencé son œuvre. Et le simple fait d’en être conscient fait que l’on voit forcément d’un œil différent certains comportements de personnages et surtout la fin très particulière de l’anime. C’est ainsi qu’Asuka, Shinji et Rei sont chacun porteurs d’un trait de la personnalité d’Anno. Et les deux derniers épisodes semblent être directement un discours du réalisateur adressé aux personnes regardant son œuvre. Et c’est ainsi que le message final d’ouverture aux autres semble rejoindre tout ce qui a été fait auparavant.

Le vrai plan de complémentarité : S’ouvrir aux autres afin de comprendre l’œuvre ?

Comme je l’ai dit implicitement à plusieurs reprises, l’anime nous invitant à effectuer des recherches afin d’en faire émerger du sens, le meilleur moyen de trouver des réponses à nos questions reste de demander autour de nous. Me concernant, j’ai découvert cet anime il y a une dizaine d’année, j’avais donc déjà sous la main près de 15 ans de réflexions accessible sur Internet. Mais j’imagine qu’à l’époque, les fans en parlaient entre eux, que ce soit de vive voix ou en ligne, et tout cela devait créer cette fameuse intelligence collective de par le vertige intellectuel partagé.

De ce fait, ce qui semble être en définitive le message d’Anno dans son anime, l’importance de s’ouvrir aux autres, entre selon moi en résonance avec la démarche globale entreprise. L’anime lance de nombreuses pistes que l’on ne peut pas suivre seul de façon efficace, il faut donc aller vers les autres afin de comprendre collectivement la complexité de l’œuvre. Et ce faisant, on réalise la volonté d’ouverture dont nous parle le réalisateur. Et l’effet collatéral de tout cela est qu’on aura appris beaucoup de choses, que notre culture se sera considérablement étoffée et qu’on aura en plus pris un plaisir fou à cela. C’est selon moi cela le « vrai » plan de complémentarité de l’homme.

C’est en tout cas comme cela que j’envisage Evangelion personnellement, et comme cela que je l’ai vécu. Je dois avouer que j’ai des souvenirs assez flous de l’anime, mais étonnamment, j’ai des souvenirs beaucoup plus précis de comment je l’ai reçu et comment j’ai passé des soirées sur Internet à chercher à comprendre des choses que parfois je soupçonnais, et que d’autres fois, je n’avais tout simplement pas du tout envisagé. Et au moment où j’ai découvert l’anime, le projet de Rebuilt of Evangelion était déjà en cours, j’ai donc pu voir les deux premiers films qui ont rajouté une couche de choc et de vertige intellectuel par dessus.

Tout ça pour dire en conclusion qu’Evangelion est un anime qui tient une place à part dans mon cœur et mon cerveau, et je souhaitais partager le vertige qui fut le mien, car je sais qu’il a été vécu de la même façon par beaucoup de monde. Et cette ressortie sur Netflix est l’occasion pour moi de redécouvrir cet anime, enrichit de 10 ans de nouveau bagage intellectuel accumulé en partie grâce à Evangelion. Mais elle est surtout l’occasion pour de nouvelles personnes de découvrir cet anime hors du commun, qui leur donnera envie, je l’espère, de creuser l’œuvre le plus profondément possible afin d’en ressortir grandi.

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8 commentaires

  1. Je peux te raconter ce qui s’est passé à l’époque de sa sortie. A l’époque internet était encore qu’à ses balbutiements donc point de confrontation en ligne ou autre recherche. La vague est arrivée doucement mais sûrement. C’était comme l’effet d’un murmure qui s’amplifie rapidement dans la communauté des fans de manga et animation japonaise.
    Le choc d’Evangelion vient tout d’abord de son aspect inédit dans le sens qu’il n’est pas l’adaptation d’un manga. Cela peut paraître bizarre aujourd’hui mais au début des années 90 c’était très nouveau.
    Evangelion dynamite totalement les séries de Mecha qui sont très populaires au Japon. Fini les robots lourds, carrés, ici nous avons des corps effilés, très souples.
    Et puis Evangelion introduit une notion mystique, contemplative, religieuse même. Sur ce dernier point c’est là que c’est extrêmement troublant pour nous occidentaux et c’est à mon avis ce qui a plus chez nous. Cela a fait appel à notre culture tout en l’explosant.
    Pour revenir à l’époque de sa sortie, certains n’ont pas vu le tsunami et trouvait même l’animé franchement pas terrible… je pense notamment à Animeland. Et à l’époque ce magazine était LA bible.
    Cet animé a ouvert une nouvelle voie de narration que Cowboy Bebop a suivi et surtout Utena.
    C’était un moment où toutes les réflexions étaient permises, où les séries animés sont devenues des oeuvres à part entière.
    Concernant l’histoire en elle-même, chacun allait de son pronostic, de son analyse et la fin fut extrêmement commentée !!! Et les films majoritairement hués (en tout cas dans mon entourage).
    Pour ma part, j’étais fascinée par les EVAs, Kaoru et Pen Pen. Je me rappelle qu’avec mon mari nous les avions toutes les EVAs en figurines… in ne nous reste plus que l’EVA 01 si je ne trompe pas.
    Il faudrait que je me replonge plus dans mes souvenirs pour tout faire ressortir, ainsi que dans mes archives.
    J’allais oublié !!! A l’époque les discutions se passaient dans les fanzines. Fait par des fans pour des fans, c’était de véritables mines aux trésors.
    Si ça t’intéresse je peux te retrouver des articles et te les scanner. C’est toujours drôle de lire ce qui se disait à l’époque. On a parfois de grande surprise !
    Juste avant de conclure ce message. Ce qui m’a toujours profondément interpellé dans le récit d’Evangelion c’est Lilith… la première femme d’Adam bien avant Eve. Il faudrait que je regarde cette animé à nouveau parce que comme tu le dis très judicieusement, depuis 20 ans mes connaissances ce sont grandement élargies.

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  2. Merci pour ton commentaire, et je serai en effet ravi de voir des scans de fanzines pour avoir une idée de ce qui se disait à l’époque (tu pourrais même en faire un article sur ton blog, je suis sur que ça intéresserait du monde !).

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  3. J’ai beau avoir vu des centaines d’animes et pourtant Evangelion ne fait pas partie de ma liste tout simplement parce que je suis pas fan des mecha j’en ai pourtant vu pas mal et de toute sorte en me disant que je m’y habituerais mais ce fut pas le cas j’en ai réellement aimer que 3 en tout ( Code Geass, Aldonah.Zero et Gurren Lagann ) mais je n’exclus pas de le voir un jour puisque bon je sais que ça reste un classique de l’animation et puis vu ton rapport à l’anime on serait bien tenter.
    D’ailleurs j’ai failli le voir l’année dernière dans le cadre d’un challenge auquel je participais mais j’ai finalement choisi Gurren Lagann en fait ( je m’étais dit que vu l’histoire ça me plairait plus lol ) bref je le tenterais peut être pour le Do You Speak Anime si j’ai la motivation lol

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  4. J’aurais appris pas mal de choses en lisant cet article (dilemme du hérisson par ex). Et j’ai beaucoup apprécié la partie où tu expliques la vie de l’auteur, sa pathologie, et l’influence que cela a apporté sur son oeuvre. (exutoire?)
    Bonne soirée à toi!

    Aimé par 1 personne

    • Merci, bonne journée à toi puisque je vois la réponse le matin.

      J’ai surtout essayer de proposer des pistes, mais n’ayant pas forcément le bagage pour développer les thématiques, je souhaite surtout donner envie de s’intéresser à ce qu’Evangelion raconte, pour que chacun fasse ensuite son parcours de recherches comme j’ai pu le faire moi.

      Aimé par 1 personne

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