Mes scènes cultes #1 : My Hero Izuku (My Hero Academia)

J’avais parlé lors de mon bilan de janvier/février de mon envie de mettre en place des rendez-vous réguliers, notamment un concernant mes scènes marquantes de manga (et une version animé pourrait aussi voir le jour, même si j’en regarde peu). Un des intérêt pour moi sera que je pourrai évoquer des séries qui datent un peu sans faire des revues de chaque tome, ce qui ne me semble pas forcément pertinent quand il s’agit d’évoquer au hasard Naruto, Dragon Ball ou encore One Piece. Ainsi, cette formule me semble plus sympa pour aborder des choses qui me tiennent à cœur. De plus, cela permettra d’enrichir le blog avec des contenus un peu plus variés, en espérant que vous preniez autant de plaisir à les lire que moi à les écrire.

Je me suis longtemps questionné sur la première scène à chroniquer, j’ai même plusieurs fois changé d’avis, pour finalement me dire que parler de ma scène préférée dans un des mangas qui a contribué à déclencher ma passion (promis, un jour je fais un article expliquant les étapes m’ayant amené sur la voie de l’otakisme). Il s’agit ici de la séquence d’affrontement entre Izuku et Muscular dans le tome 9 de My Hero Academia, qui s’intitule My Hero. Le nom du tome vient justement de cette scène qui est pour moi un des moments charnière du manga, puisqu’il s’agit de l’affrontement qui va faire de Izuku un héros pour de bon. Je m’en vais vous expliquer pourquoi de ce pas.

My Hero

Petite mise en garde avant d’entrer dans le vif du sujet, cette série de chroniques a pour but de parler en détails d’un passage en particulier d’un manga, de ce que j’ai ressenti à la lecture et du sens que j’en dégage. De ce fait, je décrirai avec un certain nombre de détails ce qui se passe et on peut donc considéré cela comme du spoil. Il vaut mieux donc soit connaitre le passage en question, soit ne pas être dérangé par le fait d’être spoilé. Dans ce cas précis, je ne pense pas que se faire dévoiler cette scène empêchera d’apprécier le tome et le manga à sa juste mesure. J’espère d’ailleurs que ces chroniques donneront parfois envie à certains et certaines de se lancer dans les mangas évoqués.

 

Le contexte de la scène :

Cette scène a donc lieu durant le tome 9 de My Hero Academia, alors que les aspirants héros sont en camp de vacances. Nous avons eu l’occasion dans le tome précédent de faire la connaissance de Kota, un enfant qui semble détester les héros pour la simple et bonne raison que ses parents en étaient et qu’ils ont été tués. Ainsi, il pense que les gens ne devraient pas devenir des héros car ils finiront par mourir pour des inconnus, abandonnant dans le même temps leur famille. Cette histoire rappelle d’ailleurs Naruto et ce qu’a vécu le petit Inari, et même si dans les deux cas le personnage principal va faire changer de vision des choses à l’enfant, la façon dont ça se passe et la signification de la scène est très différente.

Pour en revenir au contexte, le camp de vacances devient vite un camp de la mort lorsqu’un groupe de vilains attaque. Plusieurs groupes d’élèves se retrouvent à faire face en des endroits différents à leurs adversaires, et Kota est porté disparu. Izuku avait vu plus tôt l’endroit où l’enfant avait habitude de se réfugier et décide donc de partir seul à sa recherche. Il le retrouvera, mais tombera également sur le vilain Muscular, qui n’est autre que le responsable de la mort des parents de Kota. Izuku n’aura qu’une seule idée, sauver l’enfant, même si cela doit passer par un affrontement contre un ennemi infiniment plus fort que lui.

Pourquoi c’est une séquence marquante ?

Vous allez le voir dans les paragraphes qui suivent, cette scène regroupe tout ce que j’aime dans les affrontements de shonen nekketsu. Car au-delà du plaisir visuel pur et de l’intensité de l’affrontement, il s’en dégage une puissance émotionnelle dingue du fait des enjeux qu’elle contient (ceux que j’ai expliqué lorsque je contextualisais la scène). De plus, comme beaucoup de moments dans My Hero Academia, cette scène est l’occasion de traiter ce qui est la question principale du manga, à savoir : Qu’est-ce qui fait un héros ? Cette interrogation revient en effet régulièrement et trouve des réponses différentes en fonction des moments et des personnages qui la mettent en avant (on peut penser à Stain, All Might, Lemillion, mais aussi des personnages comme Endeavor la mettent en avant de façon plus implicite). Cette fois-ci, nous aurons une réponse qui nous viendra de Kota et qui mettra en avant l’héroïsme d’Izuku.

On se retrouve donc dans une forme d’affrontement vue de nombreuses fois rappelant David contre Goliath, avec un Izuku tout petit incapable de blesser l’imposant Muscular et son alter le rendant à la fois surpuissant et très résistant. Mais All Might l’a bien dit, « le propre d’un héros est de renverser les situations désespérées », et alors que les attaques utilisant 100% du One for All blessent à peine Muscular, Deku parviendra à trouver en lui la force de lui asséner un Detroit Delaware Smash surpuissant qui finira par le mettre au tapis pour de bon alors que son corps est déjà ravagé par son utilisation incontrôlée de son alter. Il y a déjà d’emblée une grande puissance émotionnelle à voir le jeune héros, totalement brisé physiquement, trouver en lui les ressources nécessaires (et une force insoupçonnée) pour vaincre son adversaire, mais ce qui rend cette scène vraiment incroyable à mes yeux vient de la réaction de Kota face à cela.

 

Horikoshi a en effet l’idée brillante de se focaliser sur Kota après qu’Izuku ait réussi à vaincre Muscular. Ainsi, les paroles de sa tante se mêlent à ses pensées et l’enfant ne comprends pas pourquoi quelqu’un qui ne le connait pas a risqué sa vie et détruit à ce point son corps pour le protéger, et c’est précisément ceci qui fait désormais d’Izuku son héros. Ce passage est selon moi le plus beau de My Hero Academia à ce jour (17 tomes sont sortis au moment où j’écris). Tout d’abord, il s’agit du seul moment du manga à m’avoir vraiment fait monter les larmes (avec un affrontement en particulier dans le tome 11, j’en parlerai un jour). Mais il s’agit également d’un passage extrêmement puissant au niveau symbolique et dans l’évolution du personnage. Je vais évoquer ces deux aspects conjointement car ils se nourrissent l’un l’autre.

En effet, au moment où a lieu cette confrontation, Izuku a eu quelques occasions pour s’illustrer mais reste un élève relativement normal. De son côté, Kota garde une grande colère en lui car il a le sentiment d’avoir été abandonné par ses parents. Or, la façon dont Izuku va tout donner au risque de lui-même mourir pour protéger l’enfant va faire comprendre à Kota le sens du sacrifice de ses parents car le comportement de Deku va réellement le faire passer au stade de héros. Horikoshi exemplifie ceci avec une technique d’écriture classique mais qui, lorsqu’elle est maîtrisée, fait merveille : rappeler des dialogues passés pour valoriser ce qui se passe ici. Ainsi, Kota se remémore les paroles de sa tante (l’héroïne Mandalay des Wild Wild Pussycats) lui expliquant que sa colère est légitime car il n’a plus ses parents, mais que leur sacrifice a sauvé des innocents, et que le jour où quelqu’un risquera sa vie pour lui, cette personne sera son héros. C’est ainsi que Izuku devient le héros de Kota, mais également un héros tout court.

My Hero

 

Au-delà de la puissance émotionnelle de la séquence (cette double page m’arrache des larmes à chaque lecture, et j’ai dû la relire plusieurs fois pour écrire cette chronique), elle a une porté symbolique très forte. Izuku est l’héritier du One for All, celui qui doit remplacer All Might. Or, il n’est pas que le plus puissant des héros, il est également (et surtout) le symbole de la paix. Ainsi, la façon dont Izuku réussit à changer le point de vue de Kota qui finit par croire de nouveau aux héros est selon moi un pas de géant vers ce nouveau symbole. Il l’est même déjà aux yeux de cet enfant. C’est ainsi que les portée émotionnelles et symboliques se rejoignent en nous donnant à voir la véritable naissance du héros de l’histoire, dans une posture finale qui a imprimé ma rétine pour longtemps.

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4 commentaires

  1. Mon Dieu, que ça fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule complètement sous le charme de ce passage. On me prend pour une dingue quand je parle des frissons et de la chair de poule que j’ai ressenti à cette scène. E la versión anime j’avais les larmes plein les yeux 😭 on est pareil sur ce coup, deux grands émotifs mdrr

    Aimé par 1 personne

    • Tu n’imagines même pas, moi je chiale tout le temps devant des films, animés, bouquins, mangas… Peu importe, mes émotions sont à fleur de peau.

      Par contre je n’ai pas regardé l’animé My Hero Academia, mais j’ai regardé cette scène en particulier avant d’écrire l’article, et je l’ai trouvé très réussie. Surtout le coup de l’arrêt sur l’image à la fin lors de la pose du manga, c’était vraiment bien vu.

      Aimé par 1 personne

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