Mon avis sur… Edens Zero T.1 de Hiro Mashima

edens

 

Lorsque je cherchais des avis sur Edens Zero, le nouveau manga de Hiro Mashima, il était compliqué de ne pas tomber sur des comparaisons avec Fairy Tail. Ce qui se comprend évidemment, compte tenu du succès de la précédente série et de la vraisemblable ressemblance entre les deux. Mais me concernant, je ne connais Fairy Tail que de nom, je n’ai jamais vu l’animé ni lu le manga, et je vais donc pouvoir vous proposer un avis personnel sur ces deux premiers tomes totalement vierge et qui ne prendra que le manga pour ce qu’il est, et non en comparaison avec la précédente série de Mashima.

Alors de quoi ça parle ? Le résumé sur le site de l’éditeur est très clair donc je vous le propose ici :

Shiki, jeune garçon un brin sauvage, a toujours vécu entouré de robots sur l’île de Granbell. Son rêve  ? Partir à la découverte de contrées éloignées pour se faire des amis ! Il n’avait jamais vu d’humains jusqu’à sa rencontre avec Rebecca, une “B-Cubeuse” accompagnée de Happy, son chat bleu, venue sur son île afin de faire grimper le nombre de vues sur sa chaîne de vidéos.
Fuyant les robots de Granbell devenus menaçants à bord du vaisseau de la jeune fille, Shiki va découvrir un monde d’aventures au-delà des nuages ! Tantôt traqués par des corsaires de l’espace, tantôt sur les traces d’une entité cosmique, leur voyage ne fait que commencer…

Comme ce résumé ne le montre pas totalement, on se retrouve dans le registre de la science-fiction, même si Mashima aime parler de space fantasy pour rappeler la grande influence de la fantasy sur son style. Mais dès le début, on se retrouve avec un élément classique de la SF puisqu’un prologue de quelques pages présente Shiki encore tout jeune, aux côtés de deux robots. Ils observent les étoiles, et le grand père de Shiki (un robot également) l’invite à découvrir le monde au-delà des étoiles. Au détour d’un dialogue, ce robot dit à Shiki qu’il devra protéger à jamais ceux qui pleurent pour lui. Le petit robot Michael répond qu’il ne peut pas pleurer car il n’a pas de cœur, ce à quoi le grand robot répond que tout le monde a un cœur. Cette réplique semble être le leitmotiv de ce début de série, une idée très classique du shonen, et sera l’élément déclencheur du départ pour l’aventure de Shiki.

 

Si je mets autant en avant ce prologue, c’est parce qu’avec le premier chapitre, ils fonctionnent presque comme une histoire courte potentiellement autonome que j’ai personnellement trouvé de toute beauté. Et par chance, Pika met ce premier chapitre à disposition sur son site, donc n’hésitez pas à le lire avant de continuer car je vais le spoiler par la suite…

Dans ce premier chapitre, la jeune B-Cubeuse (en gros une youtubeuse de l’espace) Rebecca et son chat Happy débarquent à Granbell afin de tourner une vidéo dans ce qui semble être un parc d’attraction de robots. Ils font rapidement la rencontre d’un enfant sauvage nommé Shiki, qui a toujours vécu avec les robots. Mais ces derniers se mettent à ne plus fonctionner correctement et se révoltent. Ils agressent Rebecca et Happy au point de la faire pleurer… Ce qui rappelle à Shiki ce que lui a dit son grand père. De ce fait, il va fracasser tous les robots y compris le big boss robot et prendra finalement la route de l’espace pour vivre la grande aventure aux côtés de Rebecca et Happy.

rebecca

Mais là où ce premier chapitre devient pour moi une vraie pépite, c’est lorsque l’on apprend, une fois les héros partis, que toute cette histoire était une mise en scène des robots pour forcer Shiki à les abandonner et prendre son envol. En effet, les robots se savaient condamnés, mais ils savaient également que Shiki ne les abandonnerait jamais, qu’il tenterait toujours de les réparer et qu’il finirait en définitive par se retrouver seul. Ainsi, peu après son départ, tous les robots finissent par se désactiver, comme s’ils avaient tenu le coup juste pour voir leur ami s’en aller. Et on voit son ami Michael finalement se désactiver comme tous les autres robots, après avoir dit que si c’était pour se sentir aussi seul et ressentir une telle tristesse, il aurait préféré ne pas avoir de cœur.

C’est cette fin douce amère absolument magnifique, qui donne un éclairage nouveau à tout le chapitre qui en fait pour moi une telle réussite. Je trouve qu’il y a tout dans ce chapitre : on introduit efficacement l’univers et les personnages, on crée une figure d’antagoniste (qui se retrouve finalement désamorcé), il y a un affrontement, une belle morale (très shonen, mais ça fonctionne parfaitement sur moi) et finalement, un climax émotionnel lorsque l’on comprend les tenants et aboutissants de ce qui s’est passé, et qui amène en plus une belle réflexion sur les robots.

 

Concernant le reste du tome (parce qu’il reste quand même plus de 100 pages après ce premier chapitre), le rythme s’intensifie déjà et propose d’introduire l’univers, le système de guilde, les pouvoirs de Shiki et l’objectif principal des héros : rencontrer « Mother », la déesse du Cosmos. On en apprendra également davantage sur Happy au détour d’une scène ma foi fort émouvante qui reviendra encore une fois sur ce que sont les robots dans cet univers. On se retrouve dans quelque chose de plus classique que le premier chapitre, mais cela reste malgré tout parfaitement maîtrisé et très agréable à suivre.

Un mot sur la partie graphique, qui est de très grande qualité. Les fans de Fairy Tail seront en terrain connu, le style de Mashima étant très reconnaissable, même pour quelqu’un comme moi qui n’a que feuilleté sa précédente série. On sent qu’on est face à un auteur qui a de longues années d’expérience et qui a eu le temps de parfaire son style. Le character design est classique mais d’une grande efficacité aussi bien du côté des humains que des robots (pour ma part, je trouve Rebecca particulièrement stylée, par contre les cadrages sont souvent fait pour mettre en valeur sa poitrine et ses fesses, ça pourrait en déranger certains…), les décors sont très détaillés rendant l’univers vraiment attirant. En bref, un travail du niveau de ce qu’on est en droit d’attendre d’un auteur ayant une telle expérience.

Pour finir, concernant le travail de Pika sur cette nouvelle série, l’édition est d’excellente qualité. Le papier est assez épais, la jaquette est très belle et fait honneur à la qualité du travail de Mashima. On est dans du classique et efficace !

En résumé, Ce premier tome d’Edens Zero est d’excellente qualité, avec un premier chapitre absolument magnifique qui pourrait presque fonctionner seul comme une très belle histoire courte. Et le reste du volume est également d’un excellent niveau, présentant des personnages certes classiques, mais très sympathiques, un rythme endiablé et un univers séduisant qui ne demande qu’à être exploré. Ayant déjà lu le deuxième tome également excellent (je reviendrai dessus très vite), il est clair que la série commence très bien et me donne très envie de voir ce qu’elle a à nous réserver.

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